« Je pense souvent à toi, mon fils, qui aujourd’hui vis loin de moi, tant mes souvenirs s’anguillent à travers ma mémoire. Et alors, tout s’entremêle. Nos paroles et nos silences qui s’entrelianent dans un métissage époustouflant. »
Le légendaire Frankétienne signe ici un ouvrage testamentaire : réflexion sur le temps, l’écriture et la ville sous la forme d’une longue lettre à son fils Rodney Saint-Éloi. De Port-au-Prince à Montréal, la voix du vieil écrivain roule en échos, éclate en mille saveurs et délices cette langue dont lui seul connaît les folles arcanes.
Frankétienne was a Haitian writer, poet, playwright, painter, musician, activist, and intellectual. He was recognized as one of Haiti's leading writers and playwrights of both French and Haitian Creole, and was "known as the father of Haitian letters". As a painter, he was known for his colorful abstract works, often emphasizing the colors blue and red. He was a candidate for the Nobel Prize in Literature in 2009, made a Commander of the Ordre des Arts et Lettres (Order of the Arts and Letters), and was named UNESCO Artist for Peace in 2010.
Frankétienne nous plonge une nouvelle fois dans la folie de sa poésie, la poésie de sa folie mais cette fois sous la forme d’une lettre adressée à Rodney St-Éloi, lui aussi poète. L’auteur abuse un peu des métaphores et des images (surtout pour un texte qui se veut une lettre) mais elles sont toutes réussies et puissantes. Il s’agit quand même de Frankétienne. Il ne peut décevoir.