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Jean-Pierre Martinet Jean-Pierre Martinet > Quotes

 

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“Dark, yawning grave, ogre's vagina, tomb of sleep and night, night of marshes, marshes of silence, silence of death.”
Jean-Pierre Martinet, The High-Life
“Live as little as possible to suffer as little as possible.”
Jean-Pierre Martinet, The High-Life
“Comme un ciel sale vire brusquement au noir, un immense dégoût de moi-même m'envahissait, comme ce matin, après avoir quitté Bérénice, et au fond de ce dégoût, il y avait une atroce volupté, qui avait la saveur même de la mort.”
Jean-Pierre Martinet, Jérôme
“Le cancer du temps nous a tous bouffés.”
Jean-Pierre Martinet, Jérôme
“Je marcherai dans les rues, dans la lumière orangée, en jupon, risible, je marcherai jusqu'à ce que l'orage éclate enfin, et qu'arrive la pluie glacée, la pluie venue des régions d'au-delà du monde, la pluie bienfaisante qui me lavera de toutes mes souillures. Je resterai les bras levés, seule sous ce déluge, tandis que les citadins terrifiés fermeront leurs volets, croyant venue la fin des temps annoncée par les prophètes. Puis je m'agenouillerai et je demanderai à Dieu de me pardonner.”
Jean-Pierre Martinet, LA SOMNOLENCE
“Je me souviens, un jour tu m'as dit : je préfère dormir à côté d'un rasoir ouvert qu'à côté d'une de ces petites salopes que je paie pour se laisser tripoter. Un rasoir, c'est franc, c'est honnête, on peut se tuer avec, ou égorger ses ennemis, c'est pur un rasoir, ça ne raconte pas de balivernes, c'est blanc comme la mort.”
Jean-Pierre Martinet, Jérôme
“Quelle saloperie la vie, quelle sale affaire. Un genre de vilaine plaie qu'on gratte et qu'on infecte, et puis après, hop, au cercueil, et on enferme vos joies, vos chagrins, avec.”
Jean-Pierre Martinet, Jérôme
“Si les larmes pouvaient faire maigrir, je devrais être maigre comme un clou, maintenant, mais non, rien à faire, plus je pleure plus je pèse, comme si les sanglots coulaient à l'intérieur. Aussi un jour, peut-être, au lieu de cent cinquante kilos, je devrais en faire quatre ou cinq cents, et même plus, tourbillonnant autour de la terre comme un astre mort, une planète de douleur.”
Jean-Pierre Martinet, Jérôme
“Je n'ai pas osé lui dire que je n'avais envie de rien, si ce n'était de m'anéantir dans un dégoût si profond de moi-même que plus jamais je ne reverrais la lumière.”
Jean-Pierre Martinet, Jérôme
“J'avais l'impression bizarre que ce n'était pas moi qui parlais, mais une voix très lointaine, oubliée depuis des années, et qui remontait d'un passé enfoui, vaguement immonde, comme si mon corps n'était plus qu'un placard vide où viennent se cacher des enfants monstrueux.”
Jean-Pierre Martinet, Jérôme
“Monde de solitude. Monde d'atroces poupées mécaniques. Machines d'acier, machines de mort. Je me demande souvent si, lorsqu'on meurt, le corps devient comme du lierre, et pousse sur les murs, sur les arbres, ou à l'intérieur du corps de ceux qui vous aiment.”
Jean-Pierre Martinet, LA SOMNOLENCE
“Tu m'emmerdes avec tes anges. Il n'y a rien de plus obscène que les sentiments. Toutes ces paroles. Que l'ombre d'un ange, un jour, s'approche de toi, alors que tu fais consciencieusement ton travail de pute, les pattes écartées, comme toutes les salopes de cette planète pourrie, les mères, les sœurs, les fiancées, baisées, bourrées, enfilées, défoncées, démolies, haletantes, toujours à essayer de prolonger en jouissant le cauchemar de la vie, comme si ça ne suffisait pas comme ça, déjà, mais non, encore, encore, haletantes, trempées, tournées, retournées, malaxées, concassées, habillées, déshabillées, en hiver, en été, toujours dans des chambres étouffantes, gigotant, sautant, hurlant, bavant, oh oui que l'ombre d'un ange, par n'importe quel temps, s'approche, dans le silence absolu, et décrète la fin de cette mascarade. Car la vie n'est pas douce, et elle n'est pas bonne, contrairement à ce qu'on essaie de nous faire croire un peu partout. Pas de raisins dans les vignes, pas de figue au figuier. Les feuilles sont flétries, les eaux empoisonnées. La création est ratée, Solange le disait souvent, et les grandes villes sont des repaires de chacals, maintenant : une sale brume recouvre tout, lentement.”
Jean-Pierre Martinet, Jérôme
“D'ailleurs, ma vie n'aura été que cela : un long bâillement douloureux avant le sommeil.”
Jean-Pierre Martinet, LA SOMNOLENCE
“A vrai dire, je n'ai plus la moindre envie de sortir : la nuit a l'air si sale, dehors. Un décor mal repeint, triste et laid. Une immense lassitude, partout. Les gens doivent se traîner péniblement. Des scaphandriers au fond de la mer. La nuit est si sale. La vie est si sale. Il n'y a que des fantômes, ou des automates sinistres. Comme je serais bien dans mon lit, cachée sous les couvertures. Somnoler. Somnoler. Bienheureuse somnolence, objet de tous mes désirs. Je bâille.”
Jean-Pierre Martinet, LA SOMNOLENCE
“En un éclair, il m'a semblé voir le monde, enfin : un bordel étouffant dirigé par un tenancier ivre.”
Jean-Pierre Martinet, LA SOMNOLENCE
“La nuit transpercée de projecteurs se met à neiger de douleur.”
Jean-Pierre Martinet, Jérôme

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Jérôme Jérôme
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The High-Life The High-Life
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L'ombre des forêts L'ombre des forêts
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LA SOMNOLENCE LA SOMNOLENCE
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