Jean-Baptiste de Panafieu
Born
in France
June 11, 1955
Genre
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Extinciones: El crepúsculo de las especies
by
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published
2021
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5 editions
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Evolution
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published
2007
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12 editions
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Darwin à la plage: L'évolution dans un transat
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published
2017
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10 editions
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L'éveil, stade 1
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2016
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3 editions
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The History of the World in Comics
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Sapiens à la plage: L'origine de l'homme dans un transat
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Darwin, Dieu et les hommes chevaux
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L'éveil, stade 2
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published
2017
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2 editions
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Créatures fantastiques Deyrolle
by |
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L'Éveil, Stade 3
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published
2017
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2 editions
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“En 1871, Louis Figuier publie Le Lendemain de la mort ou la vie future selon la science, un gros volume dans lequel il se propose de démontrer scientifiquement l'immortalité de l'âme! Selon lui, le corps et la pensée (ou l'âme) sont deux entités distinctes. Puisque d'une génération à l'autre, la matière ne disparaît pas et ne fait que changer d'état, il en est de même pour la pensée: 'Comme la matière, ell doit se transformer, sans jamais se détruire.' Il balaie donc tous les 'traités de l'âme' écrits depuis l'Antiquité, puisque ce 'fait de l'immortalité' est 'évident pour lui-même'.
Le vrai problème, c'est ce que devient l'âme après la mort: 'Il nous importerait fort peu, au fond, que l'âme fût immortelle ou non, si notre âme, étant réellement, indestructible et immortelle, allait servir à un autre que nous-mêmes, ou seulement, si revenant en nous, elle ne conservait point la mémoire de son passé. La résurrection de l'âme, sans la mémoire du passé, serait un véritable anéantissement, ce serait le néant des matérialistes.'
Louis Figuier cherche donc à démontrer que notre âme nous sera conservée 'dans l'autre vie'. Selon lui, après la mort, elle devient un être surhumain, ce que l'on nomme d'habitude un ange. 'Si l'atmosphère est le milieu, l'habitat, de l'homme, le fluide éthéré est le milieu, l'habitat, de l'être surhumain. Ce passage successif en deux milieus différents d'un être, qui subit une métamorphose quand il pénètre dans le nouveau milieu, n'est pas aussi extraordinaire, aussi anormal, aussi contraire aux lois de la nature, que l'on pourrait le croire.' C'est simplement une métamorphose, semblable à celle qui voit 'la larve more et noirâtre rampant dans la fange des étangs devenir la gracieuse libellule traversant l'air avec grâce et vigueur... On peut dire, de ce point de vue, que l'homme est la larve ou la chenille de l'être surhumain.'
Cet être va occuper un nouvel humain, dès sa naissance, à moins que l'homme dont il provient n'ait eu une existence vertueuse. Dans ce cas il subit une autre métamorphose et se transforme en archange. Louis Figuier décrit alors un prodigieux cycle théologico-écologique. À la suite d'une série de métamorphose qui l'amènent à proximité du soleil, l'esprit en devient la matière même, qui revient sur Terre sous forme de rayons bienfaisants. Ceux-ci déposent dans les plantes les germes des âmes qui mûriront ensuite peu à peu, passant des végétaux aux animaux inférieurs, puis aux oiseaux et aux mammifères, jusqu'à l'homme.
Très catholique, Figuier estimait pourtant que cette forme de métempsycose était bien préférable aux dogmes chrétiens sur l'enfer et le paradis, qu'il trouvait profondément injustes, et donc incompatibles avec la bienveillance divine: 'Le retour à une seconde vie terrestre est, en effet, une punition moins cruelle, plus raisonnable et plus juste que la condamnation aux tourment éternels. Ici la peine n'est qu'en proportion du péché; elle est équitable et indulgente, comme le châtiment d'un père.' Son livre mis à l'Index par l'Église Catholique, sera réimprimé dix fois jusqu'en 1904, dix ans après la mort de son auteur et, peut-être, sa propre métamorphose.”
― Métamorphoses Deyrolle
Le vrai problème, c'est ce que devient l'âme après la mort: 'Il nous importerait fort peu, au fond, que l'âme fût immortelle ou non, si notre âme, étant réellement, indestructible et immortelle, allait servir à un autre que nous-mêmes, ou seulement, si revenant en nous, elle ne conservait point la mémoire de son passé. La résurrection de l'âme, sans la mémoire du passé, serait un véritable anéantissement, ce serait le néant des matérialistes.'
Louis Figuier cherche donc à démontrer que notre âme nous sera conservée 'dans l'autre vie'. Selon lui, après la mort, elle devient un être surhumain, ce que l'on nomme d'habitude un ange. 'Si l'atmosphère est le milieu, l'habitat, de l'homme, le fluide éthéré est le milieu, l'habitat, de l'être surhumain. Ce passage successif en deux milieus différents d'un être, qui subit une métamorphose quand il pénètre dans le nouveau milieu, n'est pas aussi extraordinaire, aussi anormal, aussi contraire aux lois de la nature, que l'on pourrait le croire.' C'est simplement une métamorphose, semblable à celle qui voit 'la larve more et noirâtre rampant dans la fange des étangs devenir la gracieuse libellule traversant l'air avec grâce et vigueur... On peut dire, de ce point de vue, que l'homme est la larve ou la chenille de l'être surhumain.'
Cet être va occuper un nouvel humain, dès sa naissance, à moins que l'homme dont il provient n'ait eu une existence vertueuse. Dans ce cas il subit une autre métamorphose et se transforme en archange. Louis Figuier décrit alors un prodigieux cycle théologico-écologique. À la suite d'une série de métamorphose qui l'amènent à proximité du soleil, l'esprit en devient la matière même, qui revient sur Terre sous forme de rayons bienfaisants. Ceux-ci déposent dans les plantes les germes des âmes qui mûriront ensuite peu à peu, passant des végétaux aux animaux inférieurs, puis aux oiseaux et aux mammifères, jusqu'à l'homme.
Très catholique, Figuier estimait pourtant que cette forme de métempsycose était bien préférable aux dogmes chrétiens sur l'enfer et le paradis, qu'il trouvait profondément injustes, et donc incompatibles avec la bienveillance divine: 'Le retour à une seconde vie terrestre est, en effet, une punition moins cruelle, plus raisonnable et plus juste que la condamnation aux tourment éternels. Ici la peine n'est qu'en proportion du péché; elle est équitable et indulgente, comme le châtiment d'un père.' Son livre mis à l'Index par l'Église Catholique, sera réimprimé dix fois jusqu'en 1904, dix ans après la mort de son auteur et, peut-être, sa propre métamorphose.”
― Métamorphoses Deyrolle
“La métamorphose peut aussi être provoquée par un événement extérieur, comme dans le cas de la sacculine, un crustacé parasite. La larve se fixe sur l'abdomen d'un crabe et produit des sortes de racines qui pénètrent à l'intérieur de sa victime, jusqu'à l'extrémité des pattes. Ces suçoirs puisent dans la chair de son hôte tout ce dont le parasite a besoin pour vivre et se reproduire. La sacculine ne provoque pas la mort du crabe qui peut survivre deux ans dans cet état. Cependant, sa présence a un autre effet: elle transforme les mâles et femelles.”
― Métamorphoses Deyrolle
― Métamorphoses Deyrolle
“Mais en quoi l'être humain est-il concerné par cette association chat-souris? Et surtout, est-il lui aussi zombifié? En 2016, des biologistes ont observé un cycle équivalent impliquant la panthère (dans le rôle du chat) et le chimpanzé (dans celui de la souris). Les chimpanzés infectés par le toxoplasme sont attirés par l'urine de panthère, qui est pourtant leur principal prédateur. Chez l'homme, on sait que la présence du parasite a des conséquences sur le système nerveux: on a observé une augmentation du temps de réaction et une baisse de la concentration, à tel point qu'on s'est posé la question de l'influence du toxoplasme sur les accidents de voitures. Et chez nos ancêtres préhistoriques, c'était peut-être un facteur supplémentaire de mortalité face aux grands félins, comme cela se produit chez le chimpanzé.
La zombification parasitaire est une métamorphose de faible ampleur, mais elles peut avoir de grandes conséquences. Une autre question vient alors à l'esprit: le toxoplasme serait-il aussi responsable de l'asservissement des propriétaires de chats aux exigences de leur félins familiers, une zombification plus légère et extrêmement répandue?”
― Métamorphoses Deyrolle
La zombification parasitaire est une métamorphose de faible ampleur, mais elles peut avoir de grandes conséquences. Une autre question vient alors à l'esprit: le toxoplasme serait-il aussi responsable de l'asservissement des propriétaires de chats aux exigences de leur félins familiers, une zombification plus légère et extrêmement répandue?”
― Métamorphoses Deyrolle
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