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Kalindi Ramphul

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Kalindi Ramphul



Average rating: 3.91 · 1,658 ratings · 204 reviews · 3 distinct worksSimilar authors
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Quotes by Kalindi Ramphul  (?)
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“Quand on perd un proche, quelque chose d'étrange se produit. Au début, la dimension toute fraîche du deuil envahit le quotidien. L'entourage parle du défunt, les collègues nous bichonnent, bref, on devient le centre du monde, et on finit par aimer ça.
C'est un peu infect quand on y pense, mais la mort est une bonne excuse, sinon la seule, pour être plus égoïste que d'ordinaire. Et puis d'un coup, plus rien. Le monde estime qu'on a eu suffisamment de temps pour s'en remettre. Et on comprend que la compassion ne dure qu'un temps, tout comme l'intérêt des autres à notre égard, et qu'on mourra seul.
Amusant, non? Et puis le temps passe. On oublie pourquoi on est triste. On traine son deuil jusqu'à ce qu'un jour, ça fasse moins mal. À ce moment. on pense moins au défunt qu'au nouveau restaurant corse où on ira diner ce soir. Avec les jours et les mois, on n'y pense presque plus, parce que notre cerveau a fait son travail et basculé en mode sur. vie. Et puis on n'y pense plus. Du tout. Jusqu'à ce qu'un matin ou une après-midi, on doive se rendre à un entretien professionnel à l'autre bout de Paris et que, sans crier gare, on tombe sur la terrasse de café où notre proche mangeait chaque matin son chausson aux pommes. Et alors on s'effondre.”
Kalindi Ramphul, Les jours mauves

“Quand on perd un proche, quelque chose d'étrange se produit. Au début, la dimension toute fraîche du deuil envahit le quotidien. L'entourage parle du défunt, les collègues nous bichonnent, bref, on devient le centre du monde, et on finit par aimer ça.
C'est un peu infect quand on y pense, mais la mort est une bonne excuse, sinon la seule, pour être plus égoïste que d'ordinaire. Et puis d'un coup, plus rien. Le monde estime qu'on a eu suffisamment de temps pour s'en remettre. Et on comprend que la compassion ne dure qu'un temps, tout comme l'intérêt des autres à notre égard, et qu'on mourra seul.
Amusant, non? Et puis le temps passe. On oublie pourquoi on est triste. On traine son deuil jusais ce qu'un jour, ça fasse moins mal. À ce moment. on pense moins au défunt qu'au nouveau resta rant corse où on ira diner ce soir. Avec les jours e les mois, on n'y pense presque plus, parce que notre cerveau a fait son travail et basculé en mode sur. vie. Et puis on n'y pense plus. Du tout. Jusquà ce qu'un matin ou une après-midi, on doive se rendre à un entretien professionnel à l'autre bout de Paris et que, sans crier gare, on tombe sur la terrasse de café où notre proche mangeait chaque matin son chausson aux pommes. Et alors on s'effondre.”
Kalindi Ramphul, Les jours mauves

“Je rêve d'ignorer le brouhaha, de laisser les autres à leurs histoires, et de rejoindre mon père. Mais quand on sait qu'il y a eu plus de cent milliards de morts depuis la naissance de l'humanité, arriverai-je un jour à lui mettre la main dessus ?”
Kalindi Ramphul, Les jours mauves



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