Londres, 1889. La guilde d'Ae protège les aethrynes depuis des siècles pour qu'elles se consacrent à leur tâche : garder piégés dans leur ombre de sinistres monstres avides de massacre, les gothans. Lorsque la secte des némésis s'attaque à ces prêtresses, l'organisation est ébranlée par la traîtrise de plusieurs agents d'importance. Les traqueurs William, Christopher et Heinrich, qui sont chargés de la protection de lady Eileen pour une nuit, n'imaginent pas les enjeux de la chasse dont ils feront bientôt l'objet. Mais dans l'ombre d'Eileen, attentif, « Il » sait ce qui est sur le point de se jouer.
Née en 1978 au Havre, Lise Syven vit aujourd’hui dans le Finistère nord et exerce le métier d’informaticienne.
Passionnée par le côté obscur de la force, les super-héros, les dragons, les vaisseaux spatiaux, le XIXème, les monstres, elle souffre d’une addiction aux livres depuis l’enfance.
Elle livre des réflexions sur l’écologie, l’humanité, la quête de soi à travers ses écrits tour à tour humoristiques et merveilleux. Ses romans d’imaginaire proposent des univers foisonnants et complexes, tandis que ses textes contemporains portent un regard amusé et tendre sur notre époque.
Finaliste du Prix Imaginale Jeunesse, publiée en Russie, en Allemagne et en Italie, elle est l’autrice de onze romans en adulte et en jeunesse.
Il y a des livres pour lesquels je suis triste quand il faut les terminer et d'autres pour lesquels je suis déçue... de ne pas avoir aimé. Au Sortir De L'ombre fait malheureusement partie de cette catégorie.
Au Sortir De L'ombre relate les aventures de trois gentlemen londoniens - appelés des Traqueurs - dotés de pouvoirs spéciaux et chacun unique, travaillant pour une guilde chargée de protéger les Aethrynes, des prêtresses condamnées à garder enchaîner des monstres millénaires dans leur propre ombre. (On ne peut qu'applaudir devant une telle recherche de créativité !) Evidemment, quand le temps est venu de protéger une Aethryne particulièrement en danger, lady Eileen, leur mission ne va pas être de tout repos.
Tout d'abord, on plonge très vite dans le décor : une Angleterre sombre du 19ème siècle, une ambiance typique de l'époque victorienne flirtant avec le steampunk et le polar (brouillard dans les rues désertes, pavés luisants, société secrète, vous voyez le genre...) De plus, Aurélien Police (que j'adore, au passage) a fait un excellent travail pour la couverture ! En une illustration, il illustre parfaitement les 413 pages.
Bon, on plonge plutôt vite dans le décor, mais avec un peu plus de difficulté dans l'histoire. Sachez que l'histoire est tout de même assez complexe et très riche en informations, il n'est pas toujours aisé de suivre et on décroche facilement et régulièrement (surtout si comme moi vous lisez habituellement avant de sombrer dans les bras de Morphée). Les scènes d'action sont également assez confuses la plupart du temps (certains personnages ont des pouvoirs, d'autres non, j'vous raconte pas la pagaille lorsqu'il y a un combat) Je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages, aucun, excepté peut-être Heinrich, un des traqueurs. La prêtresse lady Eileen est froide et hautaine ; je n'ai rien contre ce genre de femmes quand elles ont un minimum de bon fond. Mais j'accepte tout de même l'idée que Syven ait voulu que son héroïne soit sombre et rancunière de par sa mission proche de la malédiction (être perpétuellement en compagnie d'un monstre avide de tueries ne doit pas rendre aimable et heureux, j'en conviens).
Cependant, j'ai beaucoup aimé l'ambiance ; les décors sont beaux et riches. L'écriture de Syven est soignée, imagée et poétique, elle pense à chaque détail ! Et que dire de cette imagination incroyable, j'en suis jalouse ! J'ai bien apprécié les passages consacrés aux récits des archives de la guilde ; si l'auteure se décidait à consacrer un tome.0 de son histoire, porté sur l'apprentissage des jeunes agents à l'Institution, je serais la première intéressée ! J'ai vraiment apprécié la fin et c'est suffisamment rare pour être souligné !
Malgré le potentiel d'Au Sortir De L'ombre (si si, j'insiste), je n'ai malheureusement pas réussi à m'accrocher autant que je l'aurais souhaité. C'est avec déception, un peu de colère et empressement que j'ai lu les dernières pages. C'est un livre que je vais garder au chaud pour une éventuelle future relecture car il mérite tout de même une second chance.
Longtemps, j’ai eu peur de ce roman pour la simple raison qu’il se passe en Angleterre victorienne. Les ambiances à la Sherlock Holmes ou Jack the Ripper ne m’attirent pas vraiment, voire pas du tout. Mais j’ai créé mon propre code il y a longtemps : celui d’acheter et lire les livres des gens que je connaissais, de près ou de loin, IRL ou uniquement sur le web. Sans exceptions. Et parfois, ça fait de jolies surprises. J’avoue que j'ai entamé ma lecture un peu perdue. Qui étaient les prêtresses ? Qu’étaient ces Gothans dont j’avais entendu parler depuis longtemps ? Pourquoi avait-on besoin de ces traqueurs ? Et puis, tout s'explique. Au départ, les traqueurs et Eileen attendent, subissent, fuient. Et puis... bam ! Les scènes s’enchaînent sans temps mort. Les seuls moments de sursis étaient les extraits des guides, de carnets, d’archives qui expliquaient ce qu’était donc la guilde d’Ae. On est sur le bord de notre siège, on s'attend au pire, on tourne la page, on a peur, et que va-t-il se passer avec nos traqueurs ? Quand j'ai terminé ma lecture, je me suis dit que pour un one shot, l'ouverture était immense. ;-) Ce roman m'a hanté quelques jours. Mais je garde ma hantise pour moi. O:-)
"En résumé, un roman que je conseille vivement de découvrir. Vous allez passer de sueurs froides en révélations, et de découvertes en chamboulements. Vous n’allez pas ressortir indemnes de cette lecture, et je suis sûre que, tout autant que moi, vous allez apprécier ce voyage à Londres en 1886…"
Le temps de me plonger dans l'histoire, j'ai trouvé le style très dynamique et ferme, au point de me demander qui est cette personne derrière la plume! Je pense être conquise ou bien surprise de la qualité de l'histoire, qui se révèle au final plus complexe qu'on l'imagine.