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“Кажемо, що присягаємо, що кохатимемо один одного вічно. При цьому один бреше, другий блефує, та тим не менше ми домовилися.”
― Le pays lointain
― Le pays lointain
“[…] je devrais pousser un grand et beau cri,
un long et joyeux cri qui résonnerait dans toute la vallée,
que c'est ce bonheur-là que je devras m'offrir,
hurler une bonne fois,
mais je ne le fais pas,
je ne l'ai pas fait.
(épilogue)”
― Juste la fin du monde
un long et joyeux cri qui résonnerait dans toute la vallée,
que c'est ce bonheur-là que je devras m'offrir,
hurler une bonne fois,
mais je ne le fais pas,
je ne l'ai pas fait.
(épilogue)”
― Juste la fin du monde
“Ce n'est pas beau mais ne pas être beau me laissera moins regrettable.”
― Juste la fin du monde
― Juste la fin du monde
“Je me réveillais avec l'idée étrange et désespérée et indestructible encore
qu'on m'aimait déjà vivant comme on voudrait m'aimer mort...”
― Juste la fin du monde
qu'on m'aimait déjà vivant comme on voudrait m'aimer mort...”
― Juste la fin du monde
“Et les petites fois, elles furent nombreuses, ces petites fois où j'aurais pu me coucher par terre et ne plus jamais bouger,
où j'aurais voulu rester dans le noir sans plus jamais répondre,
ces petites fois, je les ai accumulées et j'en ai des centaines dans la tête...”
― Juste la fin du monde
où j'aurais voulu rester dans le noir sans plus jamais répondre,
ces petites fois, je les ai accumulées et j'en ai des centaines dans la tête...”
― Juste la fin du monde
“Хоча ти й страждаєш, але завжди закоханий. Як би це краще сказати — завжди закоханий, мов літератор у своїх героїв. Тобі погано, муки твої жахливі, але ти про них усе одно думаєш.”
― Le pays lointain
― Le pays lointain
“Me mets plutôt au travail quand ça ne va pas très bien, quand ça va bien, quelle idée, on reste heureux, on s'occupe de ce bonheur-là, lorsque cela va moins bien, on se met au travail, ce que je dis, on essaie d'y voir clair. Quand on est totalement désespéré, on ne fait rien, on tente de se maintenir en vie.
Là, c'est juste l'entre-deux. La trace.”
― Du luxe et de l'impuissance
Là, c'est juste l'entre-deux. La trace.”
― Du luxe et de l'impuissance
“Одні назви чого варті: вулиця Мучеників Опору, глухий кут Дебюссі — від нудьги вмреш. Уяви собі шестилітню дитину, яка вчиться писати, акуратно виводячи «Мене звати Луї, я мешкаю на вулиці Мучеників Опору», непоганий початок, правда?”
― Le pays lointain
― Le pays lointain
“ÉPILOGUE
LOUIS. — Après, ce que je fais,
je pars.
Je ne reviens plus jamais. Je meurs quelques mois plus tard,
une année tout au plus.
Une chose dont je me souviens et que je raconte encore
(après j’en aurai fini) :
c’est l’été, c’est pendant ces années où je suis absent,
c’est dans le Sud de la France.
Parce que je me suis perdu, la nuit, dans la montagne, je décide de marcher
le long de la voie ferrée.
Elle m’évitera les méandres de la route, le chemin sera plus court et je sais
qu’elle passe près de la maison où je vis.
La nuit, aucun train n’y circule, je n’y risque rien
et c’est ainsi que je me retrouverai.
À un moment, je suis à l’entrée d’un viaduc immense,
il domine la vallée que je devine sous la lune,
et je marche seul dans la nuit,
à égale distance du ciel et de la terre.
Ce que je pense
(et c’est cela que je voulais dire)
c’est que je devrais pousser un grand et beau cri,
un long et joyeux cri qui résonnerait dans toute la vallée,
que c’est ce bonheur-là que je devrais m’offrir,
hurler une bonne fois,
mais je ne le fais pas,
je ne l’ai pas fait.
Je me remets en route avec seul le bruit de mes pas sur le gravier.
Ce sont des oublis comme celui-là que je regretterai.”
― Juste la fin du monde
LOUIS. — Après, ce que je fais,
je pars.
Je ne reviens plus jamais. Je meurs quelques mois plus tard,
une année tout au plus.
Une chose dont je me souviens et que je raconte encore
(après j’en aurai fini) :
c’est l’été, c’est pendant ces années où je suis absent,
c’est dans le Sud de la France.
Parce que je me suis perdu, la nuit, dans la montagne, je décide de marcher
le long de la voie ferrée.
Elle m’évitera les méandres de la route, le chemin sera plus court et je sais
qu’elle passe près de la maison où je vis.
La nuit, aucun train n’y circule, je n’y risque rien
et c’est ainsi que je me retrouverai.
À un moment, je suis à l’entrée d’un viaduc immense,
il domine la vallée que je devine sous la lune,
et je marche seul dans la nuit,
à égale distance du ciel et de la terre.
Ce que je pense
(et c’est cela que je voulais dire)
c’est que je devrais pousser un grand et beau cri,
un long et joyeux cri qui résonnerait dans toute la vallée,
que c’est ce bonheur-là que je devrais m’offrir,
hurler une bonne fois,
mais je ne le fais pas,
je ne l’ai pas fait.
Je me remets en route avec seul le bruit de mes pas sur le gravier.
Ce sont des oublis comme celui-là que je regretterai.”
― Juste la fin du monde




