À quarante-cinq ans, Charlotte vient de perdre son mari. Elle saisit l'opportunité pour passer neuf mois dans une résidence d'auteurs près de Trébeurden, quittant au passage son poste de professeure de lettres, sa maison et ses parents, qui ne le lui pardonneront certainement jamais. Lighthouse est financée par WXM, auteur anonyme de best-sellers. La curiosité de Charlotte s'en trouvant décuplée, elle se plonge dans le passé sulfureux de l'écrivain, et c'est tout un lot de mystères qu'elle va soulever. Dans une atmosphère brumeuse illuminée par une galerie de personnages hauts en couleur, Les saisons d'après tisse une toile fascinante d'énigmes enchevêtrées, vertigineuse mise en abyme de l'écriture romanesque.
Trop de descriptions, trop de détails inutiles et gênants sur des parties de corps de personnages, des vulgarités qui clashent avec un style d'écriture qui se veut littéraire... Une torture à lire, des intrigues emmêlées pour un dénouement prévisible... Il était possible de raconter la même chose de manière plus succinte.
Nouvelle lecture de Christian Carayon après Un souffle, une ombre et Le diable sur les épaules, que j’ai ADORÉ.
Mes attentes étaient donc relativement élevées. Je ressors très satisfaite de cette nouvelle découverte. J’ai beaucoup apprécié ce roman.
Le style d’écriture me plaît toujours autant. Les descriptions géographiques (avec toujours ce clin d’œil au Sud-Ouest) sont précises et permettent de s’imaginer dans les lieux.
L’intrigue, bien que moins prenante que les ouvrages précédemment cités, m’a tenu en haleine. En effet, après les 100 premières pages j’avais réellement envie de dévorer la suite pour percer les différents mystères.
C’est peut-être là que le bât blesse. Les mystères et les arcs narratifs sont (trop ?) nombreux. A chaud, j’ai ressenti une certaine frustration, le sentiment de rester sur ma faim, d’être confuse bien que le roman soit terminé. À froid je trouve que cette grande pluralité d’événements/d’histoires dans l’histoire fait aussi l’intérêt du roman.
Je recommande pour les lecteurs ayant apprécié les autres ouvrages de l’auteur. Je ne recommande pas forcément d’aborder son œuvre par ce livre.
Pas le meilleur de Carayon. Mais malgré certaines lenteurs, j’ai beaucoup aimé. J’apprécie vraiment cet auteur, qui écrit plutôt des ‘mystères littéraires’ (literary mysteries) que des polars de base où il n’y a aucune étude de caractère.
Un bon livre pour ceux qui aiment les histoires qui prennent leur temps, posées, sans rebondissements dans tous les sens. Ce qui n'était pas mon cas, dommage
Dans un étonnant lieu qui sert de résidence d'auteur, entre projections de films et ateliers d'écriture, Charlotte va vivre pendant 9 mois. Au bord de la mer bretonne, avec ses plages, ses embruns, ses tempêtes, c'est brumeux, humide et sauvage. L'aspect mystérieux se prête bien à ce paysage qui ravira les amoureux de la Bretagne, surtout que l'héroïne se prend de passion pour la marche et la nage, quelque soit la saison et le moment de la journée... Donc on a vraiment de nombreux passages qui permettent de s'imaginer à Trébeurden. (Mais aussi dans un autre type de nature, quand on suivra l'histoire dévoilée de WMX.)
Ce roman peut dérouter parce qu'il développe deux intrigues imbriquées : la première est celle de Charlotte, l'héroïne, qui a tout plaqué pour tenter sa chance dans cette résidence d'auteurs. Elle semble cacher un passé sombre et douloureux, comme tous ceux qui l'entourent, de nombreux mystères et secrets se révèlent, surtout à partir du moment où elle se sent suivie, épiée, menacée... La deuxième intrigue est celle de WMX, cet auteur anonyme sur lequel elle va enquêter afin d'écrire son nouveau roman, mais c'est une vie remplie de fausses pistes et de mensonges. On suit donc en alternance les 9 mois de Charlotte en gestation d'un nouveau roman qui tente de démêler un récit encore plein de zones d'ombre, et la vie de cet homme dans sa ville natale. Rien n'est ce qu'il semble être et on peut ressentir beaucoup de confusion (probablement, même).
Bien que j'ai trouvé de nombreux points forts dans ce roman, il y a quelques éléments un peu déroutants qui ont finalement laissé un goût amer en bouche. L'auteur semble avoir une obsession pour écrire "joooooli" et autant j'ai compris pourquoi la première fois, les fois suivantes sont étranges : fait exprès ou coquille de copier-coller ? Les intrigues imbriquées font qu'on a plusieurs pistes à suivre, retenir et c'est parfois trop, on ne sait plus pourquoi on est là ni finalement pourquoi ça fait partie de l'intrigue.
Et plus globalement, je n'ai pas eu de coup de foudre, je l'ai lu et c'était sympa, assez différent pour être noté, un roman psychologique assez bien fait mais avec quelques maladresses, j'ai l'impression.
L'histoire est lente, avec beaucoup de descriptions, de détails et de souvenirs du passé. Certains passages sont très gênants (allusions "sexuelles") et à mon avis, ils ne sont pas utiles, voire même déplacés. L'ambiance générale est aussi plutôt sombre. Beaucoup de traumatisme, de dépression. Ce livre n'est pas très adapté pour les plus jeunes ou les plus sensibles. Globalement, je n'ai pas vraiment apprécié et j'ai eu beaucoup de mal à le finir.