Sarra Tebib > Sarra's Quotes

Showing 1-30 of 126
« previous 1 3 4 5
sort by

  • #1
    “Comme c'est étrange que des êtres qui s'estiment, s'aiment, ne puissent cohabiter longtemps sans que leurs rapports ne se détériorent. Comme si l'amitié, l'amour avaient besoin d'espace pour perdurer. Et en même temps, cet éloignement physique, qui garde intacts les sentiments que l'on a pour l'autre et qui embellit le souvenir, nous éloigne à jamais de l'autre s'il dure trop longtemps. On a l'impression que les hommes ne se rencontrent que pour faire un bout de chemin ensemble, pour une durée et une expérience bien précises, avant de se séparer pour permettre à chacun d'avancer tout seul dans ce labyrinthe qu'est la vie ou avant d'être séparés par la mort. Que retient l'homme de ces séparations souvent douloureuses?”
    Angele Rawiri, The Fury and Cries of Women

  • #2
    “(...) quand les égarés reviennent, ils sont plus purs que ceux qui ne sont jamais partis, parce qu'ils sont plus déchirés.”
    Mouloud Mammeri, The Sleep of the Just

  • #3
    “On dit que la mémoire des vivants est le seul au-delà possible. Son paradis ou son enfer, ce ne sont pas les autres, c'est un autre : moi, puisque moi seul me souviendrait d'elle.”
    Boris Le Roy, Celle qui se métamorphose

  • #4
    Assia Djebar
    “« Comment ai-je pu ensuite continuer à vivre, à sentir, à languir ou à me passionner alors qu’est restée enfouie au fond de moi, brûlant à petit feu, cette braise inentamée me dévorant en dedans, non, plutôt cette obscurité tournoyante qui a persisté, des décennies durant - oui, des décennies au cours desquelles le cœur s’est immobilisé, l’esprit, non, la sensibilité aux autres demeurée ouverte, vulnérable ? »”
    Assia Djebar, Nulle part dans la maison de mon père

  • #5
    Malek Haddad
    “Un long silence s’écoula. Ces silences qui nous font entendre la pensée des autres. On a alors peur de les troubler, ces silences, de la même manière qu’on craint de jeter une pierre dans ces eaux qu’on appelle dormantes. Chacun sait bien que les eaux ne dorment pas chacun sait bien que les silences ne sont pas muets. A certains moment de leur vie les homme parlent pour dire quelque chose ; et quand ils se taisent, ils parlent encore.”
    Malek Haddad, La dernière impression

  • #6
    “Il mourut poursuivant une haute aventure,
    Le ciel fut son désir, la mer sa sépulture :
    Est-il plus beau dessein, ou plus riche tombeau ?”
    Philippe Desportes, Œuvres de Philippe Desportes (Classic Reprint)

  • #7
    Yasmina Khadra
    “Alors j'avance, contre vents et marées, j'avance parce qu'il ne faut pas céder au désespoir, parce qu'il faut savoir faire d'une épreuve une raison de la surmonter.”
    Yasmina Khadra, Le baiser et la morsure

  • #8
    “ Caleb n’avait plus mal, ne sentait plus rien. Il aurait aimé pouvoir toucher Emma, au moins lui parler, lui dire que ce qu’il gardait d’elle était infiniment précieux, qu’il n’y avait rien de plus précieux, qu’il ne regrettait rien de ce moment, que deux cœurs ne peuvent contenir tout entier un amour véritable, tellement il lui faut d’espace pour s’exprimer et que seules les âmes disposent d’un tel espace. ”
    Franck Bouysse, L'homme peuplé

  • #9
    Assia Djebar
    “« Tout auteur de narration (sinon de poésie) sait bien que l’instant miraculeux est celui où, grâce à un détail, au moment le plus inattendu, le personnage ou la force en action, en masque, vous échappe, glisse entre vos doigts, n’est plus mécanique - c’est vous soudain, non plus l’auteur, mais le suiveur, l’obligé, le serviteur, l’aimant d’amour, par ombre portée de l’Autre, cette fumée, cette ombre-sœur et ennemie en mots et en voix, laquel e est vous et n’est pas seulement vous...

    La vie - même quand elle n’est pas de chair, mais réduite à des mots mobiles - la vie que vous osez ou croyez ressusciter, vous, l’espace d’une seconde, métamorphosée en Dieu-le-père et en Dieu-la-mère à la fois, auteure donc, pleine de la semence ou de la douleur de la gestation, puis de son accomplissement - oui, la vie du Texte résiste, se rebiffe, se rebelle : au terme de votre entreprise, vous voici en train de devenir, au cœur de cette mise en œuvre, lecteur (lectrice) aussi, par humilité ou dévouement à ce mélange, à ce magma : un livre, un parmi des milliers, des millions que le temps réduira ensuite en poussière ou à une architecture arachnéenne faite de multiples silences, symphonie d’un rêve évanoui, mais obsédant. »”
    Assia Djebar, Nulle part dans la maison de mon père

  • #10
    “Le plus souvent lorsque nous croisons les gens dans la rue, nous ne sommes pas capables d'évaluer la somme de leurs douleurs. Il nous arrive fréquemment de penser que les turbulences qu'ils peuvent traverser ne sont pas aussi fortes que les nôtres. Et même quand nous constatons, en les approchant de plus près, les drames qu'ils vivent, nous restons convaincus que nos malheurs sont plus considérables que les leurs.”
    Angele Rawiri, The Fury and Cries of Women

  • #11
    “Le doute est un état sécurisant derrière lequel on peut se cacher pour se protéger et exiger la compréhension des autres. La connaissance de la vérité démolit les remparts qu'on s'est forgés et vous livre à vous-même et au jugement des tiers.”
    Angele Rawiri, The Fury and Cries of Women

  • #12
    “(...) pour un voyage dont il garderait les petits détails qui font les repères d'une vie et le sel d'une mémoire qui ne serait pas bêtement perdue.”
    Abdelkader Djemaï, Le nez sur la vitre

  • #13
    “Dans cette sorte de pénombre légère et reposante qui s'était installée, la voix devenait plus intime, moins dispersée. Elle était chargée d'une joyeuse hargne dont la fraîcheur secouait la torpeur qui s'était peu à peu emparée des êtres et des choses. Elle raillait avec efficacité les lubies, les fausses promesses et les dernières bourdes de quelqu'un dont on devinait l'importance.”
    Abdelkader Djemaï, Le nez sur la vitre

  • #14
    F. Scott Fitzgerald
    “Reserving judgements is a matter of infinite hope.”
    F. Scott Fitzgerald, The Great Gatsby

  • #15
    “Il perpétuait ainsi le souvenir d'un être qui avait mal à la poitrine mais dont le coeur était plein de bonté.”
    Abdelkader Djemaï, Le nez sur la vitre

  • #16
    “C'était comme si son fils se tenait derrière une vitre épaisse, qu'il pouvait seulement le voir, le sentir bouger dans la lumière et dans le silence qui l'enveloppait dans un grand manteau noir. Une vitre froide et impitoyable sur laquelle il avait collé son nez et qui l'empêchait de lui dire quelques mots, de le toucher, de le serrer dans ses bras.”
    Abdelkader Djemaï, Le nez sur la vitre

  • #17
    “Ton histoire, on ne la trouve pas dans les polars aux intrigues bien ficelées. Il est inutile d’avoir du flair, d’être intelligent pour découvrir le meurtrier, tu n’as pas besoin de creuser dans ce qu’il te reste de cervelle pour le deviner. Ce n’est pas la peine de connaître l’auteur et le titre du livre. Avant même de lire la première phrase, tu as déjà débusqué le coupable. C’est toi, tu le sais bien, il n’y en a pas d’autre et tu n’as aucun alibi, aucun prétexte à invoquer, aucune excuse à faire”
    Abdelkader Djemaï, Un moment d'oubli (CADRE ROUGE)

  • #18
    “Même si tu n’as plus goût à rien, maintenant il te faut, tu n’as plus le choix, digérer les jours qui te restent.”
    Abdelkader Djemaï, Un moment d'oubli (CADRE ROUGE)

  • #19
    “Bourdonnantes et s’entremêlant parfois dans ta tête, les voix qui t’entourent charrient, le long des jours pas toujours tranquilles, des morceaux d’histoires, des bribes d’existences, des semblants de vies.”
    Abdelkader Djemaï, Un moment d'oubli (CADRE ROUGE)

  • #20
    “Cette mer fertile et cuivrée qui pourrait t’apprendre une soif différente de celle qui te fait trembler, délirer, vomir et pisser parfois dans ton pantalon. Une autre soif, une autre fièvre qui te guériraient cette fois, si tu le voulais, du mal qui te ronge. C’est vrai, il te faudrait beaucoup de temps et de force, mais il n’est pas trop tard, parce qu’il t’arrive encore d’avoir des larmes aux yeux et du chagrin qui a le goût du sel.”
    Abdelkader Djemaï, Un moment d'oubli (CADRE ROUGE)

  • #21
    “Personne ne sait ton nom ni d’où tu viens. Tu n’as même pas un sobriquet, méchant ou sympathique. Ni de chien ou de chat pour te tenir compagnie. Tu n’es qu’un fantôme sans prénom, une silhouette morte, une ombre creuse qui se traîne sur les trottoirs”
    Abdelkader Djemaï, Un moment d'oubli (CADRE ROUGE)

  • #22
    “tu te sens comme un mégot écrasé au fond d’un cendrier, un bout de papier froissé jeté sur la chaussée de ce chef-lieu de département de vingt-trois mille habitants. Tu n’existes pas, tu ne comptes pas, tu ne vaux même pas un pet de moustique. Cela, au fond, te rassure, car tu voudrais n’avoir plus de sang dans les veines et n’être plus qu’un puits sec et effondré dans le désert de ta vie. ”
    Abdelkader Djemaï, Un moment d'oubli (CADRE ROUGE)

  • #23
    “Aujourd’hui, pour que tu n’aies pas l’angoissante impression d’être totalement et définitivement dans la rue, il te reste, enfouis en toi, quelques images, deux ou trois beaux souvenirs et un quignon de rêve. Un peu comme pour tout le monde, même les plus désespérés, ils pourraient, telles de petites lueurs dans l’obscurité froide, te tenir chaud, mais tu ne le veux pas. Et puisque tu as tout perdu, tu n’as plus peur de rien ni de personne, sinon de toi-même.”
    Abdelkader Djemaï, Un moment d'oubli (CADRE ROUGE)

  • #24
    “Revenu à ce que tu étais, chaque personne qui compte pour toi, disparue ou encore vivante, présente ou absente, aurait alors une place dans ta mémoire, dans ton existence qui s’est effondrée comme une maison en carton où tu te croyais à l’abri des bombardements de toutes sortes.”
    Abdelkader Djemaï, Un moment d'oubli (CADRE ROUGE)

  • #25
    “C’était comme si tout à coup une vanne s’était ouverte en toi pour libérer les eaux noires de la démence. Ce matin-là, tu avais failli pour de bon perdre pied et tes yeux étaient ceux d’un oiseau aveugle et sourd qui se cogne avec rage contre les barreaux de sa cage”
    Abdelkader Djemaï, Un moment d'oubli (CADRE ROUGE)

  • #26
    “à bout d’arguments et au bout du rouleau, tu décidais de te séparer de tout. De tout, sauf de ton chagrin”
    Abdelkader Djemaï, Un moment d'oubli (CADRE ROUGE)

  • #27
    “La différence entre nous et les chiens errants, c’est qu’eux ils n’ont pas de laisse !”
    Abdelkader Djemaï, Mokhtar et le figuier

  • #28
    “Comme si elle lui demandait de continuer à bien apprendre à lire et à écrire à l’école pour, qui sait, plus tard, raconter ce livre invisible écrit par les petites gens, les analphabètes, les pauvres et les sans-voix.”
    Abdelkader Djemaï, Mokhtar et le figuier

  • #29
    “Ce matin où Aïchouche le lui avait présenté comme un membre de la famille qui lui était cher, il n’avait pas osé dépasser les branches basses, craignant de tomber nez à nez avec la grosse araignée noire ou d’être soudain enfermé dans une obscurité qui lui ferait perdre tous ses repères. À présent, il s’était habitué à son intimité, heureux d’entrer dans ce puits végétal dans lequel la lumière tombait telle une pluie fine et douce.”
    Abdelkader Djemaï, Mokhtar et le figuier

  • #30
    “Cette recommandation de l’instructeur, qui paraissait à Mokhtar farfelue et drôle, avait, en quelques secondes, suffi à le faire tomber dans la grande marmite inépuisable et sans fond de la lecture.”
    Abdelkader Djemaï, Mokhtar et le figuier



Rss
« previous 1 3 4 5
All Quotes



Tags From Sarra’s Quotes