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“rien ne ramène plus irrésistiblement que les odeurs au lieu où on les huma pour la première fois – et pour tous, ce lieu était l’enfance.”
― La Mort viennoise
― La Mort viennoise
“Notre plus grande peur est la peur d'aimer. Toute souffrance a commencé par l'amour ; l'amour bafoué, renié, ignoré. L'abandon ou les cris dans une chambre d'enfant.
Si c'est cette peur qui nous fait souhaiter construire un univers où nous n'aurons plus peur - où régnera une atmosphère de sécurité- , alors l'impulsion créatrice n'est pas la bonne. Si c'est la peur qui nous fait rêver d'un monde sans violence, nous y programmons aussitôt la violence.
"Qui préfère la sécurité à la liberté aura vite fait de perdre les deux."
Il faut sortir de l'illusion sécurisante.
L'amour, par nature, met en danger. L'amour nous emporte au large, loin des estuaires et des ports de plaisance. Il décoiffe les anxieux, les craintifs, les inquiets. (p. 79-80)”
― N'oublie pas les chevaux écumants du passé
Si c'est cette peur qui nous fait souhaiter construire un univers où nous n'aurons plus peur - où régnera une atmosphère de sécurité- , alors l'impulsion créatrice n'est pas la bonne. Si c'est la peur qui nous fait rêver d'un monde sans violence, nous y programmons aussitôt la violence.
"Qui préfère la sécurité à la liberté aura vite fait de perdre les deux."
Il faut sortir de l'illusion sécurisante.
L'amour, par nature, met en danger. L'amour nous emporte au large, loin des estuaires et des ports de plaisance. Il décoiffe les anxieux, les craintifs, les inquiets. (p. 79-80)”
― N'oublie pas les chevaux écumants du passé
“Peut-être l'éducation n'est-elle pas autre chose que cette mise en scène de possibles rencontres, cet espace où se créent les conditions d'un surgissement. (p. 34)”
― N'oublie pas les chevaux écumants du passé
― N'oublie pas les chevaux écumants du passé
“Ne jamais oublier d'aimer exagérément : c'est la seule bonne mesure.”
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“Notre devoir le plus impérieux est peut-être de ne jamais lâcher le fil de la Merveille.
Grâce à lui ; je sortirai vivante du plus sombre des labyrinthes.”
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Grâce à lui ; je sortirai vivante du plus sombre des labyrinthes.”
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“Une conviction m'est acquise : toute forme de rejet de l'autre, de racisme et de xénophobie a toujours la même origine : une crasse ignorance et une atrophie de la fonction d'imagination. La curiosité intellectuelle, sensuelle et vivante est le seul puissant anticorps. (p. 68-69)”
― N'oublie pas les chevaux écumants du passé
― N'oublie pas les chevaux écumants du passé
“Dans chaque vraie rencontre l'inespéré a lieu.
Dans chaque amour, je réinstaure l'intégrité... de ce qui jusqu'alors n'avait pas existé. Je sauve le monde de l'inanité.”
― Éloge du mariage, de l'engagement et autres folies
Dans chaque amour, je réinstaure l'intégrité... de ce qui jusqu'alors n'avait pas existé. Je sauve le monde de l'inanité.”
― Éloge du mariage, de l'engagement et autres folies
“El amor es lo que queda cuando ya no queda nada más. En lo más hondo de nosotros, todos lo recordamos cuando —más allá de nuestros fracasos, de nuestras separaciones, de las palabras a las que sobrevivimos— desde la oscuridad de la noche se eleva, como un canto apenas audible, la seguridad de que, por encima de los desastres de nuestras biografías, más allá incluso de la alegría, de la pena, del nacimiento, de la muerte, existe un espacio que nadie amenaza, que nadie ha amenazado nunca y que no corre ningún peligro de ser destruido: un espacio intacto que es el del amor que ha creado nuestro ser.”
― Derniers fragments d'un long voyage
― Derniers fragments d'un long voyage
“Dimanche a été une de ces journées dont je disais autrefois à Rastenberg, quand, de tout le jour le brouillard ne s’était pas levé, qu'elle ne comptait pas dans le livre de Dieu.”
― Derniers fragments d'un long voyage
― Derniers fragments d'un long voyage
“Le passé n’a pas d’odeur – sang et sueur s’évaporent. Restent les pierres, restent les murs que le rêve altier de quelques-uns dressa contre le vide.”
― La Mort viennoise
― La Mort viennoise
“Dès que je manie la critique, je sens s'aggraver l'irritation, et en même temps j'ai conscience que c'est cette irritation même qui crée l'adversaire ! Les deux vont ensemble. Cette indignation que je laisse monter en moi donne une énergie colossale au Léviathan qui se tient devant moi. Ainsi me place-t-il où il veut m'avoir : dans la réaction - c'est-à-dire dans la guerre. (p. 100)”
― N'oublie pas les chevaux écumants du passé
― N'oublie pas les chevaux écumants du passé
“Car, en vérité, qui est plus étranger à l'homme que la femme et à la femme que l'homme ? Et ce problème se laisse retourner dans tous les sens selon la mode du jour. Il demeure entier. La femme est aussi étrangère à l'homme que l'homme à la femme, que le Celte au Romain et le Romain au Celte, que l'Arabe à l'Américain et l'Américain à l'Arabe, l'Irlandais à l'Anglais et l'Anglais à l'Irlandais, le Turc au Suisse, le Suisse au Turc… Et leur histoire est aussi sanglante que celle des nations. Leurs guerres aussi terribles. Eux aussi et elles aussi auront, s'ils veulent arrêter le char du diable, à passer par le chas de l'aiguille : le respect réciproque.
L'autre est - et demeure - terre inconnue. (p. 65)”
― N'oublie pas les chevaux écumants du passé
L'autre est - et demeure - terre inconnue. (p. 65)”
― N'oublie pas les chevaux écumants du passé
“L'homme occidental a une propension colossale à la haine de soi : l'imaginaire collectif miné de guerres et de haines idéologiques et aussi la loyauté envers ceux qui ont souffert le retiennent de vivre.
Souvent l'égoïsme n'est que le deuil hargneux du respect de soi. (p. 83)”
― N'oublie pas les chevaux écumants du passé
Souvent l'égoïsme n'est que le deuil hargneux du respect de soi. (p. 83)”
― N'oublie pas les chevaux écumants du passé
“Et si Dieu l'a si bien caché - ce monde réel - c'est pour qu'il ne traîne pas n'importe où, au vu et au su des indifférents, des cyniques, des gredins. C'est pour qu'on soit contraint de se mettre à sa recherche. L'intime désastre du quotidien, les implosions muettes de la souffrance... tout prend alors un sens.”
― Éloge du mariage, de l'engagement et autres folies
― Éloge du mariage, de l'engagement et autres folies
“Nous souffrons de l’interprétation, de l’évaluation des choses, jamais des choses elles-mêmes.
Toute souffrance morale est notre incapacité d'expérimenter les chose comme elles sont, comme elles viennent à nous.”
― Derniers fragments d'un long voyage
Toute souffrance morale est notre incapacité d'expérimenter les chose comme elles sont, comme elles viennent à nous.”
― Derniers fragments d'un long voyage
“J'avais soif et faim d'absolu.
J'ai quitté le monde pour sauver les créatures. J'ai quitté le monde pour atteindre à l'Illumination. J'ai quitté mon père et ma mère et les miens.
J'avais soif et faim d'absolu.
Puis j'ai compris que je ne serais apaisé que si j'apprenais à aimer aussi la saleté, la poussière et les passions.
Il est facile de se révolter contre la réalité. Il est plus difficile de la vivre.
Aussi je suis revenu dans le monde." Un moine (p. 77-78)”
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J'ai quitté le monde pour sauver les créatures. J'ai quitté le monde pour atteindre à l'Illumination. J'ai quitté mon père et ma mère et les miens.
J'avais soif et faim d'absolu.
Puis j'ai compris que je ne serais apaisé que si j'apprenais à aimer aussi la saleté, la poussière et les passions.
Il est facile de se révolter contre la réalité. Il est plus difficile de la vivre.
Aussi je suis revenu dans le monde." Un moine (p. 77-78)”
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“Il n’y a qu’un crime, c’est de désespérer du monde. Nous sommes appelés à pleins poumons à faire neuf ce qui était vieux, à croire à la montée de la sève dans le vieux tronc de l’arbre de vie.”
― Derniers fragments d'un long voyage
― Derniers fragments d'un long voyage
“En dressant un mur contre la haine du monde, sa laideur, sa tristesse, sa vénalité, sa dépression - comme si tout cela ne nous concernait pas -, nous nous ôtons le seul puissant outil de changement : la conscience que ce monde n'est rien d'autre que le précipité chimique de toutes mes pensée, de toutes mes peurs, de toutes mes cruautés. (p. 81)”
― N'oublie pas les chevaux écumants du passé
― N'oublie pas les chevaux écumants du passé
“les pattes d’araignée autour de tes yeux se mettent en marche quand tu souris. Et”
― La Mort viennoise
― La Mort viennoise
“Ce qu’il vous faut encore apprendre, et qu’on ne sait pas à vingt ans, c’est l’art d’éblouir en déméritant.”
― La Mort viennoise
― La Mort viennoise
“Donnez-vous à la peur, lui dit-il tout bas. Laissez-la vous envelopper, vous pénétrer. Ne cherchez pas à lui résister. Elle se lassera toute seule. Elle”
― La Mort viennoise
― La Mort viennoise
“Une promenade hier à travers le verger m'éclaire. C'est l'hiver et tous les arbres fruitiers sont plus semblables à de grands balais de bruyère, le manche fiché au sol, qu'à ce que nos yeux nomment un arbre. Celui qui céderait à la logique des sens, à l'impulsion d'un robuste réalisme constaterait que la vie a quitté ces arbres et donnerait l'ordre de les abattre. Il n'apprendrait jamais que les lois de la nature ont prévu quelque chose d'invraisemblable, de déraisonnable et d'inespéré connu sous le nom de « printemps » - et que ces arbres morts vont un jour proche se couvrir de bourgeons, de feuilles et de fleurs.
Personne ne m'ôtera de l'esprit qu'il en est ainsi des relations qui nous unissent et que nous scions à la base parce que nous les croyons mortes. Cinq jours de patience, un mois – ou vingt ans – et nous aurions assisté à un prodigue : la loi rigoureuse du « meurs et renais ».”
― Éloge du mariage, de l'engagement et autres folies
Personne ne m'ôtera de l'esprit qu'il en est ainsi des relations qui nous unissent et que nous scions à la base parce que nous les croyons mortes. Cinq jours de patience, un mois – ou vingt ans – et nous aurions assisté à un prodigue : la loi rigoureuse du « meurs et renais ».”
― Éloge du mariage, de l'engagement et autres folies
“Un cheveu sépare la chute de la grâce.”
― Où cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ?
― Où cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ?
“L'amour ne connaît qu’un seul but lorsqu’il te rencontre : lui même. Venir au monde encore une fois à travers toi. Se donner à travers toi une chance de plus ». Tu es convié à aimer et à servir pour que sur terre soient l’amour et le service.
Tu es convié.
Tu n’es même pas obligé.
Un simple service d’honneur.
Voilà tout.
Ni plus mais ni moins.”
― Éloge du mariage, de l'engagement et autres folies
Tu es convié.
Tu n’es même pas obligé.
Un simple service d’honneur.
Voilà tout.
Ni plus mais ni moins.”
― Éloge du mariage, de l'engagement et autres folies
“prolixité fabuleuse de ses créations n’a d’équivalent que sa trépidation à détruire.”
― La Mort viennoise
― La Mort viennoise
“Dans la jeunesse, l'âme n'est pas jeune. Elle est percluse du rhumatisme des modes, plie sous les idéologies, les normes en vigueur. L'Alzheimer juvénile la ronge : l'oublie de tout ce que l'enfant savait encore sur le sens profond des choses. La jeunesse transbahute tous les préjugés qu'on lui a inculqués, les jugements féroces, les catégories assassines. Elle est souvent dure comme le monde qui l'accueille. Sa lumière est sous le boisseau.
Ce long travail de la libération de l'intelligence, ce déminage du terrain après tant d'années d'occupation étrangère sont l'œuvre de la maturité. Quand l'obligation de faire un avec sa génération n'est plus une question de survie, on peut enfin écarter les œillères, laisser venir la clarté. Comme dans les grandes forêts où l'automne, en dépouillent les branches, donne le ciel à voir.
"Il faut toute une vie, écrit Jean Sulivan, pour élargir son cœur, ses opinions, pour conquérir sa liberté spirituelle." (p. 116-117)”
― N'oublie pas les chevaux écumants du passé
Ce long travail de la libération de l'intelligence, ce déminage du terrain après tant d'années d'occupation étrangère sont l'œuvre de la maturité. Quand l'obligation de faire un avec sa génération n'est plus une question de survie, on peut enfin écarter les œillères, laisser venir la clarté. Comme dans les grandes forêts où l'automne, en dépouillent les branches, donne le ciel à voir.
"Il faut toute une vie, écrit Jean Sulivan, pour élargir son cœur, ses opinions, pour conquérir sa liberté spirituelle." (p. 116-117)”
― N'oublie pas les chevaux écumants du passé
“Je me suis vite aperçue que tout ce que je n’avais pas osé vivre jusqu’au bout ne me lâchait plus. Il n’est que l’experience menée a terme qui libère. Nous sommes poursuivis toute une vie par ce que nous n’avons pas osé vivre en entièreté. Toute énergie - quand elle a été réveillée - veut voir son fruit mûr avant de se dissiper.”
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“Et vos amours ? – Ascendantes ! Ascendantes ! Merci. Vous me rappelez à mes devoirs, je m’esquive. Ils”
― La Mort viennoise
― La Mort viennoise
“La vraie aventure de vie, le défi clair et haut n'est pas de fuir l'engagement mais de l'oser.
Libre n'est pas celui qui refuse de s'engager.
Libre est sans doute celui qui ayant regardé en face la nature de l'amour - ses abîmes, ses passages à vide et ses jubilations - sans illusions, se met en marche, décidé à en vivre coûte que coûte l'odyssée, à n'en refuser ni les naufrages ni le sacre, prêt à perdre plus qu'il ne croyait posséder et prêt à gagner pour finir ce qui n'est coté à aucune bourse : la promesse tenue, l'engagement honoré dans la traverse sans feintes d'une vie d'homme.”
― Éloge du mariage, de l'engagement et autres folies
Libre n'est pas celui qui refuse de s'engager.
Libre est sans doute celui qui ayant regardé en face la nature de l'amour - ses abîmes, ses passages à vide et ses jubilations - sans illusions, se met en marche, décidé à en vivre coûte que coûte l'odyssée, à n'en refuser ni les naufrages ni le sacre, prêt à perdre plus qu'il ne croyait posséder et prêt à gagner pour finir ce qui n'est coté à aucune bourse : la promesse tenue, l'engagement honoré dans la traverse sans feintes d'une vie d'homme.”
― Éloge du mariage, de l'engagement et autres folies
“Partout où l'homme prend soin des choses, un peu de Dieu s'y tient caché.”
― Éloge du mariage, de l'engagement et autres folies
― Éloge du mariage, de l'engagement et autres folies




