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“Facerea lumii
Şi a fost seară.
Şi a fost dimineaţă.
Dar asta a fost demult.
Şi o singură dată.”
― Cartea Alcool
Şi a fost seară.
Şi a fost dimineaţă.
Dar asta a fost demult.
Şi o singură dată.”
― Cartea Alcool
“Le printemps
Ce cerisier fleuri.
L'œil ensanglanté, l'œil grand comme un bœuf
reste appuyé sur ses branches.
Mes petits yeux, mes yeux si petits que le regard
ne peut y passer
et sort par la peau comme dans une écume rose.
Toutes ces choses je les ai dites à Ariston
celui qui est malade et chauve,
ces choses-là m’ont mené à la perdition.
(p.18)”
― Le mouvement sans coeur de l'image
Ce cerisier fleuri.
L'œil ensanglanté, l'œil grand comme un bœuf
reste appuyé sur ses branches.
Mes petits yeux, mes yeux si petits que le regard
ne peut y passer
et sort par la peau comme dans une écume rose.
Toutes ces choses je les ai dites à Ariston
celui qui est malade et chauve,
ces choses-là m’ont mené à la perdition.
(p.18)”
― Le mouvement sans coeur de l'image
“L’ange parle en moi avec une voix de grenouille
il parle avec une voix d'oiseau,
où trouver le courage de lever ma langue
parmi les herbes folles,
car, voilà, les fenêtres du bistrot gonflent comme
des sacs de peau bien lisse,
comme des pis de vache,
ils sont toujours plus près les essaims de papillons
obscurs
qui bruissent affamés.
(p.7, début d’ « Entre les rideaux de l'expérience »)”
― Le mouvement sans coeur de l'image
il parle avec une voix d'oiseau,
où trouver le courage de lever ma langue
parmi les herbes folles,
car, voilà, les fenêtres du bistrot gonflent comme
des sacs de peau bien lisse,
comme des pis de vache,
ils sont toujours plus près les essaims de papillons
obscurs
qui bruissent affamés.
(p.7, début d’ « Entre les rideaux de l'expérience »)”
― Le mouvement sans coeur de l'image
“Le poème flottant
Je me tiens devant la baraque bleue.
Moi, l’adroit, l’habile, le rusé,
j'ai fini le poème ainsi :
« Sous la calotte du fou grande comme le pré de la mer
grésille et ronronne doucement le mécanisme du destin. »
Et je ne le regrette pas maintenant
quand tes yeux, presque sauvés de l'aveuglement,
sautent comme deux petites grenouilles
d'un mot à l'autre
d'une strophe à l'autre
dans ce poème flottant.
(p. 19)”
― Le mouvement sans coeur de l'image
Je me tiens devant la baraque bleue.
Moi, l’adroit, l’habile, le rusé,
j'ai fini le poème ainsi :
« Sous la calotte du fou grande comme le pré de la mer
grésille et ronronne doucement le mécanisme du destin. »
Et je ne le regrette pas maintenant
quand tes yeux, presque sauvés de l'aveuglement,
sautent comme deux petites grenouilles
d'un mot à l'autre
d'une strophe à l'autre
dans ce poème flottant.
(p. 19)”
― Le mouvement sans coeur de l'image




