Léa, enfant du capitalisme sauvage à la langue bien pendue, a pour meilleure amie Poupie. Elles se sont connues à la garderie, ont conclu un pacte d’amitié à l’adolescence. Best friends forever. Pour la vie. Mais la vie, justement, pourrait en décider autrement…
« L’air d’un fantôme abandonné. Poupie, sur le trottoir. Un fantôme. L’air froid. J’ai mal à la gorge qui pique. Va-t-elle crever? Le vide. Christophe a crissé son camp après avoir touché les boules d’Ema-Jade comme un cave. Saoul. Il a capoté quand il a vu Poupie par terre. Va donc crever dans le fossé. Dans ma tête et mon cœur, je suis prise de vertige. Je fonds. Je panique. Je meurs par en dedans. »
Belle histoire, mais on sent que l’autrice s’empêche de l’écrire complètement. Son autodérision, même si elle est souvent drôle, ressemble surtout à un moyen d’éviter le fond des choses.
Un court roman sur l’amitié. J’ai beaucoup aimé. Étant dans la même tranche d’age que l’autrice, j’ai été nostalgique a plusieurs moments lors de ma lecture.
Un beau 3.5 pour moi. Au début, je n'étais pas certaine d'aimer le style d'écriture du roman mais très rapidement je me surprise à aimer le ton sincère et "à vif" de l'autrice. Le plus beau récit sur l'amitié que j'ai lu.
2.5 « -Quand je vais être vieille, me dit-elle, je vais sûrement rester ici. Je vais avoir une cabane dans le bois. Toi, tu vas aller loin.
Son admiration me rend mal à l'aise. » -p. 31
J'ai adoré l'écriture de l'autrice: pragmatique, taciturne, baveuse, à l'humour noir, pince-sans-rire et mesquin parfois. Cela donnait énormément de couleur et de texture au récit. Les mots avaient eux-mêmes une personnalité, personnalité de petite peste, de femme blessée, d'âme torturée.
J'ai apprécié le format du livre en trois actes, comme si l'autrice faisait la mise en scène de sa propre vie. La lecture en était plus fluide, plus organisée.
Autant le vocabulaire utilisé que les sujets abordés collaient à la personnalité d'une jeune femme québécoise ayant grandi dans les années 1990. C'est probablement ses allures d'autofiction qui faisaient que cette personnalité ne détonnait pas.
Malgré cette beauté d'écriture, je n'ai vécu aucune émotion avant la toute fin du livre. J'ai trouvé cela quelque peu étrange étant donné que l'objectif de certains passages était clairement de susciter des émotions chez le lecteur. Certains criaient « Allez, toi qui me lis, c'est le moment de brailler ». Je crois qu'une raison pouvant l'expliquer est que malgré les apparences, j'ai eu l'impression que l'on restait en surface. Malgré l'utilisation de vocabulaire fort et dur, on n'a pas creusé suffisamment. Il est important de savoir qu'à mon avis, ce n'est pas parce que l'on parle d'un sujet bouleversant que l'histoire qui en témoigne l'est aussi.
J'ai trouvé qu'une atmosphère pesante, désagréable régnait lors de ma lecture. Une telle atmosphère est appréciable lorsque c'est le but recherché, mais ici, je ne crois pas que c'était le cas. J'étais vraiment déprimée à chaque fois que j'ouvrais le livre, mais pas parce qu'il me faisait vivre des émotions, plutôt parce que je n'aimais pas réellement me plonger dans l'histoire. J'avais l'impression que les mots que je lisais étaient couverts d'un voile gris: il ne m'empêchait pas de voir le talent d'écriture de l'autrice, mais il m'empêchait d'en percevoir les émotions.
Peut-être est-ce parce que le livre est très court, mais je n'ai ressenti aucune empathie pour la protagoniste. Je ne me suis jamais sentie « Léa ». Encore une fois, je crois qu'elle ne nous a pas été présentée suffisamment en profondeur. La voir dans sa vulnérabilité ne la rendait pas plus attachante: j'avais besoin de plus.
Finalement, j'ai l'impression que c'est le genre de livre où le contenant est excellent, mais où le contenu l'est beaucoup moins. Je me rappellerai de cette lecture, mais ce sera pour la plume de l'autrice, et pas parce que son histoire m'a touchée.
Une lecture crue mais aussi très douce. L'autrice nous plonge dans une exploration de la mort et de l'amitié, en nous offrant un récit à la fois brut et délicat. J’ai beaucoup aimé la manière dont l'amitié est dépeinte, avec toutes ses nuances et sa complexité. Ce livre m’a beaucoup touché.
Petite plaquette, beau petit roman sur l’amitié, sur le passage de l’enfance à l’adolescence, puis à l’âge adulte. Phrases courtes, punchées. Humour d’une trentenaire qui partage ses réflexions sur le changement, sur la vie, sur la société et ce qu’elle observe autour d’elle. Sympathique, sans gêne et par moment touchant.
Amies depuis la garderie, Léa et Poupie se promettent à l’adolescence d’être « Best friends » pour la vie. Pour ajouter à la promesse, chacune porte la moitié d’un collier best friends forever acheté chez Ardenne. Mais que savent-elles de l’avenir ?
Malgré la maladie, le départ pour les études, les choix de vie et les trajectoires différentes, Léa gardera toujours en elle ces précieux souvenirs avec Poupie.
Au premier acte, j'étais pas sûre. Une histoire de petites filles ponctuée d'apartés en italiques intenses, sur ce que la narratrice, grandie, connaît maintenant. Des apartés raides, dures. Je ne comprenais pas la colère. Je trouvais qu'elle clashait.
Une adaptation, le temps que je la connaisse mieux, j'imagine, que je m'en fasse une amie. Parce qu'au 2e acte, la petite fille grandie est restée la même. Mais de raide et dure, elle est devenue humaine et inspirante.
C'est une histoire d'amitié hors du commun qui se conclut au 3e acte. De Britney et des colliers Best friends à la vie d'adulte. Raide, pis dure.
Bien! Triste, surprenant, fait réfléchir. La vie c’est vite et c’est imprévisible. C’est cool de lire sur la vie du personnage à différents moments clés et de voir à quel point elle évolue mais en même temps non, les mêmes idées lui trottent en tête et les mêmes personnes la suive 20 ans plus tard.
Cette plaquette se lit très bien, j'avais toujours envie de retrouver la personnage et les nombreuses références aux années 90. Mais selon moi il y a un certain manque de profondeur, que j'aurais aimé retrouver pour mieux comprendre la psychologie des personnages. Tout de même une très belle lecture!
née dans les mêmes années, plusieurs éléments m'ont rendue nostalgique, ce qui me ratachait à la protagoniste, qui parfois, me gossait dans ses revendications socialistes engagées, un peu nécessaire, mais quelques fois de trop. j'ai plus embarqué à partir de la deuxième partie.
Deux ados qui se font un pacte, une sombre ds une psychose, on suit la vie de l’autre qui part étudier à Paris. Elles se retrouvent alors que la 1ere va mourir et que la 2e est enceinte...
This entire review has been hidden because of spoilers.