Le Journal d’Anna Dostoïevski constitue, par sa constante véracité, un document unique sur la vie d’un couple. Torturé, malade, inquiet, puéril dans ses entêtements, haïssable dans ses mesquineries, Dostoïevski est là, extraordinairement vivant et proche. À travers cette bouleversante confidence à soi-même il apparaît plus simple, plus vrai, à la fois pitoyable et fascinant.Témoin chaleureux, toujours discret, jamais dupe, Anna Grigorievna renouvelle le genre impossible du journal intime avec un grand homme de mari à la clef. Ce n’est pas la moindre surprise qu’apporte le Journal : la très jeune secrétaire est, elle aussi, un écrivain.
A travers le journal d’Anna Dostoievski j’ai pu découvrir la vie de son mari dont j’apprécie les œuvres. On se rend compte tout de suite qu’ils ont de gros problèmes d’argents (c’est l’un des thèmes principaux qui revient quasiment chaque jour). Ce manque d’argent entraîne Dostoeivski dans une addiction aux jeux de hasard ce qui ne fait qu’empirer leur situation. Je n’aime pas vraiment le caractère de cet auteur. Il est assez méchant avec sa femme quand il le veut et il peut être tout aussi gentil et mignon avec. On sait jamais dans quel mood il sera le jour suivant. Mais ça peut se comprendre vu sa situation financière et sa maladie qu’est l’épilepsie qui n’est pas facile à gérer. En revanche j’ai détesté leur inaction face à leur pauvreté. Ils ne font rien pour aller mieux. Ils attendent de recevoir de l’argent ou de mettre en gage leur objets personnels. J’ai trouvé ça un peu facile même si j’imagine qu’il y a des raisons à cela.
Ce que j’ai particulièrement apprécié c’est la façon dont Anna raconte sa vie qui est ennuyeuse à mourir mais qui pourtant est si bien écrit qu’on dirait un roman. Les thèmes qui revenaient souvent étaient l’argent, la météo, leur engueulades, leur réconciliation, aller à la poste, les crises d’épilepsies, les maux de têtes, combien coûte ci combien coûte ça. Il n’y avait vraiment rien d’intéressant mais en même temps ce journal n’était pas destiné à être publié.