Jean-Pierre Sarrazac
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lexique du drame moderne et contemporain
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2005
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5 editions
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Poétique du drame moderne
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2012
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6 editions
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O fim das possibilidades : Uma fábula satânica
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2012
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Les inséparables, La passion du jardinier
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1990
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2 editions
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Je vais au théâtre voir le monde
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2008
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2 editions
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Vou ao Teatro ver o Mundo
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Juego de sueño y otros rodeos: alternativas a la fábula en la dramaturgia
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2004
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2 editions
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Sobre a fábula e o desvio
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2013
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نمایشنامهی نو
by
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1981
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4 editions
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A invencão da teatralidade, seguido de : Brecht em processo e o jogo dos possíveis
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2009
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“« Un drame est ce que j’appelle un drame », la formule Heiner Müller que j’ai placée en épigraphe de ce livre mérite un commentaire. Tout un chacun peut constater — et cela depuis quelques décennies (en France, la pratique du « théâtre-récit » par Antoine Vitez a fait un grand nombre d’émules ; en Allemagne, la notion de « texte-matériau » supplante souvent celle de pièce de théâtre) — que les metteurs en scène de théâtre choisissent fréquemment de monter des textes dramatiques. Certains même, et non des moindres — par exemple François Tanguy du Théâtre du Radeau — sont présentés par la critique comme des « écrivains de plateau » qui procèdent par montage de citations de provenances diverses : romanesque, philosophique, documentaire…
Parallèlement, l’appellation d’auteur dramatique a perdu de son prestige chez les auteurs de pièces, lesquels trouvent plus noble ou plus exact d’être appelés « écrivains de théâtre ». Ce qui était, selon l’expression d’Henri Gouhier, « un art à deux temps » tend à devenir un art à un seul temps, le temps du « plateau ». Bref, la frontière entre drame et non-drame — du moins dans les déclarations — n’a peut-être jamais été aussi brouillée qu’aujourd’hui. Encore qu’elle le fût déjà à bien des moments dans l’histoire du théâtre et notamment, sans même invoquer l’époque médiévale, dans le Faust de Goethe, dans Les Aïeux de Mickiewicz, dans l’Axël inachevé de Villiers de L’Isle-Adam et, plus généralement, dans ces œuvres qu’on désignait, au tournant du vingtième siècle, comme des « poèmes dramatiques ».
(p. 15)”
― Poétique du drame moderne
Parallèlement, l’appellation d’auteur dramatique a perdu de son prestige chez les auteurs de pièces, lesquels trouvent plus noble ou plus exact d’être appelés « écrivains de théâtre ». Ce qui était, selon l’expression d’Henri Gouhier, « un art à deux temps » tend à devenir un art à un seul temps, le temps du « plateau ». Bref, la frontière entre drame et non-drame — du moins dans les déclarations — n’a peut-être jamais été aussi brouillée qu’aujourd’hui. Encore qu’elle le fût déjà à bien des moments dans l’histoire du théâtre et notamment, sans même invoquer l’époque médiévale, dans le Faust de Goethe, dans Les Aïeux de Mickiewicz, dans l’Axël inachevé de Villiers de L’Isle-Adam et, plus généralement, dans ces œuvres qu’on désignait, au tournant du vingtième siècle, comme des « poèmes dramatiques ».
(p. 15)”
― Poétique du drame moderne
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