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“Tout ce qui est tissé de l'ombre de la nuit est paré d'un charme inégalable aux yeux des êtres de Mortalité. Pourquoi pas ? Nous aimons ce qui nous fait peur, êtres de chair et de sang dans un monde aux angles durs, êtres d'âme et d'esprit dans un univers sans lignes droites. Nous aimons ce qui nous détourne du chemin d'épine de nos vies rigides, la transgression et le doute ; eh oui, même cette douleur qui nous vient parfois de marcher sur les chemins escarpés de la noirceur de nos propres veines, nous l'aimons.”
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“Voilà, me dis-je alors. Voilà. Sa prière est meilleure que la mienne. Il l’a faite dans la langue des bois, où ne parlent que les sons menus ou immenses des bêtes. La chasse, la naissance, la crainte, la mort, le désir, le défi… tout ici est privé de mots.”
― Sous le Lierre
― Sous le Lierre
“Sais-tu pourquoi nous allions ainsi à l’assaut des troupes adverses, comme des torrents chargeant la mer ? Pourquoi nous dansions, la nuit, sous les symboles écartelés des étoiles, à nous en rendre ivres ? Pourquoi nous nous mettions en danger pour une tocade, un enfant mortel, un joli visage, l’assouvissement d’un désir passager ?
Nous sommes fous, nous, les citoyens du Peuple, fous de plaisir, de mort, d’extase. Tout nous est essentiel, rien ne nous est nécessaire. Nous ne voulons rien d’autre que la pleine intensité du soleil, concentré dans le point incandescent d’une piqûre d’épingle. Le mouvement des mondes qui s’effondrent, à chaque pas que nous frappons sur le bronze de la terre.
Alors il nous faut tout ceci à la fois : le pas léger à la danse, et le poignet souple à la bataille. Dévaler les pentes comme des torrents. Et l’ivresse.
Car aimer, tuer… ce n’est rien, et du pareil au même. Enlacer, pourfendre. Bâtir, briser. Rien. Et la recherche d’une même sensation : l’intégralité, le tout, oui, dans l’inconséquence d’une piqûre d’épingle.”
― Avant l'Hiver, Architectonique des Clartés
Nous sommes fous, nous, les citoyens du Peuple, fous de plaisir, de mort, d’extase. Tout nous est essentiel, rien ne nous est nécessaire. Nous ne voulons rien d’autre que la pleine intensité du soleil, concentré dans le point incandescent d’une piqûre d’épingle. Le mouvement des mondes qui s’effondrent, à chaque pas que nous frappons sur le bronze de la terre.
Alors il nous faut tout ceci à la fois : le pas léger à la danse, et le poignet souple à la bataille. Dévaler les pentes comme des torrents. Et l’ivresse.
Car aimer, tuer… ce n’est rien, et du pareil au même. Enlacer, pourfendre. Bâtir, briser. Rien. Et la recherche d’une même sensation : l’intégralité, le tout, oui, dans l’inconséquence d’une piqûre d’épingle.”
― Avant l'Hiver, Architectonique des Clartés
“La peine, la perte, l'empreinte. La marque de la douleur ; même une fois le rouge des coups effacé, et les larmes taries faute d'avoir assez d’eau à verser pour traduire l'entaille, jetterait-on même dans cet acte tout ce qu'un corps peut en contenir. Chaque frôlement, chaque caresse, chaque coup de rein ou de langue ; chacun des éclairs où s'éreintent les rigides lois insulaires... chacun perdu d'avance, unique, éphémère, plus transitoire et fragile qu'un Hanami... plus précieux que l'or, alors, plus précieux encore.”
― Hanami Sonata
― Hanami Sonata
“Toutes les vies ne sont pas bonnes à vivre, et toutes les morts mauvaises à donner. (Frost)”
― Avant l'Hiver, Architectonique des Clartés
― Avant l'Hiver, Architectonique des Clartés






