J’aime beaucoup Benoit Roberge le chroniqueur et scénariste, il me fait beaucoup rire et j’ai eu beaucoup de plaisir, il y a quelques années, à visionner ses capsules web Le cas Roberge. J’étais curieuse de lire ce qui pouvait bien se cacher dans la tête de ce spécimen rare et comment il réussirait à traduire tout ça sous forme de roman. Eh bien, Benoit Roberge a été à la hauteur de sa réputation! Éparpillé, le roman porte très bien son nom! Et à l’image de son auteur, l’histoire est un fouillis bien ordonné. Des passages jouissifs (j’ai noté des chapitres entiers - très courts il faut dire), du grand n’importe quoi parfois, mais dans la continuité tout de même. Et je crois bien que c’est l’effet recherché. On ne parle pas ici de grande littérature mais de plaisir de lecture, simplement. Le style très imagé, qui lui vient surement de son expérience de scénariste, m’a charmé. Les chapitres courts, les phrases toutes aussi courtes, les énumérations donnent un rythme intéressant au récit. C’est coquin, léger. Une belle lecture.