Après le best-seller Une bête au paradis, prix littéraire Le Monde 2019
C'est un mariage arrangé comme il en existait tant au XIXe siècle. Désormais loin de sa famille, Aimée apprend la solitude des longues journées de silence. Sa vie bascule lorsqu'elle découvre le secret que cache Candre, son mari, à propos de la mort de sa première épouse. Aimée se retrouve seule en sa demeure, perdue dans la forêt. Tout devient menaçant : les murs hantés, les cris d'oiseaux la nuit, l'emprise d'Henria, la servante. Jusqu'au jour où apparaît Émeline... Le domaine se transforme alors en un théâtre de non-dits, de désirs et de secrets enchâssés. Après le triomphe de Une bête au Paradis, le huitième roman de Cécile Coulon, romancière prodige, est un thriller sensuel et envoûtant, qui nous obsède jusqu'à la dernière page.
" Un thriller sur l'amour et le désir. " François Busnel " Brillant et surprenant ! " Lire
Cécile Coulon est née en 1990. Après des études en hypokhâgne et khâgne à Clermont-Ferrand, elle entre à l’Université en Lettres Modernes.
Son premier roman Le voleur de vie et son recueil de nouvelles Sauvages ont paru aux Éditions Revoir.
Outre son goût prononcé pour la littérature, de Steinbeck à Maupin en passant par Tennesse Williams et Prévert, elle est aussi passionnée de cinéma (Pasolini, La nuit du chasseur, The Big Lebowski, L’année dernière à Marienbad, etc..) et de musique (Elvis Presley, Jerry Lee Lewis, Chuck Berry, Ramones).
Un style très joli mais ça fait 3 jours que je me demande si je suis stupide ou si juste, pour moi, le pari que fait ce roman ne fonctionne pas. Je trouvais la quatrième de couverture fort peu fidèle au contenu, au final je comprends que c’est fidèle à la fin du livre… que je n’ai pas vue venir parce qu’à aucun moment je n’ai trouvé l’atmosphère pesante ou les personnages douteux. J’ai vraiment l’impression d’être passée à côté, et je n’ai pas d’autre retour à faire que : ça ne marche pas.
Je suis déçu mais déçu de ce roman ! J'en attendais peut-être un peu trop ce qui n'est pas forcément la bonne chose à faire avant de s'attaquer à une œuvre. Mais voilà tout y était pour me plaire: Un manoir terrifiant perdu au milieu de la forêt, un mari mystérieux et rongé par la religion, un secret qui semble peser sur la demeure et donc une enquête à mener pour découvrir la vérité, une ambiance ténébreuse dans la ligné des "Hauts de Hurlevent" ou du "Chien de Baskerville", bref tout était présent pour me plaire. Mais voilà pour moi le style d'écriture m'à énormément déplu. Je ne peux juger Cécile Coulon sur l'ensemble de son œuvre car c'est le premier roman de cette auteure que je lis mais dans ce roman précisément l'écriture était maladroite, lourde. J'ai eu l'impression que l'auteure à essayée de rendre son écriture poétique mais à aucun moment ça ne marche. Trop de fioritures. Certaines phrases me font même rire tant tout semble faux notamment dans la description des paysages, par exemple, à un moment des arbres dans la forêt et elle nous déballe une litanie de poésie creuse et lourdingue. Cela rend le tout indigeste et on ne peut pas se plonger totalement dans l'histoire. Les personnages m'ont également déplu. Ils sont vide et à aucun moment on ne s'attache à eux. Le seul qui me plaisait bien, Claude le cousin de l'héroïne, disparaît au milieu du livre pour ne jamais revenir. Mention spécial au personnage principal, Aimée Marchère, qui m'a très vite taper sur les nerfs. Beaucoup de choses restent en suspens autour de ces personnages ce qui est bien dommage car il aurait été intéressant de développer certains aspects de leurs personnalités. Le tout aurait pu être sauvé par l'enquête menée tout au long du roman mais même cela est gâché. La “révélation” finale n'a rien d'extraordinaire et le pire c'est que certaines questions n'auront jamais de réponse. Bien sûr j'aime beaucoup quand l'auteur d'une œuvre nous laisse à la fin du roman avec nos propres réflexions et ainsi nous forger notre propre opinion mais ici le déroulement de l'histoire ne peut nous apporter cette lueur de réflexion et de dépassement. Bref je suis très déçu par ce roman. Je l'aurais sûrement oublié dans six mois ce qui n'est vraiment pas le but d'un livre selon moi mais je tenterais tout de même de lire d'autres œuvres de Cécile Coulon notamment "Une bête au Paradis". Je ne souhaite pas partir sur une mauvaise impression avec une auteure qui peut, il me semble, écrire beaucoup mieux que ce que l'on trouve dans ce roman.
Avec son atmosphère très particulière, son ambiance sombre et son intrigue captivante, ce roman a été une magnifique découverte. J’ai adoré son côté immersif qui ne peut que nous transporter complètement.
Je ne sais pas vraiment quoi penser de ce livre, j’ai pris du plaisir à le lire et pourtant il m’as déçu. Il y a quelque chose d’inachevée, comme si il avait été écris trop vite. Les interrogations d’Aimée sont souvent spontanée, ne collent pas avec son personnage et ne sont pas fondée. Elle met souvent en doute son marie ou des situations alors qu’aucun indice ne devrait lui permettre certaine réflexions. Quand à la fin, si elle est surprenante, elle ne collent pas avec les personnages. Aimée se rend chez la bonne ( ? ) et découvre tout, se résigne car elle est enceinte et rentre au château comme si toute sa passion qui l’animait dans le livre était éteinte. La professeur de musique qui se sentait soudainement investit d’un devoir de sauver son élève décide à la fin du livre que finalement tout vas bien en laissant son élève complètement apeuré au manoir. Le lien qui unissait les 2 se brisent spontanément pour des aller dans le sens de l’histoire. J’ai l’impression que le scénario a guidé l’histoire et les personnages et l’inverse aurait été plus cohérent. Je ne voulais pas mettre 3 étoile car j’ai apprécié le lire et pourtant je ne pense pas qu’il en mérite 4.
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je suis so déçue, l'écriture est tellement poussive, y a des métaphores à tout bout de champ que ça en devient dur de suivre le récit je trouve. certes on retrouve cette beauté noire récurrente chez cécile coulon, mais ici ça ne marche pas. elle force des cliffhangers à toutes les fins de chapitres pour appuyer sur l'aspect thriller alors que je trouve pas du tout que c'est ce qui se dégage de l'histoire. je vais relire la langue des choses cachées pour mon moral.
J’ai cru être partie pour une lecture à l’ambiance « barbe bleue », et au final… c’était pas du tout ça.
L’écriture n’est pas déplaisante, mais j’ai trouvé l’histoire creuse. Je ne me suis pas attachée aux personnages, et il y avait beaucoup de descriptions qui n’étaient pas nécessaires à mon goût, trop centrées sur un style poétique.
La fin est pas mal, avec quand même un petit plot twist qui reste prévisible mais sympa.
Plongez dans un huis clos angoissant, mais ensorcelant, porté par une prose aussi lyrique qu’oppressante. Méfiez-vous, vous pourriez rester piégés dans le regard d’Aimée, impuissant face à sa chute inéluctable...
Belle écriture, toute en image. Une histoire qui se situe entre Jane Eyre et Barbe Bleue, des secrets, des non dits, des mensonges. De quoi vous tenir en haleine…
Me dio lo que necesitaba. Un thriller que me tuvo pegada a sus páginas. Este tipo de thriller psicológico es mi favorito. Casi logra las 5 estrellas. De no ser por esa última página.
Après le formidable "Une bête au paradis", j'étais impatiente de retrouver la plume de Cécile Coulon et pour cause c'est un coup de coeur pour ce récit.
Nous sommes au 19ème siècle dans les forêts du Jura, deux familles vont lier leurs destins.
D'une part, Candre Marchère, propriétaire sylviculteur du domaine d'Or. Un jeune homme pâle, malingre, particulier à l'humeur toujours triste. Il faut dire que le destin ne l'a pas épargné.
Il avait cinq ans lorsque sa mère s'est écroulée sous les yeux de tous à l'office de l'église Saint Frères. C'est Henria, la servante qui l'a pris sous son aile et l'a élevé comme son propre fils Angelin. Elle lui a tout donné en n'oubliant pas le rang dû à chacun.
Candre a 26 ans, il est veuf, sa belle épouse Aleth étant décédée quelques mois après son mariage. Depuis, il a le visage fermé, marqué par le malheur, par sa peine.
D'autre part, Aimée Deville, fille d'Amand, un général revenu de la guerre sans ses jambes, époux de Josephe. Aimée a été élevée avec son cousin Claude, arrivé chez eux à peine âgé d'un an, il devait rester deux mois, il y est resté vingt ans. Avec Amand, très vite il montre son intérêt pour les armes et la guerre, il sera considéré comme le fils de la maison, c'est l'inséparable d'Aimée, un frère de coeur, protecteur ayant une sacrée répartie.
Aimée et Candre vont se marier? C'est un homme très pieux, généreux, attentionné, amoureux qui va peu à peu retrouver son sourire grâce à Aimée qu'il veut combler.
Aimée va chercher sa place dans ce domaine, une grande demeure au milieu de la forêt, une forêt dense, un écrin protecteur d'apparence mais aussi menaçant, donnant le sentiment d'emprisonnement par moment. Candre va tout faire en apparence pour que sa douce se sente heureuse mais il y a des ombres, des doutes, des mensonges et des secrets qui planent. Ce mal-être, ce sentiment d'être prisonnière en sa demeure, c'est l'ombre d'Aleth.
Aimée veut savoir.. Et puis il y a Emeline, la prof de musique venant de Genève qui l'attire tant, le mystère des sentiments, l'attitude d'Angelin, le frère de lait étrange et muet...
Que se passe-t-il dans cette forêt jurassienne ?
L'écriture de cécile Coulon est magnifique, fluide. Elle nous décrit la forêt comme un personnage à part entière, nous égarant, laissant monter peu à peu la tension. J'ai très fort pensé à l'écriture de Carole Martinez pour les ambiances dégagées, j'ai eu le sentiment de vivre avec Aimée ce qu'elle ressentait.
J'étais imprégnée par les protagonistes, un roman addictif, dévoré.
Un coup de coeur ♥♥♥♥♥
Les jolies phrases
Sans le savoir, sans un mot, sans un geste. C'était cela, sa grande beauté : être là.
Les femmes sont meilleures en ce monde que les meilleurs des hommes.
Claude et Aimée grandirent sous l'oeil d'un soldat brisé et d'une mère dévouée, qui tenait sa maison et ses habitants comme des chiots dans un torchon, nouant sur eux les quatre coins pour qu'ils n'en tombent jamais.
En elle, deux émotions la tinrent éveillée toute la nuit : le soulagement d'avoir pour elle un lieu qu'elle occuperait seule, et la détresse de ne pas avoir envie d'être prise par cet homme, ni par aucun autre, et de devoir bientôt, souffrir sous l'amour qu'il faudrait bien accomplir, sans désir et sans feu.
Le soleil la cuisait pendant que les paroles de son époux infusaient en elle : voilà ce qui lui importait, le bonheur et l'enfant. Pour l'instant elle n'avait ni l'un ni l'autre.
En pénétrant ce bureau, elle devenait à son tour véritablement sa femme, plus seulement un ventre à remplir, une robe à plisser, une vierge à déflorer.
Votre cousin et moi-même sommes séparés par Dieu : je crois, et lui non. Mais s'il est un homme qui vous apporte de la joie, alors il m'en apporte aussi, car je suis heureux de vous savoir heureuse.
La nuit, Candre se transformait : dans l'ombre il n'était plus l'homme d'Eglise, à la peau si blanche qu'on devinait le trajet du sang sous elle, il n'atait plus le fils Marchère, orphelin, de minable corpulence, sauvé par son argent et son nom. Il venait contre elle et son torse était chaud, ses cuisses solides. Aimée le sentait se déployer en elle et derrière elle, elle avait peine à croire que c'était le même homme, son souffle était différent et ses gestes certains. La caresse passait, tantôt une brise, tantôt comme une gifle, elle se sentait tenue et emportée, et malgré les semaines de retrouvailles impossibles, de sexe fermé, elle aimait cela, cette bête qui se glissait dans son lit et allumait en elle des feux vivants jusqu'au petit matin, elle aimait cela et elle en voulait encore, cette nuit et la suivante.
Claude avait perdu plus que son oncle ; sa vie, déjà mutilée, s'effritait un peu plus, et dans ces saccades Aimée voyait comme les hommes restaient, à jamais, des garçons, vifs, chahuteurs, déséquilibrés par la perte. En elle, le chagrin creusait des galeries : Amand était parti, elle avait vécu à ses côtés des jours forts et heureux, dont elle emplissait ces chemins intérieurs. Dans sa douleur, une voix apaisée lui murmurait qu'elle avait eu de la chance : elle aimait son père mort autant qu'elle l'avait aimé vivant.
Aimée s'engouffra dans la douleur qu'elle s'infligeait, impeccable, postée dans un rayon de soleil, chaque muscle jouait sous la peau; elle souffrait, du père enterré, de la mère silencieuse, du mari absent. Elle souffrait du désir d'être là, absolument là alors qu'il aurait fallu être ailleurs, elle souffrait d'être abandonnée dans cette pièce sans pouvoir s'abandonner à cette envie que son ventre nourissait autant qu'il la réclamait.
La douleur était une couverture gelée jetée sur elle, et qui, seconde après seconde, paralysait ses membres, empêchait sa pensée, obstruait sa voix.
Le bien et le mal se mélangeaient dans sa pensée comme des jumeaux monstrueux, liés par un seul et même membre, dansant dans son âme , tarentulant presque, à la manière des danseurs malades, fiévreux.
Il marchait sans la regarder. Son visage, paisible et blanc, semblait pris dans les couleurs des arbres et des mousses, des écorces et des herbes. Il réglait son pas sur celui d'Aimée, prenant soin de ne pas la dépasser ni de la ralentir, mais une partie de lui-même s'échappait de leur conversation et filait dans les feuillages comme un écureuil.
Dans son cœur, la peine avait fait place à un grand vide, son corps semblait rempli de coton sec et noueux. Son âme flottait à côté de son corps. Dans cet écrin d’air frais, de rosées tardives et d’odeurs apaisantes, elle se livrait à sa part la plus douce, la plus tendre.
un bon roman, avec une plume métaphorique qui mêle à merveille nature et femmes. de beaux passages
une représentation des femmes et de leurs vies à l’époque (je dirais 18/19ème ?), ponctuées de violences sexistes et sexuelles.
un thriller plutôt addictif, avec une fin peu surprenante mais bien amenée. quelques facilités dans le récit et les personnages qui ne m’ont pas dérangée plus que ça
une ambiance à la barbe bleue, jumelée avec une très belle écriture. on se sent très vite happé dans l'histoire de cette femme qui cherche à connaître les secrets de son mari, je recommande!
J'ai tout aimé dans ce livre. Il m'a surprise, angoissée et sans cesse donnée envie de savoir la suite. Cécile Coulon reprend les mêmes procédés littéraires que dans son livre Une bête au Paradis. Ce huis clos familial à la campagne m'a transporté dans un 19e siècle paysan et bourgeois, qui rappelle beaucoup l'univers de George Sand. Je ne m'attendais pas à cette fin à rebours de ce que l'on imagine d'emblée, et j'en suis plutôt soulagée.
Avec Seule en sa demeure, Cécile Coulon nous plonge au XIXème siècle, au fin fond d'une sombre forêt jurassienne abritant la somptueuse demeure du riche propriétaire, Candre Marchère. Cet orphelin vit seul sous la protection attentive de Henria, sa gouvernante, mère du beau jeune homme mutique et un peu sauvageon, Angelin. Quand Aimée accepte le mariage avec le distant et néanmoins séduisant Candre, elle croit vivre le plus beau jour de sa vie mais peu à peu, elle constate que cette maison recèle des secrets et un passé un peu inquiétant... Les questions se bousculent dans sa tête, et se heurtent au silence obstiné. Il lui semble alors être prisonnière de cette "cage de sapins". Elle veut à tout prix en savoir plus... Comme dans les romans précédents, j’ai savouré le style ciselé et poétique de Cécile Coulon dont j'aime l'univers un peu décalé et les descriptions de la nature. Cette auteure sait faire monter la tension peu à peu jusqu'à révéler la nature profonde des êtres liés à la terre. Le personnage d’Aimée nous interroge sur la place de la femme dans cette société, comme ont su le faire Maupassant et Victoria Mas dans le Bal des folles. Une question qui reste encore actuelle parfois !
Aimée est une jeune fille élevée entre une mère stricte mais attentive, un père aimant et un cousin bienveillant. Un mariage est décidé avec Candre Marchère, bourgeois propriétaire d'un domaine de sylviculture. La mort a toujours rodé autour de Candre, sa mère, morte très jeune ainsi que son père et jusqu'à sa jeune épouse moins d'un an après leur mariage. Lorsque Aimée arrive au domaine Marchère, elle y découvre un lieu sombre, presque hanté. Henria, la bonne qui a élevé le maître, semble tout dirigé. Mais il y a quelque chose d'anormal dans cette vie de reclus. Malgré une intrigue sympathique, le roman se traine en longueur jusqu'à une fin des plus prévisible. La plume de Cécile Coulon est toujours aussi belle mais il y manque cette ardeur que l'on trouvait dans Une bête au Paradis. Candre en M. Rochester est assez réussi mais le livre en devient trop prévisible. Dommage.
Todos los escritores tienen mérito y reconocimiento por el tiempo que dedican a escribir sus libros en algunos casos te gustan más unos que otros llevándome esta reflexión para hablar de este libro, me gusta el género de suspenso y pensaba que este podía ser de este género en realidad es una narración muy bien explicado el contexto, los personajes, las escenas así como la historia. No me atrapo pero bueno hay que leer de todo
Bof. L'écriture est pourtant jolie, l'ambiance est étouffante à souhait, pleine de mystères, les sujets abordés sont intéressants... Mais le dénouement final est une déception immense. Tout ça pour...ça (le pire, c'est que je l'ai senti venir depuis le début et je priais tellement pour que ça ne soit pas ça justement). Et puis, quelle fin frustrante !
J'étais tellement impatiente de lire ce livre que je guette depuis sa sortie. Et la période était propice à la rêverie, au gothique, à la brume et aux forêts (bon ça c'est toute l'année) alors aussitôt acheté, aussitôt lu en quelques heures. Et j'ai passé un très très bon moment. C'est juste tout ce que j'aime donc ça ne sera sûrement pas au goût de tous, mais pour moi, c'était parfait. Bien écrit avec beaucoup de descriptions à la fois charnelles, sensorielles, végétales... Je me suis sentie transportée dans cette profonde forêt jurassienne, avec Candre, Henria, Angelin, Emmeline et leurs secrets, au coeur de ce manoir inquiétant tellement isolé. J'ai tout aimé : l'ambiance surannée, la subtilité charnelle de certaines scènes, les personnages sombres, un peu farouches, les non-dits, l'époque bien retranscrite, les angoisses et les peurs d'Aimée et l'intrigue, quoiqu'un peu irréaliste, dont les nœuds se dénouent en tenant le lecteur en haleine jusqu'au bout.
Tous les éléments que j'apprécie dans ce genre de livre sont réunis ici. L'atmosphère oppressante est extrêmement bien travaillée en s'inspirant des classiques du genre et mêle habilement mystère, noirceur et enquête policière.
C'est beau, parfois cruel, mais toujours poétique. Une réussite.
Les points positifs : - Le style est beau, recherché et les phrases sont joliment rythmées. Les descriptions sont parfois poétiques. - Les personnages sont bien ancrés dans leur époque (ce qui n'est pas toujours le cas dans les romans contemporains qui se déroulent dans le passé), j'ai trouvé qu'ils étaient plein de justesse. - Ambiance homo-érotique au top ! Dès demain, je me mets à la flûte ! - L'intertextualité de l'œuvre m'a plu : j'ai pensé à Une vie de Maupassant, à Rebecca de du Maurier et (vaguement) à Portrait d'une jeune fille en feu (mais je crois que ce sont les robes du XIXe siècle qui ont créé un lien dans mon esprit).
Le point négatif : - La fin n'est pas surprenante, j'ai assez vite percé le mystère à jour. Dommage car un rebondissement final aurait été la cerise sur le gâteau.
Mouais. Pas très original finalement et je n'ai pas du tout aimé le style. C'est heurté, plein de virgules à des endroits non nécessaires, ça veut faire des effets inutiles. J'ai l'impression qu'il y a aussi plein d'incohérences chronogiques. Ça se lit hein, je n'ai pas détesté non plus. Il y a des choses bien. Par contre le résumé n'est pas du tout fidèle au texte : l'héroïne n'a pas 18 ans, elle ne découvre pas avec effroi que la première femme est morte (on le sait dès le début, c'est de notoriété publique dans l'histoire) et je cherche encore "l'emprise" d'Henria, la bonne. On tente peut-être de nous vendre du thriller psychologique ou du mystère gothique mais euh... ce n'est ni l'un ni l'autre.
Un roman qui crée des attentes et une curiosité grandissante au fil des pages. Une plume, usant avec brio de métaphores puissantes, crée un decor poétique réussi. Un style enchantant. D'autres prisons, d'autres murs que celles du mariage pour une femme au 19ème siècle y sont suggérés. La foi refuge notamment, les ignorances et les dénis intimes aussi.
Les amoureux de Jane Eyre seront happés et séduits dès les premières lignes, les mêmes regretteront ces échos littéraires à répétition finalement. Il aurait été plus judicieux de ménager une distance plus grande. Car une fois que la comparaison surgit dans l'esprit du lecteur, elle se lie à sa lecture et l'enthousiasme se fane petit à petit.
Il avait tout pour me plaire : le château gothique, la romance interdite, l’ambiance mystérieuse des romans 19ᵉ et des contes de Perrault. Et j’en ressors séduite dans l’ensemble. C’est mon premier contact avec Cécile Coulon et j’ai tout de suite reconnu son ADN de poétesse. Par moments, ça donne de belles fulgurances, et à d’autres, un style littéraire un peu poussif. Je suis mitigée sur le traitement des personnages féminins. Aimée a le caractère d’un bulot et un comportement passif que j’ai souvent trouvé agaçant. En dehors de ces bémols, l’histoire m'a tenue en haleine jusqu'à la fin, que j'ai appréciée. Hâte de découvrir les autres livres de l'autrice.
Un peu de "Rebecca" de Daphné Du Maurier, et un très très légère pointe de Portrait De La Jeune Fille en Feu dans les images suggérées, pour moi c'est une réussite pour Cécile Coulon.
Sur fond presque certain d'anachronisme dans les manières des personnages où le language (j'suis pas historienne mais bon...), le style reste soigné, facile, et parlant. Et ça rend la lecture plutôt agréable in fine. En revanche, la fin donne une sensation d'inachevé.
Ce livre devrait et doit absolument être adapté au cinéma, j'irai le voir avec grand plaisir. C'est une ambiance qu'on comprend et qu'on ressent à la lecture, ça ne peut qu'être plus puissant à l'écran, avec une BO etc..