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Showing 1-14 of 14
“Be who you are. / Give what you have.”
―
―
“We will meet again
in the lake
you as water
I as lotus blossom
You will carry me
I will drink you
We will belong to each other
in everyone’s sight
Even the stars
will be surprised
here are two beings
transformed back
into their dream
that chose them.”
―
in the lake
you as water
I as lotus blossom
You will carry me
I will drink you
We will belong to each other
in everyone’s sight
Even the stars
will be surprised
here are two beings
transformed back
into their dream
that chose them.”
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“Abschied
Du denkst deinen
strömenden Tag
schwimmst mühsam
durch das Stundenwasser
Die Nacht
denkt dich
von Stern zu Stern
Im Schlafwandelatem
du merkst nicht
dass du Abschied nimmst”
―
Du denkst deinen
strömenden Tag
schwimmst mühsam
durch das Stundenwasser
Die Nacht
denkt dich
von Stern zu Stern
Im Schlafwandelatem
du merkst nicht
dass du Abschied nimmst”
―
“Papier ist Papier
aber es ist auch
ein Weg
zu den Sternen
zu Sinnbild und Sinn
blinden Geheimnissen
und
zu den Menschen.
("Paper is paper
but it is also
a road
to the stars
to metaphor and meaning
blind secrets
and to humanity.")”
―
aber es ist auch
ein Weg
zu den Sternen
zu Sinnbild und Sinn
blinden Geheimnissen
und
zu den Menschen.
("Paper is paper
but it is also
a road
to the stars
to metaphor and meaning
blind secrets
and to humanity.")”
―
“Mutterland
Mein Vaterland ist tot
sie haben es begraben
im Feuer
Ich lebe
in meinem Mutterland
Wort”
― Gedichte
Mein Vaterland ist tot
sie haben es begraben
im Feuer
Ich lebe
in meinem Mutterland
Wort”
― Gedichte
“Venus au monde sans visa
aucune excuse
nous autres sommes toujours
suspects
Je hisse un mouchoir blanc
sur le belvédère
en tous sens
espérant
un visa vers l'amour
des germes dans la foi verte.
Il se pourrait même
qu'il y ait un printemps”
― Sans visa : Tout peut servir de motif et autres proses
aucune excuse
nous autres sommes toujours
suspects
Je hisse un mouchoir blanc
sur le belvédère
en tous sens
espérant
un visa vers l'amour
des germes dans la foi verte.
Il se pourrait même
qu'il y ait un printemps”
― Sans visa : Tout peut servir de motif et autres proses
“Czernowitz 1941. Les nazis occupèrent la ville, y restèrent jusqu’au printemps 1944. Ghetto, misère, horreur, convoi de mort. En ces années-là, nous, les amis, nous retrouvions parfois en cachette, souvent au péril de notre vie, pour lire des poèmes. Face à la réalité insupportable, il y avait deux attitudes : ou bien on s’abandonnait au désespoir, ou bien on s’évadait dans une réalité autre, spirituelle. Nous les Juifs, condamnés à mort, avions un besoin éperdu de consolation. Et tandis que nous attendions la mort, certains d’entre nous vivaient dans les trames de rêves–foyer traumatique pour nous qui étions sans patrie. Écrire signifiait vivre. Survivre.
(p. 95)”
― Sans visa : Tout peut servir de motif et autres proses
(p. 95)”
― Sans visa : Tout peut servir de motif et autres proses
“Was vorüber ist / ist nicht vorüber / Es wächst weiter / in deinen Zellen / ein Baum aus Tränen / oder / vergangenem Glück.”
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“Pourquoi j’écris ? Peut-être parce que je suis venue au monde à Czernowitz, parce que le monde est venu à moi à Czernowitz. Ce paysage si particulier. Ces personnes si particulières. L’air était gorgé de contes et de légendes, on les absorbait en respirant. Czernowitz, la quadrilingue, était une ville des muses abritant de nombreux artistes, poètes, amateurs d’art, de littérature et de philosophie. La ville d’adoption du magnifique fabuliste yiddish Elieser Steinberg. Elle a vu naître Itzik Manger, le plus éminent poète yiddish, ainsi que deux générations de poètes germanophones. Le cadet parmi eux et le plus important était Paul Celan, l’aîné était Alfred Margul–Sperber, mort à Bucarest en 1968 à l’âge de soixante-neuf ans, un poète et traducteur vénéré tant en Roumanie qu’en RDA. C’est lui qui me découvrit et qui compila premier livre de poésie publié en 1939 à Czernowitz sous le titre « L’Arc-en-ciel ».
(p. 93)”
― Sans visa : Tout peut servir de motif et autres proses
(p. 93)”
― Sans visa : Tout peut servir de motif et autres proses
“La nuit darde ses innombrables yeux sur moi. Ai-je dit des yeux ? Des flèches, plutôt. Elles foncent sur moi en sifflant, se plantent dans ma peau. Qui donc aimerait être dans ma peau? En vain, je m'efforce à longueur de nuit de les ôter, de les jeter par-dessus bord. Le matin, je me retrouve bordée par un tas d'éclats de pensée et je m'étonne d'avoir pu sauver ma peau.
(Insomnia I, in Tout peut servir de motif et autres proses)”
― Sans visa : Tout peut servir de motif et autres proses
(Insomnia I, in Tout peut servir de motif et autres proses)”
― Sans visa : Tout peut servir de motif et autres proses
“À dix-sept ans je commençai à consigner notes, idées et vers dans un journal. Bientôt j’eus la conviction que la poésie était mon élément vital. Pendant des années, j’écrivis de poèmes, de la prose poétique, des textes rythmés, quelques contes aussi. J’en confiai certains au tiroir, le reste fut offert à la corbeille à papier. De nombreux poètes et écrivains ont compté pour moi, mais c’est Hölderlin et Kafka qui m’ont communiqué les impulsions les plus durables.
(p. 94)”
― Sans visa : Tout peut servir de motif et autres proses
(p. 94)”
― Sans visa : Tout peut servir de motif et autres proses
“Es ist Zeit sich zu freuen / an atmenden Farben / zu trauen dem blühenden Wunder (Zeilen aus dem Gedicht "Mai II")”
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“When I asked her once what she would have wanted to be
she made this answer to me: a nightingale.
Now she is a nightingale.
Every night, night after night, I hear her
in the garden of my sleepless dream.
— Rose Ausländer, from “My Nightingale,” Blind Summer (Blinder Sommer) (1965)”
― Blinder Sommer. Gedichte
she made this answer to me: a nightingale.
Now she is a nightingale.
Every night, night after night, I hear her
in the garden of my sleepless dream.
— Rose Ausländer, from “My Nightingale,” Blind Summer (Blinder Sommer) (1965)”
― Blinder Sommer. Gedichte
“Le Prut parle allemand yiddish ruthénien roumain
polonais et russe.
Couleurs de peuple couleurs de langues condensées
sous forme de sculptures et de poésie : sculptures dynamiques
de Reder grandes visions de Celan chants yiddish de Manger.
(p. 91, extrait de « Czernowitz III »)”
― Sans visa : Tout peut servir de motif et autres proses
polonais et russe.
Couleurs de peuple couleurs de langues condensées
sous forme de sculptures et de poésie : sculptures dynamiques
de Reder grandes visions de Celan chants yiddish de Manger.
(p. 91, extrait de « Czernowitz III »)”
― Sans visa : Tout peut servir de motif et autres proses




