Depuis que Nâzik Al Malâïka et Badr Chakir Al Sayyab ont cherché, à la fin des années quarante, à libérer le poème des chaînes artificielles imposées par la prosodie traditionnelle, la poésie arabe a connu quelques années plus tard avec la revue de Youssef El Khal, Sh'ir , des expériences singulières et fortes qui, en rencontrant la modernité occidentale, ont donné à l'émancipation poétique tout son sens. Dans son sillage de nouvelles générations de poètes ne cessent d'affirmer leur volonté d'ouvrir grandes les portes à la révolte et à l'expérimentation.
Poésie 1 / Vagabondages , dans ce numéro de septembre, consacre un dossier, coordonné par le poète irakien Abdul Kader El Janabi, à des poètes qui chaque jour font entendre la musicalité de leur temps transformant une langue imprégnée des codes patriarcaux en un langage à la puissance germinative à portée de tous. Parmi eux Paul Chaoul, Abbas Beydoun, Bassam Hajjar, Sargon Boulus, Chawqi Bzeih, Safaa Fathy, Mohammed Ghozzi, Hassan Najmi, Hilmy Salem, Mohammed Faqih Saleh, Mohammed Bennis, Zakeryyia Mohamed, Fatma Qandil, Abdelmoniem Ramadan, Mouayed Al-Rawi, Samuel Shimon, et Abdo Wazen.