Il y a les baignades de Camille, provisoirement échouée sur la péninsule de Bonavista à Terre-Neuve. Les couleurs qui dansent sous ses paupières n’apaisent que pour un instant sa soif de renouveau. En Écosse, un garçon brillant, William, a la plus jolie maman de l’île de Mull. Il arrime ses jeux à la cadence des marées et perce des trous dans les bottes de sa mère pour lui redonner le sourire. Chercheur en biologie marine, Lou a, lui, abandonné son amoureuse bretonne pour rejoindre l’Islande. La lumière rare lui offre là un manteau propice au deuil et aux dérobades du coeur. Et enfin Célia, en Bretagne, à l’aube de ses amours et déjà nostalgique. L’adolescente est attentive aux vibrations subtiles du dehors et au goût de sel sur ses lèvres.
La prémisse de ce livre avait bien peu de choses pour me plaire.
Je dois souligner l’écriture. Je l’ai trouvé très jolie. C’est tout en douceur et en fluidité. Malgré l’ambiance ultra atmosphère, j’ai réussi à terminer le roman assez rapidement sans avoir besoin de me forcer.
C’est un roman d’ambiance où les personnages et les histoires ne sont pas en avant plan.
J’aurais préféré des liens entre chaque petite histoire. J’étais contente qu’il y en a un entre les deux dernières.
Je n’étais pas tant investie. Je vais avoir du mal à me souvenir de chaque histoire. C’était davantage comme regarder un paysage. C’est difficile à expliquer mais c’était beau et ça sentait la mer.
Je pense qu’il existe une grande histoire d’amour entre les romans où rugissent les vents du large et moi. La plume de l’autrice m’a particulièrement envoutée, il y a des pépites de beauté cachées un peu partout dans ce livre. L’histoire de William, en particulier, m’a touchée. Les fils qui relient les quatre parties du roman sont subtils, mais d’une grande puissance évocatrice. Le bleu de l’horizon, le goût du sel marin sur la langue, la migration des poissons, la puissance du vent qui met en péril l’équilibre du corps mais guérit le coeur. Voilà de quoi est fait Atlantique Nord.
4,75/5. Si je n’avais que quelques mots pour décrire cette oeuvre, ce serait une magnificence transcendante (je ne sais même pas si cette combinaison existe, mais j’en assume l’emploi qui me semble décrire parfaitement mon ressenti face à cette oeuvre.) Je me suis laissée frapper par les vagues et bercer par l’écriture absolument sublime. J’ai adoré toutes les petites remarques, les commentaires sur la vie : « Il dit souvent que l’on reste là où l’on rit, que les gens font le lieu. »
L’autrice nous fait voyager sur des territoires complètement étrangers à la littérature québécoise (qui se concentre souvent sur le Québec), avec des personnages différents de ce à quoi je suis habituée. J’ai adoré la narration plutôt enfantine qu’elle donnait à la section sur William, le charme des paysages terre-neuviens alors que tous semblent vouloir quitter après la saison touristique dans la section sur Camille, la beauté de la détresse et de la tempête dans la section sur Lou et les sentiments de découvertes et de confusion de Célia. Bien que la dernière section m’ait un peu fait sortir de la transe dans laquelle j’étais lors de la lecture des autres sections, il n’empêche que cette œuvre a été une véritable découverte pour moi, et que je la garderai longtemps près de mon coeur!
Cela me donne aussi envie de fuir pour me retrouver ; partir à la découverte de paysages marins, la brise salée et le vent me soufflant des réponses…
J’ai eu du mal à m’investir dans cette lecture. Je l’ai recommencé à plusieurs reprises avant d’être finalement dans l’ambiance pour le lire en entier.
Roman contemplatif et poétique. L’accent est davantage mis sur les images que sur les personnages.
Somme toute une belle lecture, douce, qui rappelle des voyages en bord de mer.
J'ai aimé l'écriture de l'autrice, son point de vue particulier sur le monde et ses personnages pleins de nuances. J'ai eu beaucoup de plaisir à la lire et je lirai certainement son prochain roman. Par contre, l'histoire de certains personnages ne m'a pas tellement rejointe. J'aurais aussi aimé un peu plus de continuité entre les différentes parties du roman. Elles ne forment pas tant un roman qu'un ensemble de nouvelles.
La plume est belle, mais il manquait un peu de profondeur aux histoires pour que j’accroche vraiment; pas de profondeur spirituelle, mais de croustillant, d’action.
Il s’agit d’un livre qu’on lit lentement, en prenant le temps de réfléchir. On ne se fait pas porter par une histoire fascinante. Pas un page-turner.
J'ai adoré, l'écriture est magnifique. Mon récit préféré est le deuxième, l'innocence de ce récit ma touché. J'ai maintenant envi de voyager et d'aller voir chaque lieux adressés de mes propres yeux.
Ce livre raconte quatre morceaux de vies dispersés autour de l’Atlantique en Terre-Neuve, Écosse, Islande, et Bretagne. J’ai trouvé qu’il était plutôt bien écrit mais manquait d’intrigue, et je ne voyais pas vraiment de lien entre les quatre histoires sauf un peu à la fin. Ça m’a ralenti dans ma lecture et j’ai dû faire une pause vers les 3/4 du livre.
Malgré cette difficulté à finir le livre j’ai quand même pris du plaisir à le lire, certains passages plus que d’autres. De manière générale les femmes étaient particulièrement bien écrites comme la mère de William, que j’ai trouvé très attachante. J’ai aussi eu une très belle surprise à la fin avec l’histoire de Célia qui était très agréable à lire. J’ai trouvé que le lien entre l’adolescente et sa sœur était évoqué d’une manière naturelle qui m’a touchée (peut être que c’est aussi parce que j’ai une sœur avec un écart d’âge similaire).
Dans l’ensemble je pense que c’est un beau livre mais que sa lecture demande d’être dans un certains mood de lâcher prise comme il n’y a pas de fil conducteur clair entre les quatre parties. Personnellement je préfère quand je sens qu’il y a une réelle trame avec des histoires moins plates.
Comme c’était bon de se plonger dans ces histoires avec comme trame de fond l’Atlantique Nord !
Ma préférée fut la première, celle de Camille. Peut-être juste parce que le personnage porte le même nom que moi…
J’ai plié plusieurs coin de pages tout au long de ma lecture, pour pouvoir relire certains passages.
Dans ce roman, chaque personnage cherche quelque chose sans forcément le trouver. Ça fait du bien de lire leurs histoires et de se rappeler qu’on peut se laisser porter par les vagues, parfois.
"Camille se répète qu'elle n'est pas venue ici pour les hommes, ni pour leurs chairs, ni pour leurs approbations. Elle ne se méfie pas réellement d'eux, mais d'elle-même, de l'effet qu'ils ont sur elle. À plusieurs reprises maintenant, il lui est arrivé de perdre le nord, de perdre un peu d'elle-même, de ne se définir qu'à travers ces hommes, de passage ou d'ancrage. Trop souvent, elle a tenté d'ajuster qui elle est pour se voir dans leurs yeux, dans leurs désirs. Ça prend du temps, se réparer de ça.
Ici, elle veut se voir reflétée dans des yeux de femmes, dans leurs miroirs, leurs exemples. Elle veut apprendre des Mary, des Martha, celles qui vivent seules, qui tiennent la barre et la maison. Elle veut être l'une d'elles, être entière, debout dans le vent.
J'ai choisi ce livre parce que j'avais un intérêt pour les endroits explorés dans ce roman ! Terre-Neuve, Islande, Écosse et Bretagne. Je me disais que ça me ferait voyager et me donner envie de prendre la route! Je ne m'attendais pas à plusieurs nouvelles (différentes histoires par chapitre), ce qui a été une déception pour moi. J'aurais aimé un lien qui relie ses histoires entre elles. J'ai , par ailleurs , beaucoup accroché au personnage de Lou qui cherche des réponses dans la nature. Je me reconnais beaucoup en lui et en Marine qui se fascine pour les fascinés. Ils m'ont vraiment donné la nostalgie d'être témoin du chaos de l'océan. Un livre qu'il faut prendre le temps de lire pour s'imprégner des détails.
Les quatre histoires sont liées par plusieurs choses : l’océan(évidemment), ensuite la lompe, et puis surtout, la solitude et la quête identitaire de chaque personnage.
Un concept tout en simplicité, qui permet aux lecteur.rice.s de voyager autour de l’Atlantique Nord par différent points de vue.
Et les poèmes à la fin des trois premières histoires m’ont VRAIMENT plu! Je me demande pourquoi l’autrice n’a pas conclu l’histoire avec un quatrième fragment poétique ; ça aurait continué le rythme, donné une symétrie entre les quatre histoires et ça nous aurait laissé sur une note d’ouverture éclatée que j’aurais trouvé géniale!
Au premier abord, on pourrait être tenté de dire qu'il ne se passe pas grand chose dans ce roman. Mais ce serait faux. C'est plutôt l'expression de la vie qui grouille lorsqu'on ne regarde pas, séparée en quatres parties qui suivent un personnage différent.
"Elle se dit que toute boisson est bien meilleure quand on la boit au soleil, allongé, en ignorant toute responsabilité."
J’ai aimé l’histoire de Camille et celle de Lou, un peu moins celle de Celia et pas vraiment les aventures de William. Dans tous les cas les fins sont ouvertes, mais un peu trop ; il y a ce qu’on veut bien imaginer nous-mêmes mais il y a aussi une odeur d’inachevé qui se mêle à la mer.
Roman dans lequel l'histoire des personnages est plutôt banale ou secondaire, mais c'est surtout l'ambiance de l'océan qui en ressort. Ça montre la vie de 3 personnes qui vivent au bord de l'océan pour différentes raisons. L'écriture était belle et subtile.
J'avais vraiment hâte à cette lecture: les thèmes m’attiraient – l’océan, le voyage, l'aventure – mais j’ai été déçue. Je ne m’attendais pas à ce que le livre soit composé de quatre nouvelles indépendantes, sans fil conducteur ni intrigue.