Michel Bataille

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Michel Bataille


Born
in Paris, France
March 25, 1926

Died
February 28, 2008


He followed studies architecture at the Ecole Nationale des Beaux-Arts. In 1947, he won the Stendhal prize for his first novel Patrick. In 1950, after La marche du soleil he stopped writing. Thirteen years later, he abandoned his career as architect and devoted himself to writing.

Average rating: 3.86 · 135 ratings · 20 reviews · 51 distinct works
L'Arbre de Noël

3.94 avg rating — 104 ratings — published 1967 — 11 editions
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Gilles de Rais

3.60 avg rating — 10 ratings — published 1966 — 17 editions
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Děti osudu

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4.20 avg rating — 5 ratings — published 1977 — 3 editions
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Strach z génia

4.33 avg rating — 3 ratings — published 1983
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Les Jours Meilleurs

2.75 avg rating — 4 ratings6 editions
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Cendres sur la Mer

liked it 3.00 avg rating — 3 ratings — published 1977 — 6 editions
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L'Arbre de Noël

3.50 avg rating — 2 ratings
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Fire from Heaven

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really liked it 4.00 avg rating — 1 rating — published 1964
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Demain Jaurès

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really liked it 4.00 avg rating — 1 rating2 editions
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Le Chat Sauvage

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Quotes by Michel Bataille  (?)
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“Oui, notre chasse n'est pas amusante. Nous mourons en silence et sans larmes, sans simagrée aucune. Et puis après ? N'est-ce pas notre droit ? N'est-ce pas assez de mourir ? Faudrait-il encore vous distraire ? Notre souveraineté nous l'interdit.
Nous subirons bravement la chasse, voilà tout, aussi bravement que nous pourrons, en bons loups gris qui savent leur métier : courir et se taire longtemps. Nous avons de bonnes jambes et parfois du courage. Nous ne nous déroberons pas. Nous courrons jusqu'au bout de nos forces, au bout de notre vie, au bout de notre peine, « perçant toujours droit en avant ». Et quand nous serons au bout de notre vie, à la fin de nos forces, au terme de nos peines, nous tomberons, haletants. Mais nous jouerons encore au grand jeu de la mort. Nous vous regarderons toujours, avec une insistance déplacée qui vous mettra, malgré votre fausse victoire, dans un état de profond malaise. Nous sommes durs à mourir, nous les loups. Nous regardons la vérité en face. Couchés à terre, nous verrons luire la lame de l'arme funèbre et nous ne broncherons pas. Nous ne chercherons pas à fuir. Nous n'y songerons même pas. A peine demeurera-t-il en nous un peu de colère, que vous lirez dans notre regard. Mais vous n'y verrez pas de crainte. Simplement, tandis que vous nous tuerez, nous vous regarderons fixement, de nos yeux perçants qui brillent dans la nuit. Et vous pressentirez alors, avec un frisson d'épouvante, que de longues années plus tard encore, le souvenir de ce regard pénétrant vous hantera et gâtera votre sommeil. Car nous vous aurons regardés sans haine, sans amertume, sans aucune considération.
Au moment de notre mort, nous vous bouleverserons par notre indifférence. Nous vous frapperons d'angoisse, du fond de notre éloignement. Vous porterez en nous la mort mais, par notre seul regard venu de si loin, nous vous frapperons à mort à votre tour. Par ces yeux brillants, devenus vitreux, ne vous voyant même pas, vous serez foudroyés. L'immense étendue de notre détachement vous brisera ! Et, frappés de terreur, vous n'oserez pas même nous manger, chiens !”
Michel Bataille, L'Arbre de Noël