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“Even ivory towers need central heating.”
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“Leaving traces of ourselves, as in creative productivity, could then be seen as part of the definition of consciousness for us as well. We know that in order to progress we must stretch for something just out of reach--if only for a life that will be more compassionate and decent than the cruelty, paranoia, greed, narrow corporatism, or narcissism we mostly indulge in and find such ample justification for. And so we dream.”
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“To be an African is not a choice, it is a condition… To be an African is not through lack of being integrated in Europe… neither is it from regret of the crimes perpetrated by “my people”… No, it is simply the only opening I have for making use of all my sense and capabilities… The African earth was the first to speak. I have been pronounced once and for all.”
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“Glissant: “For me, the arrival is the moment where all the components of humanity – not just the African ones – consent to the idea that it is possible to be one and multiple at the same time; that you can be yourself and the Other; that you can be the Same and the Different. When that battle ... is won, a great many accidents in human history ... will be abolished.”
― Parool / Parole: Versamelde Toesprake/Collected Speeches
― Parool / Parole: Versamelde Toesprake/Collected Speeches
“Rhythm, repetition, making patterns--these are not only important devices for shaping the strange and abstract instrument/object we call a poem or a story, but they are craved as well because of our primordial need for reassurance, the sense of security we get from moving over the known. A mystery doesn't lose power in revisiting. Writing is not just to know, it is also to console. We need to be reminded that we are part of the obscure rhythm of birth and decade. It is the humming that matters.”
― Intimate Stranger
― Intimate Stranger
“The recognition and the acceptance of the Other's humanity (or humanness) is a maiming of self. You have to wound the self, cut it in strips, in order to -know- that you are as similar and of the same substance of shadows.”
― Intimate Stranger
― Intimate Stranger
“And gradually we will rot like old ships or trees
But keep Pain far from Me o Lord”
― In Africa Even the Flies Are Happy
But keep Pain far from Me o Lord”
― In Africa Even the Flies Are Happy
“Sometimes, fiction tells a truth that history cannot.”
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“History is a succession of things that ought never to have happened, and the writing act is a kind of revenge against this.”
― Intimate Stranger
― Intimate Stranger
“si tu lèches le sable d'un pays étranger
quand tu arrives là-bas en visite
tu repousse ses mauvais génies et tourments”
― Feu froid
quand tu arrives là-bas en visite
tu repousse ses mauvais génies et tourments”
― Feu froid
“Testament d’un rebelle
donne-moi une plume
que je puisse chanter
que la vie n’est pas vaine
donne-moi une saison
pour regarder l'air dans les yeux
lorsque le pêcher vomit sa plénitude blanche
une tyrannie s'écroule
laisse pleurer les mères
laissent les seins dessécher
tarir les girons
lorsque l'échafaud sèvre pour la dernière fois
donne-moi un amour
qui ne pourrisse jamais entre les doigts
donne-moi un amour
comme celui que je veux te donner
donne-moi un cœur
qui batte sans arrêt
batte batte plus fort que le battement blanc
d’un pigeon craintif dans la nuit
battra plus sec que les plombs amers
donne-moi un cœur, une petite fabrique de sang
qui peut cracher
des fleurs de joie
car le sang est doux est beau
jamais vrai ou faux
je veux mourir avant d'être mort
lorsque mon sang est encore fertile
et rouge
avant que ne tombe la lie noire du doute
donne-moi deux lèvres
et de l’encre claire pour ma langue
qui couvrira de lait
une grande lettre d’amour pour la terre
qui sera de jour en jour plus douce
exorcisera toute l'amertume
qui brûlera plus doux comme l'été
laisse alors venir l'été
sans bandeau ni corbeau
laisse le pilori le pêcher
donner ses fruits rouges en paix
et offre-moi un lai
de colombes de satisfaction
que je puisse chanter de mon pis
que la vie n'est pas vaine
car comme je meurs les yeux ouverts
ma chanson rouge ne périra pas
22.2.66
(pp. 36-37)”
― Feu froid
donne-moi une plume
que je puisse chanter
que la vie n’est pas vaine
donne-moi une saison
pour regarder l'air dans les yeux
lorsque le pêcher vomit sa plénitude blanche
une tyrannie s'écroule
laisse pleurer les mères
laissent les seins dessécher
tarir les girons
lorsque l'échafaud sèvre pour la dernière fois
donne-moi un amour
qui ne pourrisse jamais entre les doigts
donne-moi un amour
comme celui que je veux te donner
donne-moi un cœur
qui batte sans arrêt
batte batte plus fort que le battement blanc
d’un pigeon craintif dans la nuit
battra plus sec que les plombs amers
donne-moi un cœur, une petite fabrique de sang
qui peut cracher
des fleurs de joie
car le sang est doux est beau
jamais vrai ou faux
je veux mourir avant d'être mort
lorsque mon sang est encore fertile
et rouge
avant que ne tombe la lie noire du doute
donne-moi deux lèvres
et de l’encre claire pour ma langue
qui couvrira de lait
une grande lettre d’amour pour la terre
qui sera de jour en jour plus douce
exorcisera toute l'amertume
qui brûlera plus doux comme l'été
laisse alors venir l'été
sans bandeau ni corbeau
laisse le pilori le pêcher
donner ses fruits rouges en paix
et offre-moi un lai
de colombes de satisfaction
que je puisse chanter de mon pis
que la vie n'est pas vaine
car comme je meurs les yeux ouverts
ma chanson rouge ne périra pas
22.2.66
(pp. 36-37)”
― Feu froid
“The story of mankind is the nomadic search for many, many truths along harsh roads bordered with flesh and bones and the apparitions of truths long since eaten by birds; it is looking for truths to fill a grumbling stomach, and spitting them out like pebbles when they have lost their flavor.”
― Intimate Stranger
― Intimate Stranger
“Monsieur l'Interrogateur, si vous êtes vraiment ce que je pense, comme vous auriez aimé rencontrer Nails Van Byleveld. Quels romans cet homme doit avoir dans le cercueil de sa mémoire ! Quel paradoxe, quelle joie, on doit éprouver à effilocher l'écheveau de vêtements dont il est habillé ! On en reparlera plus tard.”
― The True Confessions of an Albino Terrorist
― The True Confessions of an Albino Terrorist
“La liberté, c'est le minotaure en dehors des murs.”
― The True Confessions of an Albino Terrorist
― The True Confessions of an Albino Terrorist
“[...]
tu apprends à mendier
à donner en pâture aux bureaucrates insatiables
le remords cru de ton peuple
à tous les Fonctionnaires de la Conscience du Monde
tu regarde dans leur trou-du-cœur : à l'intérieur du miroir
de sorte que tu es encore éveillé le matin
avec un grommellement gris dans la bouche
les mots essaiment
comme des parasites sur ta langue
tes mots bâtissent des nids dans ta gorge
en foule tu es un réfugié professionnel
tu ne bois ni ne fumes
car ta vie est une arme
tu crèves d'un poison nommé désespoir
tu es battu dans un cul-de-sac comme un chien
[...]
(extrait du poème « Exilé, porte-parole », p. 59)”
― Feu froid
tu apprends à mendier
à donner en pâture aux bureaucrates insatiables
le remords cru de ton peuple
à tous les Fonctionnaires de la Conscience du Monde
tu regarde dans leur trou-du-cœur : à l'intérieur du miroir
de sorte que tu es encore éveillé le matin
avec un grommellement gris dans la bouche
les mots essaiment
comme des parasites sur ta langue
tes mots bâtissent des nids dans ta gorge
en foule tu es un réfugié professionnel
tu ne bois ni ne fumes
car ta vie est une arme
tu crèves d'un poison nommé désespoir
tu es battu dans un cul-de-sac comme un chien
[...]
(extrait du poème « Exilé, porte-parole », p. 59)”
― Feu froid





