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“31
Je suis poète
par tout ce que je ne fais pas
la peau de mes joues est fine
comme l'air pulmonaire des suicidés
ma flamme est illusoire
tel le phare mis aux enchères
et abattu par la tempête la nuit même de la vente
comme une banale allumette
je suis poète
seulement lorsque je ne fais rien
regardant le vent qui vient enterrer
les parois de ma vie
en des fosses différentes
(p. 48)”
― Les chambres les parois
Je suis poète
par tout ce que je ne fais pas
la peau de mes joues est fine
comme l'air pulmonaire des suicidés
ma flamme est illusoire
tel le phare mis aux enchères
et abattu par la tempête la nuit même de la vente
comme une banale allumette
je suis poète
seulement lorsque je ne fais rien
regardant le vent qui vient enterrer
les parois de ma vie
en des fosses différentes
(p. 48)”
― Les chambres les parois
“21.
À je ne sais quel étage
une femme lave une vitre
elle traduit les poèmes du soleil en langage usuel
ses rythmes
ont la prégnance des grandes poètes
puis une nuit l'aigu
enrouement de ses os la saisit
dès lors la langue muette d'un peuplier
se glisse entre le soleil et la vitre
(p. 38)”
― Les chambres les parois
À je ne sais quel étage
une femme lave une vitre
elle traduit les poèmes du soleil en langage usuel
ses rythmes
ont la prégnance des grandes poètes
puis une nuit l'aigu
enrouement de ses os la saisit
dès lors la langue muette d'un peuplier
se glisse entre le soleil et la vitre
(p. 38)”
― Les chambres les parois
“22.
Je traduis des poètes belges
leurs vers me plongent dans la nuit
c'est comme une transfusion
dans une pleine à la lueur lunaire
des ombres et nous meurtrissons nos ongles
aux racines des peupliers
en criant le nom de nos mères
qui de leurs dents nous ont coupé le cordon ombilical
nous ont léchés
nous ont baignés dans leur salive tiède
en nous murmurant bouche-à-bouche
des mots infinis
(p. 39)”
― Les chambres les parois
Je traduis des poètes belges
leurs vers me plongent dans la nuit
c'est comme une transfusion
dans une pleine à la lueur lunaire
des ombres et nous meurtrissons nos ongles
aux racines des peupliers
en criant le nom de nos mères
qui de leurs dents nous ont coupé le cordon ombilical
nous ont léchés
nous ont baignés dans leur salive tiède
en nous murmurant bouche-à-bouche
des mots infinis
(p. 39)”
― Les chambres les parois
“40.
Contemporain du rien
j'étire mon corps à la clarté des parois
dès que j'arrive chez moi les chaises
crient de leurs pieds tuméfiés
tel le coureur du marathon
un briquet scintille dans un coin
mais il n'y a aucune cigarette à la maison
dans la salle de bain un bout de savon glisse d'une étagère
je le recueille ressentant la solitude sur toute ma peau
à part la mince surface
de ma pomme qui le tient
(p. 57)”
― Les chambres les parois
Contemporain du rien
j'étire mon corps à la clarté des parois
dès que j'arrive chez moi les chaises
crient de leurs pieds tuméfiés
tel le coureur du marathon
un briquet scintille dans un coin
mais il n'y a aucune cigarette à la maison
dans la salle de bain un bout de savon glisse d'une étagère
je le recueille ressentant la solitude sur toute ma peau
à part la mince surface
de ma pomme qui le tient
(p. 57)”
― Les chambres les parois
“Le matin de gelée cingle le cadre étincelant
d'un paysage que l'été lui.
C'est l'éclat de l'octobre doré,
les harmonies de vert et de cinabre
dans un pays qui fut celui du printemps.
(p. 151)”
― Les chambres les parois
d'un paysage que l'été lui.
C'est l'éclat de l'octobre doré,
les harmonies de vert et de cinabre
dans un pays qui fut celui du printemps.
(p. 151)”
― Les chambres les parois




