«Débris» est la première pièce du dramaturge britannique, créée en 2003 à Londres. Le jour de ses seize ans, Michael prend la fuite et tombe sur un enfant dans un tas d'ordures. Il le nourrit de son sang et l'appelle Débris. Son histoire se mêle à celle de sa soeur qui relate d'autres drames familiaux. «Après la fin» est un huis-clos dans un abri anti-atomique, où Louise et Mark n'ont que de quoi survivre pour quelques jours. Proche de l'asphyxie.
THEATRE INCLUDES: Debris (Theatre503/BAC); Osama the Hero (Hampstead); After the End (Paines Plough/Traverse/The Bush/UK and international tour); Love and Money (Young Vic/Royal Exchange); Taking Care of Baby (Hampstead/Birmingham Rep); Orphans (Paines Plough/Traverse/Birmingham Rep/Soho). Plays for young people include: DNA (National Theatre) and Our Teacher is a Troll (National Theatre of Scotland). He also co-wrote the comedy series Pulling (BBC3) and wrote and created Utopia (Channel 4).
His plays have been performed in over thirty countries worldwide and translated into twenty languages.
Le rythme tendu et crispant et assoiffant est parfaitement maîtrisé dans la pièce "Après la fin", et la thématique de la violence, de la terreur masculine - à la fois d'être et d'infliger cet être - à la question de ce qu'on est ensuite - à la fois se saisir et faire de se saisir -, est plutôt bien traitée. L'aspect très contemporain des références avec la culture incel geek donne une vraisemblance désarmante à la situation narrative. L'écriture de l'incel est précise. On le déteste vite et ça reste. "Débris" m'a plu, mais c'est une obscurité difficile à décortiquer. On sent à quel point l'écriture a été une épreuve de force pour l'auteur. L'ambiance dégoulinante, très organique et décomposée, où se mêle la chair à la saleté, est très intéressante. Mais le rythme m'a moins séduit.