Abandonné à 21 %
Je suis tellement énervée de ce livre je pourrais en parler des heures.
Je n’en vois que de la promotion depuis super longtemps, vantant ses qualités, et l’estimant comme un coup de cœur pour tellement de gens. J’avais donc des attentes qui montaient jusqu’au plafond.
Je me suis lancée sans vraiment connaître le plot. J’aime les fantasy plus que j’aime beaucoup de chose sur terre, et j’avais hâte de lire une française s’y atteler puisqu’on n’est pas forcément réputé dans ce genre. (A RAISON DU COUP ??????)
Mais en fait dès les premières pages je savais que j’allais avoir du mal. Tout d’abord, c’est écrit à la 1ere personne. Ce n’est ps forcément rédhibitoire, j’ai lu beaucoup de romans à la 1ère personne que j’ai aimé, mais c’est vrai que ça peut facilement rendre le bouquin mauvais de ce que j’ai vu.
Bref, on commence avec une héroïne assez Miss tout le monde, ce qui je pense était le but, soirées parisiennes, un ami qui s’appelle…….. Seb …….. et un autre …….. Rayan ……..
Rien contre ces prénoms en soi, mais on s’emmerde quoi. Mais je me dis que c’est probablement le but. On a le cliché de l’héroïne renfermée, un peu différente des autres, tourmentée. OK.
Puis elle arrive dans le monde fantastique, et là commence le drame. On nous a fait une énième héroïne de plus soumise.
Oui je vais le vendre directement comme ça. JE N’EN PEUX PLUS.
Pourquoi, systématiquement, dans les Romantasy particulièrement, on doit se farcir une héroïne que l’autrice veut nous vendre comme « forte » et « indépendante » et « sassy » mais qui dès l’arrivée d’un homme 1000 ans plus vieille qu’elle, de 60cm de plus qu’elle, et avec un eight pack (parce que allons-y gaiement) se met à genoux et miaule ?
Je n’en peux plus de lire ça, je n’en peux plus que ça soit devenu la norme pour les femmes, pour les héroïnes. Que peu importe combien elles sont fortes, à la fin de la journée, auprès de leurs hommes elles « obéissent ». Ce champs lexical de dominant/dominé que nous vend l’autrice m’a sincèrement irritée.
Il est partout, dans toutes ses interactions.
Donc là au début, on se tape le Noone qui l’étrangle toutes les 4 scenes et tout le monde trouve ça ok ? Quel monde nous a créé pour qu’on normalise ça, et même, qu’on le romantise ?
il l'étrangle, elle partage le fait qu’elle est très très en colère, une phrase elle dit : « Une fureur s’éveille en moi et je réalise que je suis debout, tremblante, suffocante. », et elle dit « dit lui qu'il peut aller se faire foutre » aux demandes de Noone de lui parler, puis 2 lignes plus tard : « Furieuse, je m’empare du pendentif et ferme le poing dessus. » elle lui reparle, et le pardonne franchement instantanément.
Y’a pas à nous apprendre à accepter les violences comme ça, c’est non.
Ensuite, toujours dns le même champs lexical, on a « Son odeur de foudre me fait trembler. Durant une unique seconde, elle me fait sienne, complètement, me marquant de son empreinte. »
C’est des chiens nos héros et j’ai loupé le coche ?
Puis quand je dis que ce n’est pas que les héros, mais tout le truc qui va pas, on a le nouveau personnage, un homme bien sûr, qui nous sort comme ça : « Il n’y a pas que les princes qui méritent le respect. Pour le reste, je crois que j’ai un petit faible pour les jeux de… domination. Si tu vois ce que je veux dire… »
M’enfin on est ou ? Et je suis loin d’être prude hein, y’a pas de galère avec un livre de cul, avec des scènes au lit ou l’homme domine la femme etc. Mon problème ici c’est je beaucoup BEAUCOUP trop d’autrice en font la norme. Si on avait un couple avec cette dynamique, et un autre ou la question de dominance n’est pas une question, alors pourquoi pas. Le problème c’est que ça suinte de partout.
Pourquoi le personnage là, pour nous partager le fait qu’il aime le cul, est automatiquement obligé d’en faire une affaire de soumission ? pourquoi l’autrice choisit de mentionner ça de cette façon ?
En fait moi j'ai pas envie de lire ça du tout. Sauf que maintenant c'est partout. Je dois fuir automatiquement les Romantasy parce qu’on y lit que cette dynamique. Je me dois de refuser systématiquement de lire du smut en fantasy parce qu’il n’y a plus que ça. Parce que si une héroïne est forte dns la vie elle doit forcément obéir au lit… Se trouver un homme de 4,5m, super musclé, toujours plus forte qu’elle pour la protéger, et pour contrebalancer.
Pourquoi est ce que toujours on ramène tout aux hommes ? Je lis pas de fantasy sur des femmes fortes pour les voir tomber dans les mêmes schémas que dans la vie de tous les jours. Sinon j’irai me farcir un Seigneur des Anneaux ou y’a pas de meuf et ou les héros ont au moins pas ce risque d’être transformé en cliché patriarcal ambulant mon dieu….
On me demande encore pourquoi je ne lis plus que de la romance mxm (écrite par des hommes et pas pr Elle Kennedy qui applique exactement ces mêmes schémas partriarcux à ces personnages) : parce que les deux sont leurs propres personnes, ni incroyablement fort, ni incroyablement faible, ni que dominant, ni que soumis, avec une multitude de posibilités, qui ne s’arrêtent pas au rôle attendu d’eux.
Y’en a pas un qui à un rôle spécifique à remplir, une case à ne ps dépasser. Ils peuvent être et faire ce qu’ils veulent.
Donnez nous un peu plus de ça et peut être que je finirai vos romans. Mais les Cités de Laiton bis là j’en peux plus et n’en veux plus.
A bon entendeur.