Un peu perdue sur une plage bretonne, une femme attend l'homme qu'elle aime. Il a promis de la rejoindre à la fin de la semaine, pour huit jours ensemble. Il est marié. Dans l'impatience heureuse, puis l'anxiété de cette attente, elle trompe sa solitude en regardant, en écoutant autour d'elle tous ces gens en vacances... Images et voix diverses qui font remonter en elle des souvenirs tantôt proches, tantôt lointains, qui, bientôt, lui parlent étrangement. Qu'il vienne ou non, cet homme attendu, elle ne sera plus jamais la même. Avec un art qui lui est propre, Marie Sizun dresse le portrait tout en nuances d'une femme d'aujourd'hui. Avec finesse, elle explore l'intimité des êtres dans leurs moments de doutes et de passion. Plage est son cinquième livre publié aux éditions Arléa.
Un livre acheté par hasard dans une librairie de seconde main et c'est une heureuse surprise. Je découvre la très jolie plume de Marie Sizun dont je n'avais jamais entendu parler. Plage est une histoire simple. Une femme attend l'arrivée d'un homme. Elle est en vacances dans une petite ville du Finistère et nous la suivons au jour le jour pendant une semaine. Tout simplement. C'est si simple que nous nous laissons embarquer dans les rêveries d'Anne, page après page. Marie Sizun nous offre des personnages profonds, discrets et très humains. Tout est doux et simple dans ce roman, y compris les orages. J'ai vraiment passé un très bon moment de lecture. Ce n'est pas un coup de coeur mais c'est une jolie découverte.
Dimanche 26 juillet sur une plage de Finistère : Premier jour de vacances pour Anne, une jeune femme trentenaire, qui vient de s’installer, seule, à l’hôtel de la Plage. Elle doit patienter sept jours avant l’arrivée de François, l’homme qu’elle aime, il viendra la rejoindre après quelques jours de vacances avec sa femme et ses enfants. En attendant, elle passe ses journées à la plage et observe ses voisins. A l’hôtel, elle résiste à la sollicitude de Mme Quéméneur, la directrice de l’établissement, qu’elle perçoit comme intrusive. Elle préfère profiter de sa solitude pour s’adresser à son amant absent, raconter son enfance et ses relations avec ses parents, revivre leur rencontre, décortiquer leur relation, l’imaginer loin d’elle et se projeter dans les quelques jours qu’ils passeront ensemble. Elle puise son espoir dans les appels téléphoniques qu’elle reçoit les premiers jours puis, dès le mardi, plus de nouvelles, elle ne peut que subir l’absence et ressasser sa frustration. Après quelques jours de repli sur soi, elle lie connaissance avec une jeune mère et ses enfants, qu’elle avait observées, et découvre que le monde est petit : en effet, la jeune femme connait François et Anne va petit à petit comprendre beaucoup de choses.
C’est le premier livre de Marie Sizun que je lis et j’ai beaucoup apprécié sa plume. J’ai craint par moment que l’histoire ne soit qu’un nouveau Backstreet, tant Anne est indulgente envers le silence de son ami et se contente de sa situation. Mais la solitude lui donne le temps de réfléchir et de prendre conscience de sa situation. Après quelques heures de désarroi, elle se ressaisit et sa rencontre avec la jeune femme de la plage va déterminer un autre futur, apportant une note d’optimisme à cette histoire qui aurait pu devenir déprimante. J’ai aussi beaucoup aimé les descriptions des usagers de la plage, qu’Anne regarde et écoute en catimini, cherchant à découvrir qui ils sont, prenant prétexte des conflits qu’elle imagine dans les couples mal assortis pour savourer sa vie à elle et ses relations avec François. Avec Anne Sizun, j’ai vraiment retrouvé l’ambiance des plages de mon enfance, quel que soit le temps, quand on profite des rayons du soleil ou qu’on se calfeutre sous des cabanes de parasols lorsque le temps se gâte. C’était aussi dans le Finistère, est-ce un hasard ?
I loved it. Second novel from this author that I read, and once again, I got hooked. Lovely novel about love, relationships, and the difficulty to love.