Samira Bellil est une rescapée. Adolescente, elle a été victime de plusieurs viols collectifs que l'on nomme aujourd'hui des "tournantes". Rongée par la culpabilité et le dégoût, détruite par l'ostracisme de sa famille et les rumeurs dans son quartier, elle se réfugie dans la drogue et l'alcool.Son témoignage coup de poing dévoile la violence sexuelle qui s'est instituée et banalisée dans des cités et des banlieues où tout se réduit à des rapports de forces et de domination. Dans un tel environnement, la torture que subissent les filles est non seulement physique mais également morale : réputation brisée, honte et humiliation sont leur lot quotidien.Ce livre, qui intervient au terme d'une longue thérapie, est pour elle le moyen de laisser une trace de son histoire et de venir en aide à ses "frangines", victimes, comme elle, du pire des crimes. Pour briser la loi du silence.
Bellil was born to Algerian parents in Algiers, but her family migrated to France and settled in the Parisian suburb of Seine-Saint-Denis. Her father was jailed almost immediately and she was fostered by a family in Belgium for five years, before being called back to her parents .
As a teenager Bellil rebelled against the traditional constraints of her community and wanted to live freely as a young French woman.
Samira was first gang-raped when she was 14, by a gang led by someone she knew. They beat her viciously and raped her all night. A month later, one of the most violent attackers in the gang followed her and dragged her off a train by her hair, while other passengers looked the other way. She was then brutally raped by him again.
She did not report her rapes until two friends told her that the same gang had sexually assaulted them too. Samira decided to appeal to the French legal system to prosecute her attackers. In the end, the gang members were sentenced to eight years in prison.
Bellil's parents, who believed they were shamed by her presence, expelled her from her house. "People outside the community don't know," Bellil has written. "And everyone in the community knows, but they won't say anything."[citation needed]
Eventually, she found a psychologist who helped her. She had years of therapy, and describes how she decided to write her book to show other young women gang-rape victims that there was a way out. "It's long and it's difficult, but it's possible," she wrote in the dedication - to "my sisters in trouble". She used her real name and put her photo on the cover.
She died on 7 September 2004 of stomach cancer in Paris. She was 31.
quelle vie… j’ai appris que Samira Bellil est décédée en 2004 peu après avoir la publication de ce livre 🥲 son courage et son désir de parler touchent encore des gens 20 ans plus tard et j’espère de tout mon cœur qu’elle est en paix
Un livre qui dépeint les conséquences de multiples maltraitances, de viols, de non amour familial, non écoute. La vie de Samira est parsemée d'échecs, de malheurs, de douleurs... Elle a vécu dans une cité. Comment se trouve-t-elle mêlée à tout ça? Comment va-t-elle s'en sortir?
J'ai dévoré ce livre qui crache l'incompréhension, la douleur. Ce livre est douloureux à lire, triste, horrible, inhumain... Grâce à ce livre, on en apprend sur les mentalités, les conditions de vie, la culture, comment est-ce qu'on devient agressif et pourquoi. La 2ieme partie du livre est moins dure à lire. Malgré ses nombreuses déceptions, elle garde en elle, ses rêves et une rage folle de comprendre ce qui lui arrive. En prenant la décision de s'aider, elle s'ouvre des portes vers un avenir plus positif. Un livre poignant et profondément touchant.
I just finished this most powerful book and then came here and found out that tragically Samira Belil died tragically soon after publishing her magnum opus. This book was often painful to read as she paid a unbelievable price, just for being a young girl and wanting to have some fun. The misogyny and brutality she experienced is shocking. it's a wonder that she was able to accomplish all that she did. I only wish that her attackers would read this book.
j’ai pris ÉNORMÉMENT de temps à finir ce livre parce que déjà j’étais en période d’examen mais je pense que sans j’aurais pris le temps à le finir. C’est l’un des livres les plus dures que j’ai lu, lire ce que cette femme a vécue, la manière dont elle à traité après et comment ça a impacté le reste de sa vie a été très dure.
« Toutes prêtes et décidées à relever la tête pour ne plus accepter de vivre avec un soleil noir au-dessus de nous. Toutes prêtes et décidées à essayer d’arrêter la gangrène de souffrance qui ronge nos quartiers et nous enferme dans un ghetto mental. »
Déchirant mais nécessaire et salvateur. Livre à lire pour toutes les jeunes femmes qui se sentent en danger dans leur cité. Mais également à tous les hommes qui participent à ce massacre. Lisez et osez encore toucher aux femmes qui souffrent des violences que vous leur faite subir. Apprenez à comprendre que des vies sont en jeux. Que l’autrice repose en paix, aujourd’hui, elle m’a apporté tellement.
C’était à la fois bouleversant et édifiant. Il s’agit là d’un cri du cœur d’une femme qui s’est plus battue qu’elle n’a vécu : sa vie est une somme de combats.
« Tout doucement, je meurs par le regard que l’on ne me donne pas. » illustre parfaitement combien elle a été seule, toisée et négligée par les siens, abandonnée par une société toute entière. Ce livre met en lumière l’incompétence de notre système qui, aujourd’hui encore, tristement, ne s’occupe pas assez de ses victimes.
J’ai ressenti du plus profond de moi que ces mots déposés sur ces quelques pages jaillissent en fait d’une plaie qui n’a jamais cicatrisée chez Samira Bellil, une plaie qui a aspiré son être tout entier, dans l’indifférence totale… Et elle a quand même eu la générosité de nous les confier, pour sa propre guérison mais aussi pour une prise de conscience des problèmes ardemment ancrés dans notre société.
This book starts out incredibly powerfully, as we learn of young Samira's hellacious youth, her battles just to survive in the Parisian ghetto. She has an unhappy home life(abusive dad, uncaring mom) and finds herself practically living on the streets. She falls in with a bad crowd, winds up brutally raped(on multiple occasions), and her life begins an unstoppable spiral towards Hell on earth. You will have a hard time not feeling sympathetic for young Samira, who can't seem to catch a break and lives a life of constant fear, pain and misery. But as she begins to age(I can't say grow up, as she remains stuck in tortured adolescence for most of her existence), she continues on with a catastrophic series of choices, putting herself in one no win situation after another, and she becomes less endearing, more frustrating. I get that rape leaves it's mark and affects everything about you, but Samira repeats her mistakes at nauseum, getting hooked on drugs, sleeping with anyone who will have her,running around the streets with hoodlums, pushing away anyone who might actually care, quitting every job, beating up any girl who looks at her wrong. The title is only half accurate-Samira definitely found Hell on earth, but to say she ever made it back is quite a stretch. She never wins her battle with drugs, she never finds inner peace, she never truly loves anyone(including herself). The story rings true, and has it's moments, but the last half is simply a depressing and redundant mishmash of Samira trying to get straightened out, yet failing.
Un livre extrêmement poignant. Je viens d'apprendre que Samira est décédée et ça m'attriste beaucoup. Elle a eu une vie terrible qui ne mérite pas un cancer comme dénouement. J'ai aimé ce livre parce qu'il m'a apprit énormément de choses. Je ne connais pas le fonctionnement des "cités" et ce tableau m'effraie. Je suis consciente que tout le monde n'est pas aussi horrible et sadique que K. et ses potes mais savoir qu'une telle horreur peut être présente me révolte. Les réputations sont cruelles et détruisent. Tout le monde peut être victime de ces étiquettes indélébiles qui ne s'effacent pas malgré tous les efforts qu'on peut fournir. C'est une plume triste et brulante de vérité qui nous est offerte et c'est terrible. Je souhaite tout mon courage aux victime quelle qu'elles soient.
Un livre qui m’a bouleversé. L’histoire de Samira est horriblement dérangeante mais poignante. Une lecture difficile pour une femme à la vie tranquille. On se retrouve face à la violence, l’horreur et l’impuissance, on a envie d’entrer dans son histoire et de distribuer des claques aux personnes qui ont fait de son cauchemar un enfer au lieu s’ouvrir les yeux sur sa souffrance. Son combat et sa réussite m’a arraché des larmes en lisant son dernier chapitre et la postface écrite par Samira.
Hartverscheurend verhaal waarin een jonge meid een ongelooflijk doorzettingsvermogen en vechtlust toont in confrontatie met vele situaties waarin onrecht hoogtij viert. Bewonderenswaardig hoe Samira blijft geloven in het leven en streeft naar geluk. Ik wou dat ik half zoveel moed & levenslust bezat als zij. Aanrader!
I did not put this book down until it was finished. Very strong story with a lot of ups and downs. I had the feeling I was reading her diary and that's why I liked it so much.
Avis de lecture – Dans l’enfer des tournantes de Samira Bellil
Dans l’enfer des tournantes est un récit autobiographique bouleversant écrit par Samira Bellil, une femme rescapée des violences sexuelles qu’elle a subies dans sa jeunesse. Ce livre raconte l’horreur des tournantes, ces viols collectifs perpétrés dans certaines cités, et la descente aux enfers que Samira a vécue : la culpabilité, le dégoût de soi, les rumeurs destructrices dans le quartier, l’isolement, la drogue, l’alcool… Elle nous partage son vécu sans filtre, avec une grande sincérité.
Ce témoignage m’a profondément touchée. C’est un énorme coup de cœur. J’ai pu me reconnaître dans beaucoup de passages, et je pense que c’est le cas pour beaucoup de femmes maghrébines. Car au-delà de parler du viol et des tournantes, Samira aborde plein d’autres sujets très forts et universels.
Elle parle de la banlieue, de l’identité féminine maghrébine, du poids de la réputation, du harcèlement, des relations d’amitié à l’adolescence, des services sociaux, des maisons d’accueil, des traumatismes familiaux, des violences psychologiques… Elle raconte tout ce qu’elle a vécu avec une force et une lucidité incroyables. On a tous, à un moment ou à un autre, un bout de Samira en nous. Sa souffrance est collective, elle résonne avec celle de beaucoup d’entre nous.
Ce qui est aussi très fort dans ce livre, c’est le cheminement vers la reconstruction. Malgré l’enfer, malgré toutes les épreuves, Samira parvient à se relever. Elle devient une voix pour toutes celles qui n’ont pas pu parler. Elle brise la loi du silence. Son courage force le respect.
Le style d’écriture est accessible : ni trop soutenu, ni trop familier, juste ce qu’il faut pour nous faire ressentir les émotions, pour nous plonger dans son quotidien, pour nous faire grandir avec elle au fil des pages. On comprend son monde, sa douleur, mais aussi sa résilience.
Ce livre est bien plus qu’un témoignage, c’est un cri, une révolte, une lumière pour toutes celles qui ont été brisées mais qui refusent de rester à terre. Une lecture inoubliable, douloureuse mais nécessaire, que je recommande à tout le monde.
Quels mots pourraient décrire l’état dans lequel on finit après la lecture de ce témoignage ? Quels mots seraient assez forts pour décrire l’impactante lecture qu’est « dans l’enfer des tournantes » ?
Victime de v!ols collectifs, Samira Bellil a vécu 13 ans d’enfer et de torture morale/physique avant d’enfin pouvoir obtenir justice. Elle s’est battue durant de très longues années pour retrouver sa dignité, reconstruire son image, obtenir un bel avenir qu’elle espérait tant. Tout cela puisqu’on lui a tout volé un jour de ses 14 ans.
Cette (re)lecture fut très compliquée mais elle fut aussi nécessaire. Samira voulait écrire un livre influent. Qui marquerait les esprits. Qui ne laisserait pas son lecteur de marbre. Et bien, c’est réussi ! Du début à la fin, le lecteur est frappé par la puissance des mots choisis par l’autrice. Chaque émotion véhiculée est ressentie de manière décuplée. Pourtant, elle ne fait aucun effort dans sa façon d’écrire. Elle écrit comme si elle parlait à ses amis. Et je trouve que c’est ça qui fait tout le boulot. Aucun filtre. Aucune retenue. On prend tout en pleine face et de manière brute. Comme elle l’avait souhaité en écrivant ce témoignage.
Le coeur qui se serre quand on pense au fait qu’elle n’aura connu que quelques années de répit et bonheur avant de décéd€r. Ce livre est tout ce qu’il reste d’elle et c’est pour quoi, il faut continuer d’en parler.
Citaat : Review : Samira Bellil heeft met dit boek een onderwerp aangeraakt waar noch de overheid noch justitie noch de welzijnssector goed raad mee weten. Ontsnapt uit de hel is een autobiografisch verhaal van een slachtoffer van een groepsverkrachting gepleegd door allochtone jongens. De slachtoffers zijn vaak allochtone meisjes die niet strikt volgens de opgelegde cultuur leven en zich alleen 's avonds buitenshuis durven begeven en geen grote broer hebben om zich te beschermen. Het is meestal het slachtoffer van deze verkrachtingen dat met alle schuld opgezadeld wordt terwijl de daders vrijuit gaan en zelfs aan achting bij hun gemeenschapsgenoten winnen.
Dit boek heeft overal tot nadenken aangespoord. Het is zeker geen oproep tot xenofobie maar wel een kreet om hulp om laksheid en onverschilligheid tegenover bepaalde bevolkingsgroepen uit de weg te ruimen. Het geeft ons ook andermaal duidelijk aan hoe minachtend er vanuit een patriarchaal denken met vrouwen en vrouwelijkheid op zich wordt omgegaan.
Un témoignage d’une des victimes des tournantes dans les quartiers. elle déclare elle même dans son livre que cet ouvrage est sa guérison, un parcours semé d’embûches et de du verses trahisons qui ont rendu sa guérison plus impossible : parents, amis, avocat, système judiciaire français et étranger…
Quelques citations : « On fait comme si je n’existais pas, comme si rien ne s’était passé. Tout doucement, je meurs par le regard que l’on ne me donne pas. » « Chez moi, on me reproche de ne pas être effondrée. […] je me pose des questions : peut être suis-je un monstre d’indifférence ? Je ne sais pas encore qu’étouffer ma douleur est la seule protection possible. » « « La banlieue, c’est le monde du tout ou rien, du pire et du meilleur. »
« j’ai vingt ans et je merde. j’essaye de donner le change, de faire comme tout le monde, de me fondre dans la masse. je n’y parviens pas. on m’a dit d’avancer, j’avance. j’avance dans cette jungle qu’est la vie. j’avance sans savoir pourquoi, j’avance sans but et sans envie. (…) je fournis un énorme effort pour entrer dans cette mascarade. je joue des rôles, mais je ne suis pas moi. je mets le paquet pour m’intéresser à ce que je fais, mais mon mal-être revient toujours au galop. c’est un grand cercle vicieux qui m’emprisonne et dans lequel je me cogne sans cesse. »
At once unimaginably horrific, particularly for the young women of les banlieues, and heroic, because of Ballil's surviving, unbreaking spirit. She is one in a million. Ballil tells her story of growing in up in the Paris ghetto with painstaking honesty, without judgement, and with a superhuman capacity for understanding the injustices of the world and the people in it. This book should be required reading for all French citizens who assume they know all there is to know about les balieues and the people who live there without having given it much thought at all.
bouleversant et nécessaire, dans l'enfer ses tournantes est un témoignage poignant de samira bellil qui raconte son parcours, et les multiples viols qui ont marqués son adolescence. samira est franche, et elle raconte son histoire comme si elle parlait à une copine, ce qui rend son témoignage d'autant plus réel. ce livre est dur à lire, mais pour autant on ne peut pas en décrocher ses yeux. j'aurai aimé pouvoir exprimer ma gratitude à l'autrice de libérer sa parole sur ce sujet à une époque encore si difficile, mais ce n'est malheureusement plus possible. à lire.
3.5 ⭐️ "Han pasado nueve años y fue ayer: sigue tan crudo como siempre dentro de mí. K. ha terminado de pagar. Hace tres años que está libre. Ha "saldado su deuda" con la sociedad. Yo sigo pagando. Esa es la justicia tal y como yo la conozco. Me lo han quitado todo: mi despreocupación, mi alegría de vivir, mi humanidad. Sólo me quedan lágrimas y pensamientos morbosos para acompañar cada momento de mi vida."
Certainement pas une lecture facile, certainement un effort récompensé. La difficulté n'étant pas dans l'excès de style mais bien dans le fond de l'autobiographie, dans la vie de cette femme qui m'a remuée les entrailles et l'âme. J'ai adoré son verbe, sa sincérité, l'amour que nécessite un tel témoignage. Je le ferais lire à l'école, si ça ne tenait qu'à moi. (Samira Bellil est décédée depuis, que vive son oeuvre et se transmette son énergie vitale.)
jsp comment noter + plus jamais je lis un livre pcq il a pas de page wikipédia alors que le titre c'est ça je viens de me gâcher la soirée toute seule mais! j'ai contribué à la connaissance de tous... au prix de ma santé mentale... le fait que l'autrice soit décédée à peine 2 ans après c'est vraiment pour m'achever d'un pdv stylistique j'ai été un peu dérangée par la préface mais bon c'est daté aussi donc i guess c'est ok et anyway qui peut critiquer
Un récit très dur mais nécessaire. Quel courage et quelle force… Malgré son utilité publique, ce livre ne peut pas forcément être lu par tout le monde, les thématiques abordées étant choquantes. C’est intéressant de voir comme le foyer dans lequel un enfant grandi peut impacter son avenir, sa vision et sa confiance en soi…
Ce livre est une nécessité, c'est un témoignage bouleversant qui doit être lu et entendu. Il évoque une réalité encore présente à l'heure actuelle et qu'il faut à tout prix vaincre.
Hormis le mouvement qu’a représenté Ni putes ni soumises à l’époque, Dans l’enfer des tournantes est l’un des rares livres que j’ai trouvés qui aborde frontalement le fléau qu'à été des tournantes et, plus largement, la violence que subissaient (subissent toujours ?) les femmes de cité (ou quartiers, c’est la même). Violence qui se traduit par une injonction constante à se masculiniser, à se montrer invulnérables, souvent agressives et bagarreuses, à se cacher ou à s’enfermer pour préserver leur réputation et ne pas passer pour des p*tes (oui, il y a du vécu).
L’héroïne de cette histoire, Samira, est, en langage de quartier, une petite bourgeoise (elle vit dans un immeuble privé à côté des HLM), mais a le malheur d’être une beurette (pas péjoratif à l’époque) qui sort avec un des caïds du quartier. Sa descente aux enfers est le reflet de la defaillance des pouvoirs publics, des limites des travailleurs sociaux et associatifs, et de l’omerta existant en cité. Une omerta qui stigmatise les femmes victimes de tournantes, coupables d’avoir eu le malheur de s’être “données” à leur copain et, par conséquent, rendues “accessibles” aux siens.
Attention, pas d’amalgame : les hommes de cité ne sont heureusement pas tous des violeurs (loin de là), et les viols collectifs ne sont pas l’apanage des seuls quartiers… Mais force est de constater que la misère sociale dans laquelle on les parque, associée à une éducation sexuelle taboue — pour des raisons culturelles et/ou religieuses —, à base de films X pleins de male gaze, peut transformer ces victimes du système en véritables bourreaux. Seulement, l’actualité étant à la dénonciation des violences policières, principalement commises sur des hommes racisés, il faut se taire pour éviter (à juste titre) la stigmatisation de ces jeunes hommes et ne pas dévoyer la cause contre le racisme institutionnalisé.
Un combat mené par des hommes racisés (noirs et arabes), car tous concernés, et des femmes, pour la plupart non issues des quartiers, pensant que le fait d’être racisées leur fait vivre les mêmes expériences que celles des filles des HLM (dans la dénonciation de l’hégémonie du féminisme blanc-bourgeois, on omet souvent le mot “bourgeois”).
Bref, un bouquin cathartique, pas confortable, mais nécessaire pour conscientiser des réalités qu’on préfère souvent taire.