Depuis quelques années, Zerocalcare est débordé par son succès, au point de ne plus avoir le temps de voir ses amis. Contre toute attente, il les retrouve au mariage de Sanglier. Leur situation n'a pas tellement évolué : ses amis rêvent toujours d'une carrière à laquelle ils devront renoncer, d'enfants qu'ils ne pourront pas avoir et, pour ceux qui en ont, l'avenir demeure tout aussi incertain. Zerocalcalre rend compte des problèmes rencontrés par toute une génération, celle des plus de trente ans, qui se trouvent confrontés tous les jours aux nuances les plus diverses de la précarité de l'existence. Des incertitudes qui se manifestent dans le milieu du travail aussi bien que dans les rapports amicaux ou amoureux, et qui s'incarnent ici sous la forme de monstres terriblement familiers : Arnath, le démon du sentiment de l'irréversible, ou encore Grandméchantibuth, le démon de l'attente impuissante pour ne citer qu'eux. Une lueur d'espoir cependant pour le groupe : un appel à projets auquel ils ont participé pour obtenir des subventions. Une réponse qui permettra aux personnalités de chacun d'évoluer. Avec la conviction que, s'il est impossible de contrer les difficultés sociales, la force des liens amicaux et familiaux permet de les affronter.
Zerocalcare sul finire del 2011 ha quasi 28 anni e per un sacco di tempo ha fatto soprattutto fumettacci sulle fanzine fotocopiate e locandine per concerti punk hardcore. Oltre ad un numero sterminato di autoproduzioni nel circuito dei centri sociali, ha collaborato anche con il quotidiano "Liberazione" (pagina delle illustrazioni, ormai chiusa), il settimanale "Carta" (chiuso), i mensili "XL" di Repubblica (spazio Italian underground, chiuso) e "Canemucco" (chiuso) e la divisione online della DC comics, Zuda.com (chiusa). Tra le collaborazioni che non è riuscito a far chiudere c’è il settimanale "Internazionale", l’annuale antologia del fumetto indipendente "Sherwood Comix", la "Smemoranda" e frescafresca pure la rivista "Mamma!".
Alla fine del 2011 ha dato alle stampe il suo primo libro, “La profezia dell’armadillo”, autoprodotto sì, ma da Makkox.
A ottobre 2012 è uscito il secondo, “Un polpo alla gola“, edito da Bao Publishing.
« Puis il y a ceux qui arrivent à repousser encore un peu le moment du bilan, parce qu’ils ont trouvé des choses qui les aident à tenir… et tous ceux qui doivent faire avec leur vie, et cohabiter avec un gps qui recalcule un trajet différent de celui qu’ils avaient imaginé. Non, être entouré ne t’aide pas à trouver le boulot de tes rêves, à dégoter un revenu ou à mettre au monde un enfant. Mais ça te donne une raison de plus de ne pas baisser les bras. » Quelle claque je viens de me prendre. Comme à son habitude, Zerocalcare tape dans le mille. La justesse de son œuvre m’a saisie : j’ai souri, j’ai pleuré, j’ai posé le livre pour cogiter. On est submergés par une tornade d’émotions, d’empathie, on s’identifie et on identifie ses proches. Nous suivons les personnages déjà connus dans les précédentes œuvres avec leurs questionnements, au sein d’une vie d’adulte qui n’est jamais telle qu’on a pu se la figurer. On aborde les boulots qui usent, la précarité, le désir (ou non) d’enfant, l’engagement militant, la fatigue, et beaucoup d’autres sujets plus subtilement. L’auteur utilise toujours bon nombre de métaphores très à propos qui viennent tour à tour rouvrir des cicatrices ou les panser. On notera le dessin plus propre qu’avant, qui se professionnalise, certaines illustrations sont saisissantes. C’est beau, merci Zero de remuer tout ça en nous. C’est un livre que je vais relire à peine terminé.
Come sempre succede con Zerocalcare leggo tutto d'un fiato, assaporando ogni parola e ogni disegno. Qui il dramma del "cosa farò da grande?" si delinea per tutti gli amici della compagnia, tutti alle prese con i sogni e con la realtà, tra speranze e disillusione. Ha il pregio come sempre di raccontare senza retorica la realtà.