George Banu
Born
in Buzau, Romania
June 22, 1943
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Parisul personal. Autobiografie urbana
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published
2013
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Livada de vişini, teatrul nostru
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published
2000
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2 editions
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Iubire si neiubire de teatru
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published
2013
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2 editions
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Cehov, aproapele nostru
by
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published
2016
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Scena moderna. Mitologii si miniaturi
by
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published
2014
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Repetițiile și teatrul reînnoit - secolul regiei
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published
2009
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3 editions
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Shakespeare, Lumea-i un teatru
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published
2013
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2 editions
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Arta teatrului
by
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published
1975
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3 editions
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Japonia, imperiul teatrului. Note de spectator
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published
1986
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Parisul personal. Casa cu daruri
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“Il y a des acteurs “plus qu’acteurs” qui, sur le plateau, dressent l’image double du personnage et de l’être. Réunis, sans hiérarchisation établie entre eux, ils deviennent l’emblème de ce que j’ai appelé “l’acteur insoumis”. Comme Marcel Iureş en Roumanie ou Piotr Skiba en Pologne. De Marcel, j’ai été et suis encore l’ami.”
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“La beauté éphémère
Le verger légitime sa raison d’être par la splendeur éphémère des cerisiers en fleurs. Elle envahit le regard et comble l’âme pour quelques jours seulement : cette beauté-là fascine parce qu’elle est fugitive. Il faut la saisir et en garder le souvenir.
Et le théâtre aujourd’hui ne fonde-t-il pas son identité sur cet éphémère qui en explique l’attrait qu’il exerce encore, éphémère par ailleurs assimilé à une faiblesse à l’heure où se développe le goût pour la mémoire mécanique, enregistreuse ? Celle-ci préserve, archive, sans jamais pouvoir obtenir l’éblouissement de l’expérience théâtrale qui se trouvera toujours à la source de l’autre mémoire, la mémoire vivante. Voir un beau spectacle est synonyme de voir la cerisaie en fleurs. Le temps d’un souffle. Mais le souvenir peut marquer une vie.
Voilà les arguments qui nous permettent d’assimiler le théâtre à la cerisaie. Cette parabole ne peut qu’intéresser ces inquiets que nous sommes. Quoi faire ?
(p. 163)”
― Livada de vişini, teatrul nostru
Le verger légitime sa raison d’être par la splendeur éphémère des cerisiers en fleurs. Elle envahit le regard et comble l’âme pour quelques jours seulement : cette beauté-là fascine parce qu’elle est fugitive. Il faut la saisir et en garder le souvenir.
Et le théâtre aujourd’hui ne fonde-t-il pas son identité sur cet éphémère qui en explique l’attrait qu’il exerce encore, éphémère par ailleurs assimilé à une faiblesse à l’heure où se développe le goût pour la mémoire mécanique, enregistreuse ? Celle-ci préserve, archive, sans jamais pouvoir obtenir l’éblouissement de l’expérience théâtrale qui se trouvera toujours à la source de l’autre mémoire, la mémoire vivante. Voir un beau spectacle est synonyme de voir la cerisaie en fleurs. Le temps d’un souffle. Mais le souvenir peut marquer une vie.
Voilà les arguments qui nous permettent d’assimiler le théâtre à la cerisaie. Cette parabole ne peut qu’intéresser ces inquiets que nous sommes. Quoi faire ?
(p. 163)”
― Livada de vişini, teatrul nostru
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