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“Il ne faut pas s’attendre à trouver, dans les descendants de Fohi et dans les contemporains de Laotseu, ces affirmations nettes et franches, dont nous tirons une singulière vanité, affirmations qui sont sans doute exactes, mais qui, à force d’être étroites et strictes, ne renferment qu’une minime partie de vérité ; toutes ces portions infinitésimales, affirmées les unes à côté des autres, et indépendamment les unes des autres, par nos esprits analytiques, cachent la vérité entière à nos yeux délicats et myopes. C’est ainsi qu’un visage se reproduit, avec les pires déformations, dans un miroir taillé à mille facettes juxtaposées en des plans différents. Les discussions microscopiques nous ont rendus inaptes à goûter et à saisir les larges synthèses.”
Matgioi, La voie métaphysique
“L’ambition de l’Occidental est d’être compris : l’ambition de l’Oriental est d’être vrai : en théogonie comme en métaphysique, comme en toute science transcendantale, ces deux ambitions sont exclusives l’une de l’autre. Nous ne pouvons saisir le vrai que s’il est entouré et comme emmailloté d’erreurs. Notre devoir est de toujours distinguer cette erreur, inconsciente et nécessaire, de la vérité qu’elle recouvre : il est aussi d’en diminuer l’épaisseur et la quantité, afin que, à travers cette enveloppe de plus en plus amincie, la vérité éclate enfin.”
Matgioi, La voie métaphysique
“Quoi qu’il en soit, l’énergie développée par l’acte humain, et portée à l’extrémité de son action (kan), révolue, par un mécanisme cosmique obligatoire et général, auquel rien de ce qui existe ne se soustrait, puisque ce mécanisme est la substance même de l’existence ; et ce retour d’énergie constitue immédiatement la réaction cosmique (ing) de l’action humaine.”
Matgioi, La Voie Rationnelle
“Si nous considérons un acte quelconque en lui-même, indépendamment de tout ce qui l’a précédé et de tout ce qui le suivra, nous le concevons autrement qu’il n’est en réalité, et nous attribuons à ses qualités des valeurs absolues. Et dès lors, nous réclamons, à son endroit, une sanction également absolue et se coordonnant à cet acte seul. Or ce point de vue est absolument faux. Et, sans nous appesantir sur la loi des séries, que nous verrons dans une étude ultérieure, nous devons connaître, et à chaque instant nous rappeler cette vérité que nous sentons confusément, à savoir que nul acte n’est indépendant de la série précédente et de la série suivante, que ses éléments de causalité et de responsabilité ont des racines multiples et lointaines ; en conséquence, la sanction qui lui est appliquée immédiatement est solidaire, non seulement des sanctions antécédentes et subséquentes, mais de toutes les réactions qui ne sont pas des sanctions ; si la sanction qui semble s’appliquer à un acte paraissait juste à nos yeux vis-à-vis de cet acte isolé, elle serait donc précisément injuste, puisque jamais cet acte n’est seul ; l’injustice relative est donc nécessaire ; et c’est toute la série de ces injustices successives qui constitue en réalité la portion humainement appréciable de la justice universelle.”
Matgioi, La Voie Rationnelle
“nous répugnons à charger la métaphysique d’une nouvelle terminologie, nous rappelant que les terminologies sont des sujets de discussions, d’erreur et de discrédit ; ceux qui les créent, pour les besoins apparents de leurs démonstrations, en hérissent incompréhensiblement leurs textes, et s’y attachent avec tant d’amour que souvent ces terminologies, arides et inutiles, finissent par constituer l’unique nouveauté du système proposé”
Matgioi, La voie métaphysique
“C’est pourquoi la vibration ondulatoire, après avoir impressionné tout l’océan psychique, revient au lieu même où elle naquit, avec une valeur et une direction nouvelles, sur lesquelles nous n’avons, nous humains, aucunes données certaines, ni même conceptibles (car les influences rencontrées par l’ondulation sur l’océan psychique sont au-dessus du domaine humain, et font partie d’un ensemble cosmique dont nous ignorons les éléments de vigueur)”
Matgioi, La Voie Rationnelle
“L’entrée dans l’Yin-yang et la sortie de l’Yin-yang ne sont pas a la disposition de l’Individu : car ce sont deux points qui appartiennent, bien qu’à l’Yin-yang, à la spire inscrite sur la surface latérale du cylindre, et qui sont soumis à l’attraction de la volonté du ciel. Et, en réalité, en effet, l’homme n’est pas libre de sa naissance ni de sa mort. Pour sa naissance, il n’est libre ni de l’acceptation, ni du refus ni du moment. Pour la mort, il n’est pas libre de s’y soustraire ; et il ne doit pas non plus, en toute justice analogique être libre du moment de sa mort, et c’est pourquoi, disons-le en passant, le suicide est l’acte le plus anormal et contraire aux intérêts de l’individu.”
Matgioi, La voie métaphysique
“Ceci n’est point une préface où, prompt à la logomachie, je présente la Tradition orientale à la critique occidentale ; car, en ce qui concerne les choses de l’esprit, il serait plus poli, logique et normal de présenter l’Occident à l’Orient, au cas que ce dernier y consentît.”
Matgioi, La voie métaphysique
“Longtemps les partisans des deux doctrines luttèrent, les Taoïstes oubliant qu’ils n’étaient point faits pour la lutte, les Confucianistes oubliant, malgré l’illustre exemple de Kongtseu en personne, qu’ils étaient faits pour obéir aux Taoïstes, dont ils ne sont qu’une émanation sur un plan de mentalité inférieure. Il en résulta ce qui arrive toujours dans les sociétés assez faibles pour se laisser imposer les intellectuels et les rhéteurs comme maîtres et comme conseillers prédominants, c’est-à-dire une ère de troubles égoïstes et confus dont les petits lettrés seuls devaient tirer de l’avantage.”
Matgioi, La Voie Rationnelle
“Il n’est pas douteux – précisons-le de suite – qu'il y ait eu des monuments écrits antérieurs aux traités dont le Yiking est le troisième. Ces monuments ont été écrits, ou dessinés, ou sculptés, sur le « Toit du Monde », berceau unique de l’humanité, à l’aide de signes que toute l’humanité comprenait, avant qu’elle se fût divisée par des migrations diverses, et qu’elle eût ainsi perdu la conscience de sa totalité. Ce qu’est cette écriture unique, on ne le saura sans doute jamais qu’à l’aide d’approximatives appréciations ; car un paléographe ne reconstruira pas une écriture au moyen d’un jambage, comme Cuvier reconstruisait un mammouth au moyen d’une jambe. Mais c’est de cette écriture unique que découlent, à des époques concordantes, et par des procédés de déformations parallèles, les hiérogrammes Chinois et les hiéroglyphes Chaldéens (ou suméro-acadiens). Il est possible toutefois de déterminer les influences, toutes physiques, qui présidèrent à ces déformations.

Sur ce Pamir, qui fut notre commun berceau, une même langue, une même graphie, toutes deux perdues, régnaient. Un jour, soit qu’un cataclysme ait amené sur ces altitudes le froid qui y règne aujourd’hui, soit que, à force de se pencher sur le bord rugueux des plateaux, la race humaine ait pris le vertige des plaines inconnues, un jour vint où les hommes, par les fleuves qui prenaient naissance aux plateaux primitifs, descendirent aux niveaux inférieurs. Ainsi ceux du Sud, les futurs Rouges, par le Dzangbo et le Sindh, ainsi ceux de l’Ouest, les futurs Blancs, par le Syr et l’Amou, ainsi ceux de l’Est, les futurs Jaunes, par le Hoangho et le Yangtzé, tous, sans regarder en arrière, quittèrent la montagne ancestrale qui fut le nombril du monde. Parmi eux, les vieillards et les savants emportèrent la Sagesse et la Tradition.”
Matgioi, La voie métaphysique
“Or quel est le résultat de cette conduite, si rapidement résumée ? Le voici, indubitablement. L’homme, simple et confiant tout d’abord, n’est pas éternellement dupe. Les sophismes, dont il fut le crédule approbateur, les erreurs dont ensuite il fut la facile victime, lui font de l’expérience, et lui inspirent, avec la réflexion, une défiance salutaire. Ainsi, ce sont ceux-là mêmes, qui le trompèrent, qui lui apprennent à ne plus se tromper. Donc, l’homme qui a compris qu’il avait été abusé de lui, pour le conduire dans une voie qui n’était pas celle de l’humanité, mais celle seulement de quelques individus ou de quelques groupes, retire sa confiance et son estime à ceux qui l’ont guidé, et prend le ferme propos de se guider lui-même ou de se faire guider par d’autres. Mais, comme il n’arrive à cette clairvoyance et à cette résolution qu’au moment où ceux qui l’ont abusé sont devenus ses maîtres, il n’a de recours que dans l’intrigue, la révolte, la révolution ; et, malgré l’éducation qui lui fit une fausse nature, la première nature réclame à la fin si impérieusement, qu’il se résigne à user de violence ou de ruse pour récupérer sa normalité. Et ainsi, combattant son vainqueur avec ses propres armes, il forme de nouveaux groupes occultes, à l’image des premiers, mais qui ne valent pas davantage pour le but auquel il tend, et n’atteindra vraisemblablement jamais. Là est la cause, le secret et le mécanisme de la maladive instabilité ethnique, économique et politique de l’Occident.

Le résultat obtenu par les sociétés secrètes orientales est tout contraire. Eclairé
constamment, sans avoir été contraint à une obligation réciproque quelconque, sur sa voie et l’intérêt général et continu qu’il a à s’y conformer, l’homme de race jaune, par l’action de la société secrète, qui est la quintessence ethnique de cette race, atteint à la fois la connaissance de son avantage et le pouvoir de se le procurer. Non pas par gratitude, mais par la conviction qu’il se sert lui-même, il est porté à appeler à côté de lui les groupes grâce auxquels il occupe une si solide et bénéfique situation ; et tout naturellement, il provoque et utilise, dans. la tranquillité de la paix et de la puissance, les conseils de ceux qui lui ont fait obtenir la paix et la puissance. Ce que les sociétés secrètes n’ont point cherché, elles le trouvent dès lors avec d’autant plus de certitude que précisément elles ne l’ont pas cherché : l’« influence », ou l’exercice du pouvoir sans le titre, c’est-à-dire sans les inconvénients attachés au pouvoir, l’envie, l’inquiétude et l’ambition. Et, dans cet état social, il n’y a point de mécontents, parce que chacun est suffisamment heureux suivant sa condition ; et chacun est heureux parce que tout le monde est à sa place, dans l’État comme dans l’univers.”
Matgioi, La Voie Rationnelle
“Jamais un maître n’enseigne expressément un véritable disciple. On n'acquiert la science que par le travail personnel. Le maître pose devant le disciple les objets du labeur ; après quoi, il lui donne l'appétit d'y goûter ; mais il reste lui-même immobile, et - en apparence - inactif. Et ce faisant - ou, préférablement - ce ne faisant pas - il rend, à la science, hommage ; et, à lui-même, sécurité.
(Aux Tournants de la Voie)”
Matgioi
“Le premier livre de la Chine – qui est aussi et de beaucoup le premier livre du monde – remonte à l’empereur Fohi, premier des souverains du cycle historique des Jaunes. Tout entourée qu’elle soit de légendes, surajoutées par un respect naïf et populaire, son existence n’est ni contestable ni contestée. Il régna sur ce qui s’appelait alors la Chine, à partir de l’an 3468 avant l’ère chrétienne. Cette chronologie est assise, nous l’avons dit, non pas sur des calculs modernes plus ou moins fantaisistes, mais sur la description précise de l’état du ciel à l’époque où régna Fohi. (Les Chinois ont cela de commun avec les Indous, les Egyptiens et tous les peuples qui, détenteurs d’une Tradition, veulent en conserver une sérieuse chronologie.)”
Matgioi, La voie métaphysique
“Ému dans les qualités, dans les plans qui générèrent un acte, par une énergie née de cet acte même, l’homme est fatalement porté à agir comme il agit jadis ; il est sollicité de répéter l’acte primitif. Et, s’il le répète, une série de nouvelles vibrations analogues, mais de valeur augmentée par la répétition, recommence le voyage d’aller et de retour que nous avons décrit, revient frapper l’individu, de la même façon, mais plus fort, et l’incite, plus ardemment encore, à une nouvelle répétition. Le même acte devient de plus en plus facile, naturel, psychiquement inévitable ; il finit même par être agi dans l’inconscient. Telle est la théorie mécanique de l’habitude, de l’habitude invétérée, et, comme le dit profondément le proverbe, de la seconde nature.”
Matgioi, La Voie Rationnelle

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