Nous sommes en 2047. L’Effondrement de la civilisation industrielle, provoqué par une crise climatique globale, a eu lieu 12 ans plus tôt. Cette catastrophe avait pourtant été prédite par des milliers de scientifiques et, au tournant des années 2020, par des millions d’élèves du Mouvement des jeunes pour le climat.... Remontant le fil du temps, ce manuel d’histoire conçu pour le programme scolaire de l’année 2047-2048 présente les nombreuses révoltes d’élèves qui ont eu lieu dans le monde avant l’Effondrement. Manifestations, grèves, occupations d’établissements scolaires... Depuis le début du XXe siècle, des millions de jeunes des écoles secondaires et des lycées ont eu le courage de dénoncer, parfois au péril de leur vie, des injustices telles que la ségrégation raciale aux États-Unis, les agressions sexuelles en Inde, les inégalités sociales au Chili, la dictature en Haïti, l’occupation de la Palestine, la répression de la diversité de genre et sexuelle au Canada ou l’inaction climatique aux quatre coins du globe.. Ce manuel scolaire à l’esthétique rétro nous rappelle que, contrairement à ce qu’on enseignait aux élèves dans les écoles avant l’Effondrement, il existe différentes façons de pratiquer la démocratie. Et surtout, qu’il n’y a pas d’âge pour se défendre et se mobiliser au nom de la liberté, de l’égalité, de la justice et de la solidarité!
Francis Dupuis-Déri est professeur de science politique à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Spécialiste des idées politiques et des mouvements sociaux, il est l’auteur de nombreux ouvrages.
Intéressant, sympathique et interroge sur la façon dont se fait l’éducation d’aujourd’hui (même si ici le regard est québécois car les auteurices viennent du Québec et parlent surtout de cette perspective américaine)
Je ne sais pas si l’avant propos / la prémisse est nécessaire, mais une fois acclimaté, j’ai pleinement apprécié l’œuvre, et j’espère que ma jeunesse saura l’apprécier aussi
3.5 Format manuel scolaire intéressant. J'aurais pris plus de capsules diverses et d'exercices pour vraiment rendre justice à l'idée. L'album commence avec une trame narrative (L'Effondrement de 2047-2048) qui est par la suite peu exploitée. Ça m'a un peu laissé sur ma faim. Plusieurs vignettes documentaires hyper instructives et pertinentes. Une touche d'éditorial bien placée.
Une belle idée qu’est de rendre concret ce manuel scolaire fictif posteffondrement – de l’« Après », –, afin de parler d’éducation, bien sûr, mais aussi de l’engagement et de la culture militante chez les jeunes. Ça illustre non seulement que les modèles d’éducation, à travers le temps et les espaces, sont variés et propices aux cultures qui les voient se développer de façon intrinsèque, mais que la jeunesse a de tout temps eu ce potentiel de mobilisation et ce pouvoir d’agir, que ce soit nourri par l’espérance ou la détresse.
L’approche est originale et les illustrations sont magnifiques. Ce sont deux têtes pensantes et bien engagées qui se sont réunies pour offrir une contribution intéressante et accessible sur le sujet, et c’est plutôt réussi.
J'ai trouvé la trame narrative de l'Effondrement trop peu exploitée. Chapeau pour le travail de recherche qui revient beaucoup aux auxiliaires de recherche de l'UQAM, remerciés en fin de BD. Ce que je déplore, c'est que la BD recense, sur une centaine de pages, près de 70 figures existantes (avec notices bibliographiques) qui ont été reprises sous le trait d'Emanuelle Dufour.
J'aurais aimé y voir plus de nouveautés, d'illustrations créées de toutes pièces et que les auteurs nous proposent la séquence narrative de 2025 à 2048. Ç'aurait été un ajout fort intéressant à ce travail documentaire acharné.
3.5 Le concept était vraiment intéressant, l'information pertinente et recherchée, tout le visuel de l'ouvrage épatant, mais on dirait que, comme plusieurs le soulignent, ça n'a pas réussi à rejoindre les attentes que je m'en faisais, voilà pourquoi je suis un peu déçue de ma lecture. J'aurais aimé mieux me plonger dans le après l'Effondrement au lieu que ce ne soit qu'un élément contextuel de l'oeuvre. Je pense que j'aurais apprécié davantage cette lecture si je l'avais partagée avec quelqu'un, si j'avais pris le temps de l'analyser un peu plus.