Le livre de Marc Villard raconte une histoire de crime qui s’appelle « Les doigts rouges». La lecture compose 28 pages.
Résumé Ricky, huit ans, se régale en faisant des vacances avec sa sœur Sophie et son frère Georges. C’est la première fois que les trois peuvent partir en vacances ensemble sans leurs parents parce que Georges a dix-huit ans. Il est majeur et peut en prendre la responsabilité. Tout le monde range les parasols et les serviettes de bain parce que le temps commence à changer. Les deux garçons finissent de faire de l’ordre et rejoignent leur sœur en ville. Là, ils la retrouve, mais elle discute avec un gendarme. Un garçon, Bruno Ségura, a disparu… Le policier veut interroger Georges à ce sujet car, auparavant, Georges et Bruno s’étaient disputés, ce dernier avait chahuté Sophie. Ricky ne comprend pas pourquoi Georges ne lui en avait pas parlé. Plus tard, dans le lit, il ressasse cette histoire et se lève. Soudain, il entend la porte de la grange grincer et voit son frère sortir. Un liquide rouge lui poisse les doigts. Ricky se souvient alors d’une phrase que Georges lui avait dit, il va tuer Bruno si il touche encore à Sophie. Le petit garçon prend peur à cette idée. Un jour plus tard, il est réveillé par un bruit. Sa sœur lui explique que Georges coupe du bois à la tronçonneuse. Pour Ricky tout est clair, quelque chose se passe, la porte de la grange est fermée… A minuit, un grincement de porte le réveilla. Il voit Sophie et Georges qui tirent un grand sac en plastique. Tout devient limpide : Ils ont massacré Bruno à la tronçonneuse. Au petit matin, les deux ont préparé une surprise pour Ricky. C’est son anniversaire et dans le sac en plastique ne se trouve non pas le corps de Bruno, mais le cadeau destiné à Ricky! Il est soulagé et heureux que son grand frère n’est pas un tueur.
Extrait tiré du livre: C’est le grincement cafardeux d’une porte qui, à minuit, le réveilla. Il se dressa sur son lit, le front trempé de sueur. Ricky détermina de suite l’origine de ce bruit très spécial: on tirait à nouveau la porte de la grange. Il avança jusqu’à la fenêtre et entrouvrit les volets. La lanterne située au-dessus du portail d’entrée était allumé et répandait son faisceau sur la courette et une partie du jardin. Ce que vit Ricky le terrifia : Georges et Sophie, arc-boutés à chaque extrémité d’un grand sac en plastique noir, tiraient ce lourd fardeau aux formes indistinctes en direction de la cuisine. Alors Ricky passa en revue tous les événements des deux derniers jours : la disparition de Bruno Ségura, la gêne de Georges, le sang sur les mains de son frère, la grange bouclée, le sac en plastique. Puis, subitement, il se souvint aussi de la tronçonneuse. Les images épouvantables d’un film interdit aux moins de treize ans s’imposèrent à son esprit. Massacre à la tronçonneuse mettait en scène un assassin qui découpait les gens en morceaux. Et l’horrible vérité lui donna le vertige : Bruno Ségura gisait en morceaux dans le sac de plastique et c’est Georges qui l’avait tué. Extrait du livre p. 19-21. Les doigts rouges, Marc Villard.
Analyse du récit : Selon Bartels (2000), les illustrations sont essentielles pour soutenir le contenu d’un texte. Le livre de Marc Villard, lui, n’en contient pas, mais chaque nouveau chapitre commence par une courte introduction où il se passe quelque chose d’important. De cette façon, l’attention du lecteur est soutenue, on veut en connaître la suite. Le livre est bien structuré et composé de sept chapitres. Ceux-ci sont courts et l’écriture captivante. Selon Durand (2010), les chapitres courts favorisent la lecture. Les lecteurs ont ainsi l’impression d’avancer plus rapidement. Avec ces petites introductions au chapitre, les élèves ont la possibilité de faire des hypothèses sur le déroulement de l’histoire. Quand l’histoire se déroule assez rapidement, les élèves sont moins découragés, voir même motivés à poursuivre leur lecture ce qui est totalement le cas dans ce livre. Le récit commence avec une description des vacances et des personnalités. Mais après quelques pages déjà, on commence naturellement à deviner les soupçons de Ricky et faire des hypothèses sur ce qui pourrait se passer. Ce fait est favorisé par le rythme de ce livre. De plus, on peut aisément s’identifier avec le protagoniste Ricky. On veut le protéger et lui venir en aide. L’extrait que j’ai choisi le démontre car Ricky, désorienté, ne sait plus à quel saint se vouer. On le sait et on craint que quelque chose va se passer. Il est facile de s’identifier aux personnages parce que l’histoire est énigmatique et donne l’impression de vivre un film d’horreur. Cela est dû à la langue, très vivante, et au fait que Villard décrit avec beaucoup de détails les situations. De cette façon, le lecteur peut imager ce qu’il se passe et ce que Ricky voit. Facile et court, il est un bon support pour de nombreuses tâches autour de sa lecture.
Mon opinion sur cet ouvrage : Comme je l’ai déjà écrit, j’aime bien ce livre car il est bref, mais que son histoire n’est pas moins captivante pour autant. Cette histoire fera enfiévrer les lecteurs et surtout les étudiants, parce que le protagoniste a huit ans et qu’ils pourront facilement se mettre dans la peau de ce jeune personnage. Un regret peut-être; le livre ne contient pas une liste des quelques mots compliqués utilisés dans le récit, cela aurait été utile de pouvoir la consulter au besoin. Il n’est pas essentiel en effet de comprendre chaque mot pour comprendre le contenu d’un texte, mais je trouve que la langue utilisée dans ce texte est parfois dure à saisir. Le vocabulaire est parfois complexe à mon sens. Bien que la longueur des phrases est très variable et que ce livre contient beaucoup de dialogues, j’ai aussi parfois eu quelques difficultés à tout comprendre. Voici deux extraits: «Il s’installa confortablement sur une banquette moelleuse et se concentra sur l’écran coloré, brusquement envahi par des extra-terrestres. » « Leur crique préférée vibrait sous un beau soleil et l’eau, profonde à cet endroit, devenait transparente. On apercevait à l’œil nu des massifs de fleurs sous-marines que Ricky adorait contempler.» Cet extrait choisi montre que les mots utilisés pour décrire un objet ou un lieu n’est pas toujours des plus facile à comprendre. De plus, l’auteur utilise des temps grammaticaux (prédominance de l’imparfait avec plusieurs formes en subjonctif) qui peuvent être un obstacle pour la compréhension du récit et par conséquent un point qui peut influencer négativement le choix du livre. J’ai tout de même bien aimé ce petit livre, malgré ces quelques subtilités de la langue de Molière qui m’ont parfois échappé.
Les sources
Bartels, H. et al. (2000). Lectures. Lecteurs. Wiebaden : HeLP
Durand, A. (2010). Pour une bibliothèque de l’apprenant. In : Le français dans le monde 369/2010.
Il y Ricky, Georges (son frère aîné) et sa sœur Sophie qui passent les vacances seuls dans la villa familiale près de la mer. Mais l’atmosphère relâché est perturbé par la disparition de Bruno, un garçon à l’âge de Sophie et Georges, qui aimait bien Sophie. Mais comme il l’embêtait Sophie, Georges s’était battu avec lui. Dans jours prochains, Ricky prend notes des indices qui lui rendent très suspicieux : Georges qui sort de la grange avec des doigts rouges. Mais Ricky garde son inquiétude pour soi. Il ne raconte rien à sa sœur, parce qu’elle semble être complice de Georges. Puis, finalement, il commence à leur poser des questions « discrets » pour trouver la vérité. Dans une nuit suivante, il observe de nouveau son frère et sa sœur, maintenant avec des sacs plastics noirs, qu’ils sortent de la grange ; ça doit être Bruno, coupé en morceaux ! Mais le matin, il y une belle surprise pour lui au petit-déjeuner : un grand gâteaux sur la table ! Il avait complètement oublié que c’était son anniversaire aujourd’hui ! Et il y avait encore un cadeaux pour lui : un vélo ancien, peint de couleur rouge de sang par Georges dans la grange. Ouff ! L’horreur est partie enfin. Il y que le mystère de la disparition de Bruno, résolu par le gendarme : « [On l’a trouvé] […] Il avait volé une moto pour rejoindre des amis en Italie. Il s’est tué contre un arbre, la nuit dernière, sur une route de campagne. »
Commentaire
J’avais choisi un des livres les plus courts possibles, car je voulais trouver un ouvrage pour ma classe de stage, qui est en septième et d’après ma professeure de stage, est assez faible. Alors j’étais un peu déçu, car le vocabulaire utilisé dans le livre est si exigeant qu’il m’a fallu consulter le dictionnaire assez fréquemment. Je conclue donc que le vocabulaire est encore plus compliqué pour mes élèves. En plus, le texte est écrit en passé simple, ce qui le fait encore plus difficile à lire, par exemple : « Les nuages se chargèrent de pluie et le vent se leva. » Ici, à part du temps utilisé, on voit aussi que les expressions de l’auteur ne facilite pas une compréhension basique du texte.
En outre, le personnage principal est mineur des apprenants de l’école secondaire, ce qui le fait moins intéressant pour la classe. La position qu’il prend d’adorer son frère aîné comme un fou n’attrait pas trop mes élèves, comme ils semblent vouloir agir et être « cool » eux-mêmes et ne pas s’identifier avec un petit garçon… En France, ce livret est aussi utiliser comme lecture dans les écoles, mais en CE2, CM1 et en CM2, donc à l’âge de 8 à 10 ans. D’après Silke Topf il y a donc plusieurs critères de choix des œuvres authentiques littéraires entiers (« Auswahlkriterien für authentische literarische Ganzschriften ») inaccomplis : • l’adéquation linguistique • le potentiel d’identification des protagonistes • le sujet
D’un autre côté, le titre m’avais promis de la suspense et ne m’a pas déçu. Vraiment, il y en a une belle quantité de suspense dans ce roman semi-policier, ce qui l’avait fait plus intéressante à lire personnellement. Cette situation s’impose pour faire des hypothèses avec les apprenants de ce qu’il se passe ou se va passer (comme Maire-Françoise Vignaud le propose dans son article, p.8). Aussi, le texte est assez densément construit. Comme ça, en a que des passages importants à lire pour comprendre l’histoire.
Le fait qu’il n’y pas d’images dans ce petit œuvre peut décevoir les lecteurs faibles, parce qu’ils se tiennent souvent aux images pour au moins comprendre le fil rouge. Mais aussi, c’est une chance pour les enseignants ! Un peut bien laissez les apprenants dessiner certaines scènes du livre pour après avoir une belle vue d’ensemble de ce qui s’est déjà passé.
Comme le livret est aussi traité en France dans les écoles primaires, il y a du matériel et des supports prêts à utiliser en ligne. Selon l’intérêt, j’ai mis quelques liens à consulter en bas.
Conclusion
Je ne choisirais pas ce livre comme lecture de classe. Pour moi, il y a trop des critères importants qui restent inaccompli. Je pense qu’il y tant d’histoires qui convient beaucoup plus au besoins des apprenants de l’école secondaire que « Les doigts rouges » de Marc Villard.
Sources :
Brochure
Topf, Silke : Pour le plaisir de lire – Basisartikel, dans : Der fremdsprachliche Unterricht Französisch (2009), Nr.109, S. 2 – 9. Vignaud, Marie-Françoise : Mosaïque de textes littéraires – Basisartikel, dans : Der fremdsprachliche Unterricht Französisch (2002), Nr.2, S. 4 – 11.