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“Il faut se méfier des mots. Ils sont toujours trop beaux, trop rutilants et leur rythme vous entraîne, prêt à vous faire prendre un mur - mure pour une pensée.
Il faut tirer sur le mors sans cesse, de peur que ces trop bouillants coursiers ne s'emballent.
J'ai longtemps cherché les mots les plus simples, les plus usés, même les plus plats. Mais ce n'est pas encore cela : c'est leur juste assemblage qui compte.
Quiconque saurait le secret usage des mots de tous les jours aurait un pouvoir illimité, - et il ferait peur."
Jean TARDIEU (poète français) in Les mots de tous les jours”
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Il faut tirer sur le mors sans cesse, de peur que ces trop bouillants coursiers ne s'emballent.
J'ai longtemps cherché les mots les plus simples, les plus usés, même les plus plats. Mais ce n'est pas encore cela : c'est leur juste assemblage qui compte.
Quiconque saurait le secret usage des mots de tous les jours aurait un pouvoir illimité, - et il ferait peur."
Jean TARDIEU (poète français) in Les mots de tous les jours”
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“Sur ce promontoire de cristal transpercé d'évidences, au bruit de poulies parfaites, vivre, mourir et connaître ne font qu'un. Une certitude ailée me délivre de ma lourdeur et, sans arme, sans crainte, comme sans limite et sans figure, ayant mon souffle pour toute puissance, mon regard pour toute parole, mon désespoir pour talisman, je monte au-devant de ce silence où je retrouve ma patrie.”
― Choix de poèmes : 1924-1954
― Choix de poèmes : 1924-1954
“Les mots visibles sont comme des points de repère dans l'étendu. La signification de chacun d'eux est à la fois ponctuelle et tourbillonante; le sens nait de leur rapprochement comme l'éclair du choc électrique des nuages.”
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“Sur ce promontoire de cristal transpercé d'évidences, au bruit de poulies parfaites, vivre, mourir et connaître ne font qu'un. Une certitude ailée me délivre de ma lourdeur et, sans arme sans crainte comme sans limite et sans figure, ayant mon souffle pour toute puissance, mon regard pour toute parole, mon désespoir pour talisman, je monte au-debant de ce silence où je retrouve ma patrie.”
― Choix de poèmes : 1924-1954
― Choix de poèmes : 1924-1954




