Dans ces nouvelles qui passent du récit au conte ou à la fable, on retrouve les thèmes chers à l’ l’école, le monde paysan, les animaux (domestiques et sauvages), l’inquiétude des mères dont les fils ont émigré, les amours de jeunesse (rêvées plus que consommées), la vieillesse, la vie et la mort. Si Giovanni Orelli les a publiées à 86 ans, sa verve insoumise n’en est pas moins accentuée. Une imagination débordante, soutenue par une ironie pleine de vie et jamais résignée, ne fait de concessions à rien ni à personne.Corollaire presque rabelaisien de cette veine, un enchevêtrement des langues et des langages – italien standard, dialecte tessinois, citations latines, citations grecques, etc. – qui est à son apogée dans la septième nouvelle, où l’instituteur d’un village isolé des Alpes s’adonne à des expérimentations poétiques dignes de l’Oulipo.Ces jeux côtoient une culture catholique omniprésente au même titre que les références à la culture classique polythéiste. Un mélange irrésistible, porté par un regard critique et érudit qui ne fait jamais défaut. Publié avec le soutien de Pro Helvetia, Fondation suisse pour la culture
Giovanni Orelli (Bedretto, 30 ottobre 1928 – Lugano, 3 dicembre 2016) è stato uno scrittore e poeta svizzero in italiano e dialetto bedrettese. Studiò a Zurigo e alla Cattolica di Milano, dove ottenne la laurea in filologia medioevale e umanistica con Giuseppe Billanovich. Trascorse gran parte della sua vita a Lugano, dove - fino all'età del pensionamento - fu professore nel locale liceo cantonale. La sua carriera letteraria iniziò nel 1965 con il romanzo L'anno della valanga (Premio Veillon). Nel 1972, con il romanzo La festa del ringraziamento, Orelli fu insignito del Premio Schiller. Nel 1997 ottenne il premio Gottfried Keller per l'insieme della sua opera. Il 17 maggio 2012 a Soletta la Fondazione Schiller gli conferì, assieme a Peter Bichsel, il massimo premio letterario svizzero, il Gran Premio Schiller, per l'insieme della sua produzione letteraria.