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“The question of the stranger in a society which estranges everybody from it--while forcing everybody to assimilate their own alienation--takes cover under dubious and sinister masks.”
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“What I do know, is that I refused to compromise with the system and I was obsessed with preventing my work from being manipulated for their propaganda. Even stories about the Holocaust could have been promoted as anti-fascist stories, which they were in a way, but I didn’t want them to be taken only as such. I remember I had a reading in Berlin in the ‘80s and a man in the audience, asked me: ‘Sir, I read your book, I read the stories, you didn’t say who the oppressors were nor who are the people who are suffering.’ And I said, ‘No, I didn’t.’ It was important to me that a Vietnamese reader reading a story about a young boy who is in a camp, can recognize himself, without me saying: the boy is a Jew, the oppressor is a Romanian, or a Nazi, and so on. I wanted to have a more universal approach.”
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“Frica de reacţia în întârziere a destinului devine mai nefastă decât chiar confirmarea presimţirilor. Nenorocirea stabilizează, cel puţin, pentru o vreme, balanţa. Promite un armistiţiu.”
― October, Eight O'Clock Stories
― October, Eight O'Clock Stories
“Mon vœu, quand j'ai commencé à écrire, a été d'être un écrivain roumain. Comme tant d'autres avant moi, qu'ils aient été grecs (I[on] L[uca] Caragiale, Alexandru A. Philippide), arméniens (Garabet Ibrăileanu), juifs (Mihail Sebastian, Max Blecher) ou de bien d'autres origines, depuis le Géorgien Antim Ivireanul, jusqu'au « russe » Nichita Stănescu.”
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“Obsesia premiilor semnifică o frustrare deloc stimulativă. Creaţia în artă fiind a solitudinii şi originalităţii, nu a onorurilor şi reclamei...”
― On Clowns: The Dictator and The Artist: Essays
― On Clowns: The Dictator and The Artist: Essays
“Au commencement était le verbe nous disent les anciens. Pour moi, celui du commencement fut roumain. Le médecin et ceux qui avaient veillé sur ma difficile naissance parlaient le roumain. Chez moi, on parlait roumain, je passais la majeure partie de mon temps avec Maria, la jolie fille de paysans qui s’occupait de moi et m’adorait en roumain. Ce n’était, certes, pas la seule phonétique de mon environnement. Dans la Bucovine d’avant la dernière guerre mondiale, on parlait l’allemand, le yiddish, l’ukrainien, le polonais et un étrange mélange de slave, caractéristique des Ruthènes. La grande guerre fratricide entre le yiddish, la langue de l’exil, plébéienne, laïque, et l’hébreu sacré, élitiste, connut, ne l’oublions pas, son heure dramatique à la Conférence de Czernowitz en 1908, quand la victoire solennelle du yiddish (« les Juifs sont un seul peuple, leurs langues est le yiddish ») ne pouvait laisser augurer la suprématie spectaculaire et définitive que la création de l’État d’Israël allait assurer quatre décennies plus tard à la langue hébraïque. Lorsque mon grand-père demanda si j’avais des ongles, afin d’évaluer les chances du nouveau-né, je suppose qu’il le fit en yiddish, bien qu’il sût l’hébreu, parlât couramment le roumain, et que dans sa librairie on vendît essentiellement des livres roumains.
À 5 ans, déporté en Transnistrie avec toute la population juive de Bucovine, je ne connaissais que le roumain. Lors de mon premier exode au-delà du Dniestr, la langue roumaine subit l’exil en même temps que moi.
(p. 45, première page du texte « La langue exilée », 2002)”
― The Fifth Impossibility: Essays on Exile and Language
À 5 ans, déporté en Transnistrie avec toute la population juive de Bucovine, je ne connaissais que le roumain. Lors de mon premier exode au-delà du Dniestr, la langue roumaine subit l’exil en même temps que moi.
(p. 45, première page du texte « La langue exilée », 2002)”
― The Fifth Impossibility: Essays on Exile and Language
“Si je me rapporte à notre espace littéraire, je suis un écrivain parent de Max Blecher, et non d'Isac Peltz. Je ne suis pas un écrivain du « monde juif ». Je suis plutôt, implicitement et non explicitement, d'une spiritualité qui est aussi juive.
(p. 104)”
― Les Tiroirs de l'Exil: Dialogue Avec Leon Volovici
(p. 104)”
― Les Tiroirs de l'Exil: Dialogue Avec Leon Volovici
“Hermann Hesse a raison de dire que les textes de Kafka ne sont ni religieux, ni métaphysiques, ni moraux , mais simplement poétiques.
(p. 250)”
― The Fifth Impossibility: Essays on Exile and Language
(p. 250)”
― The Fifth Impossibility: Essays on Exile and Language
“Si Gertrude Stein avait raison de soutenir que « l'identité » nous lie à des groupes sociaux (religion, langue, ethnie, sexualité, culture, sports, etc.) tandis que « l'entité » est ce qui reste quand nous sommes seuls dans une chambre, alors le dialogue qui suit peut aussi être vu comme une introspection insistante, réalisée en différents lieux et à des périodes différentes, de la relation entre ces deux dimensions de la biographie et de la bibliographie de l'interviewé que j'ai accepté d'être.
(extrait de la préface à l'édition française rédigée en août 2013, p. 8)”
― Les Tiroirs de l'Exil: Dialogue Avec Leon Volovici
(extrait de la préface à l'édition française rédigée en août 2013, p. 8)”
― Les Tiroirs de l'Exil: Dialogue Avec Leon Volovici
“[…] le roman « L'Enveloppe noire » (1986) proposait une allégorie du quotidien socialiste avec de forts accents politiques, à une époque où la dictature encourageait l'écrivain « esthète » détaché de la réalité du moment.
(p. 49)”
― The Fifth Impossibility: Essays on Exile and Language
(p. 49)”
― The Fifth Impossibility: Essays on Exile and Language
“L'amour, ils n'ont pu l'offrir ni le recevoir comme ils l'auraient voulu. Jetés sous la même ombre errante, au soir du départ, de l'exil ultime, lorsque le soleil et pas seulement le soleil décline, [Paul] Celan et [Benjamin] Fondane se sont rencontrés et ont, enfin, fraternisé avec les non-aimés de toujours, maintenant, à l’heure de cendre, dans l'ascension vers eux-mêmes.
(p. 132)”
― The Fifth Impossibility: Essays on Exile and Language
(p. 132)”
― The Fifth Impossibility: Essays on Exile and Language
“mediocra noastră dimineață friguroasă, îngăduitoare, înaintăm, cu toate după noi, calendar, certificate, cartograme, primejdii, povești, pozne, podoabe, așteptarea rece puerilă a zilei, pedeapsa noastră, bucurie deznădejde, desaga fiecăruia.”
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“Je me rappelle encore avec quelle émotion le vieillard que j'étais à l'âge de neuf ans, de retour du camp, reçut au jour solennel de son anniversaire un recueil de contes roumains. En cet après-midi d'été 1945, dans le silence de la pièce, seul dans l'univers, je découvrais la langue fascinante, magnétique, miraculeuse, d'un conteur de génie.
(p. 9)”
― The Fifth Impossibility: Essays on Exile and Language
(p. 9)”
― The Fifth Impossibility: Essays on Exile and Language
“(un prieten despre fondatorii constituției americane) ... au avut câteva principii: libertatea de exprimare, libertatea de vot, libertatea de opțiune, a doua era chestiunea socială: cum poate să funcționeze bine societatea; si asta era competiția, adică ideea lui era că fără o competiție liberă și acută, chiar nu poate societatea să fie viabilă dar avea ca principiu ca, spunea el, câștigătorul în această competiție, care poate să fie oricât de acută, oricât de dură, trebuie sa îl ajute pe învins să nu cadă prea jos.”
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“Mon vœu, quand j'ai commencé à écrire, a été d'être un écrivain roumain. Comme tant d'autres avant moi, qu'ils aient été grecs (I[on] L[uca] Caragiale, Alexandru A. Philippide), arméniens (Garabet Ibrăileanu), juifs (Mihail Sebastian, Max Blecher) ou de bien d'autres origines, depuis le Géorgien Antim Ivireanul, jusqu'au « russe » Nichita Stănescu.
(p. 105)”
― Les Tiroirs de l'Exil: Dialogue Avec Leon Volovici
(p. 105)”
― Les Tiroirs de l'Exil: Dialogue Avec Leon Volovici
“J'ai rencontré chez [Giorgio] Bassani des dilemmes similaires aux miens. Dans un contexte italien, certes, et traités avec une simplicité sereine, plutôt classique. De ce point de vue, sans doute, je suis plus proche de Max Blecher et de Bruno Schulz voire de [Saul] Bellow…
[...]
Je ne suis pas plus proche de [Max] Blecher que de Bassani seulement parce que Roman la ville de Blecher, est plus proche de Burdujeni [quartier de Suceava où est né Norman Manea] ou de Bucarest que Ferrara. Je communique différemment avec Schulz, parce que la Galicie n'est pas très éloignée de la Bucovine, mais pas seulement pour cette raison là. Je suis probablement plus réceptif à l'œuvre de Camil Petrescu qu'à celle d' [Ilya] Ehrenburg ou d'Anna Seghers. Je me suis énormément intéressé à Musil, qui n'a rien de judaïque, et moins à [Lion] Feuchtwanger par exemple même si j'ai lu certains de ses livres avec plaisir.
(p. 57-58)”
― Sertarele exilului. Dialog cu Leon Volovici
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Je ne suis pas plus proche de [Max] Blecher que de Bassani seulement parce que Roman la ville de Blecher, est plus proche de Burdujeni [quartier de Suceava où est né Norman Manea] ou de Bucarest que Ferrara. Je communique différemment avec Schulz, parce que la Galicie n'est pas très éloignée de la Bucovine, mais pas seulement pour cette raison là. Je suis probablement plus réceptif à l'œuvre de Camil Petrescu qu'à celle d' [Ilya] Ehrenburg ou d'Anna Seghers. Je me suis énormément intéressé à Musil, qui n'a rien de judaïque, et moins à [Lion] Feuchtwanger par exemple même si j'ai lu certains de ses livres avec plaisir.
(p. 57-58)”
― Sertarele exilului. Dialog cu Leon Volovici





