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“Nous sommes faits de l'étoffe dont sont tissés les vents.”
― La Horde du Contrevent
― La Horde du Contrevent
“N’acceptez pas que l’on fixe, ni qui vous êtes, ni où rester. Ma couche est à l’air libre. Je choisis mon vin, mes lèvres sont ma vigne. Soyez complice du crime de vivre et fuyez! Sans rien fuir, avec vos armes de jet et la main large, prête à s’unir, sobre à punir. Mêlez-vous à qui ne vous regarde, car lointaine est parfois la couleur qui fera votre blason.”
― La Horde du Contrevent
― La Horde du Contrevent
“Le temps est hémophile. Je le sais aujourd'hui. Il est blessé. Il ne cicatrise pas. Il coule, a coulé. Coulera.”
― La Zone du dehors
― La Zone du dehors
“La radioactivité, c'est la seule éternité créée par l'homme”
― La Zone du Dehors
― La Zone du Dehors
“Bien sûr demeuraient nouées ces écharpes multiples, les souvenirs, mais c'était comme s'il fallait désormais que le passé puisse luire aussi chamarré, aussi intense que ce présent où ils n'étaient plus là.”
― La Horde du Contrevent
― La Horde du Contrevent
“Les pas que je fis après avoir laissé Oroshi aux rapaces, ma déambulation hagarde, écrasée de tristesse, au bord du plateau vide, et saturé de chrones, vide et saturé sans cesse, vide, sur plus de trois mille kilomètres de marche, jusqu'à l'étendue de glace crevassée, cisaillée de crivetz, qui marque de manière si caractéristique la limite de la bande de Contre, ces pas, je ne les ai dus qu'à moi.”
― La Horde du Contrevent
― La Horde du Contrevent
“ - (...) Une aliénation optimum sous les apparences d'une liberté totale.
- C'est une définition de la liberté ?
- C'est un constat”
― La Zone du dehors
- C'est une définition de la liberté ?
- C'est un constat”
― La Zone du dehors
“Lorsqu'on me demandait ce que j'espérais trouver en Extrême-Amont, cette question banale posée mille fois, je répondais maintenant : "J'espère trouver mon visage. Quelqu'un là-haut le sculpte à coup de salves dures. Chaque acte que je fais le modifie et l'affine. Mes fautes le balafrent. Mais peu importe : il se fait ; il m'attend, posé sur un socle. Et je le verrai, comme je vous vois devant moi, comme on se regarde dans un miroir enfin exact. Je verrai ce visage que je me suis fait tout au long de ma vie, juste avant de mourir. Ce sera ma récompense.”
― La Horde du Contrevent
― La Horde du Contrevent
“Claque un peu ton bec mon Golgotheau, t’as rien vécu t’as juste de la gueule, le premier furvent t’étais raclé devant papa-maman, alors laisse-moi faire, tu me dois tout, je vais lui grémir les vertèbres, à la Traceuse, et te la basculer latéral, d'un coup de reins comme t’en as jamais vu frangin, à se déboîter le tronc, chuis le meilleur, ancre ça, le premier du monde.”
― La Horde du Contrevent
― La Horde du Contrevent
“Je penchai le cou vers la plage blanche, m'approchai encore, qu'il n'y ait plus d'esquive possible à ma chute, Schist craillait autour de moi je crois me souvenir, il y avait entre ma vie et le saut aucune préférence plus d'hésitation j'étais au-delà à somnambuler sur la tranche de l'amont juste bien certain aux tréfonds de l'inanité de la farce désormais, la farce immense des Hordes.”
― La Horde du Contrevent
― La Horde du Contrevent
“Et ça, je n'y étais pas préparé, à ramener à force d'exactitude et de concentration, de l'arrière-plan d'instants révolus, une présence suffisamment solide pour hanter la viduité de ce plateau extrudé d'un Golgoth.”
― La Horde du Contrevent
― La Horde du Contrevent
“Ne pas gaspiller dans l'unique souci de manger tout de suite notre simple force d'avoir faim.”
― La Horde du Contrevent
― La Horde du Contrevent
“Connectés à nous-mêmes, nous plongeons en apnée dans notre intériorité pour trouver à nos problèmes une solution qui n'existe que hors de nous, à l'air libre, dans ce qui nous arrache et nous excentre. L'individualisme ne fait qu'amplifier ce repli maladif, cette peur du mal connu, du "pas de chez nous" puis du "pas comme moi", de l'étrange puis de l'étranger, jusqu'à redouter le tout proche, avec lequel on n'ose désormais partager ses désirs et ses flux.”
― La Zone du dehors
― La Zone du dehors
“La folie n'est plus folle, dès qu'elle est collective.”
― La Horde du Contrevent
― La Horde du Contrevent
“Sélème : Engage le jeu que je le gagne !
Caracole : L'âme sûre ruse mal !
Sélème : L'âme sœur, elle, rue, ose mal... Erg immigré ! Erg en nègre ! Vos Sov ! Le traceur à la rue : cartel !
Caracole : En nos repères, n'insère personne !
Sélème : Le sert-on ici, notre sel ?
Caracole : Tâte l'état ! C'est sec.
Sélème : Léger regel ?
Caracole : Saper ses repas...
Sélème : Semi-auteur, ô male ! La morue tu aimes.
Caracole : Euh... Hue !
Sélème : Eh, ça va la vache ?
Caracole : Rat ! Avatar !
Sélème : C'est sec... Ta bête te bat !
Caracole : Et si l'arôme des bottes révèle madame, le verset t'obsède, moraliste !
Sélème : L'arôme moral ? Ému, ce destin rêve, il part natter ce secret tantra plié, vernissé d'écume.
Caracole : Et tu te démêles, Sélème de lutte ?
Sélème : Ici ? Non. Tu l'as, ressac, avalé ? Crac ! Car cela va casser... Salut !
Caracole : Sniff ! À l'affin S !
Sélème : Élu, aimé, jeté, ô poète ! Je miaule !
Caracole : Ah Élu, ça ! Je trace l'écart, éjacule, ha !
Sélème : Rupture de lien : un arc élève le reste et se relève à l'écran, une île de rut pur.
Caracole : Mon nom...
Sélème : Hola Caracole, va à vélo caracal, oh !
Caracole : Mon nom... Mon nom...
Sélème : Ressasser, "Carac", ressasser ! Oh, cela te perd répéta l'écho !”
― La Horde du Contrevent
Caracole : L'âme sûre ruse mal !
Sélème : L'âme sœur, elle, rue, ose mal... Erg immigré ! Erg en nègre ! Vos Sov ! Le traceur à la rue : cartel !
Caracole : En nos repères, n'insère personne !
Sélème : Le sert-on ici, notre sel ?
Caracole : Tâte l'état ! C'est sec.
Sélème : Léger regel ?
Caracole : Saper ses repas...
Sélème : Semi-auteur, ô male ! La morue tu aimes.
Caracole : Euh... Hue !
Sélème : Eh, ça va la vache ?
Caracole : Rat ! Avatar !
Sélème : C'est sec... Ta bête te bat !
Caracole : Et si l'arôme des bottes révèle madame, le verset t'obsède, moraliste !
Sélème : L'arôme moral ? Ému, ce destin rêve, il part natter ce secret tantra plié, vernissé d'écume.
Caracole : Et tu te démêles, Sélème de lutte ?
Sélème : Ici ? Non. Tu l'as, ressac, avalé ? Crac ! Car cela va casser... Salut !
Caracole : Sniff ! À l'affin S !
Sélème : Élu, aimé, jeté, ô poète ! Je miaule !
Caracole : Ah Élu, ça ! Je trace l'écart, éjacule, ha !
Sélème : Rupture de lien : un arc élève le reste et se relève à l'écran, une île de rut pur.
Caracole : Mon nom...
Sélème : Hola Caracole, va à vélo caracal, oh !
Caracole : Mon nom... Mon nom...
Sélème : Ressasser, "Carac", ressasser ! Oh, cela te perd répéta l'écho !”
― La Horde du Contrevent
“On peut couper en deux un arbre qui a fait repousser ses bourgeons et ses feuilles deux cent cinquante printemps de suite avec une tronçonneuse à essence et huit minutes. On peut abattre un jaguar qui court à 90km/h dans une savane en un dixième de seconde et avec une seule balle. Qu'est-ce que ça prouve de nous ? (...) Qu'à défaut d'être vivants, nous voudrions nous prouver qu'on sait donner la mort ?”
― Les Furtifs
― Les Furtifs
“Change l'ordre du monde... Plutôt que tes désirs... Tes désirs sont désordres...”
― La Zone du dehors
― La Zone du dehors
“La maturité de l'homme est d'avoir retrouvé le sérieux qu'on avait au jeu quand on était enfant.”
― La Horde du Contrevent
― La Horde du Contrevent
“Je ne lui ai rien dit de tel, Monseigneur ! Cette ribaude ricane et échafaude !”
― La Horde du Contrevent
― La Horde du Contrevent
“Tout cela me confortait dans mon intuition, souvent moquée par mes amis, que l’homme était fondamentalement bon – à condition d’être en rapport direct et vital avec d’autres hommes. Impersonnel, un système social écarte l’homme de l’homme. Dans la lézarde ainsi creusée, la plante du ressentiment pousse et nourrit la fraude, le parasitisme et l’abus – puisqu’on ne voit jamais qui paie ni qui souffre de nos abus. On espère que c’est le système qui paie quand lui se contente de répartir les coûts et d’inoculer ce que chacun, par sa rancœur, fait subir de manière diffuse à tous. Les dysfonctionnements s’accroissent, les honnêtes gens s’en prennent aux saboteurs et bientôt les imitent … On se retrouve contraint, pour maintenir la cohésion sociale, d’instaurer un contrôle maniaque et vétilleux sur le moindre petit comportement fautif de chaque citoyen. Et ça donne Cerclon : la démocratie comme liberticide collectif …”
― La Zone du dehors
― La Zone du dehors
“Se libérer, ne croyez surtout pas que c’est être soi-même. C’est s’inventer comme autre que soi. Autres matières : flux, fluides, flammes… Autres formes : métamorphoses. Déchirez la guangue qui scande “vous êtes ceci”, “vous êtes cela”, “vous êtes…”. Ne soyez rien : devenez sans cesse. L’intériorité est un piège. L’individu ? Une camisole. Soyez toujours pour vous-mêmes votre dehors, le dehors de toute chose.”
― La Zone du dehors
― La Zone du dehors
“Je manquais de mémoire - plus encore de l'habitude d'une mémoire qui fut prégnante, à cran et à croc, apte à extravaser dans ma gorge, pour salive, le sang des moments vécus ensembles.”
― La Horde du Contrevent
― La Horde du Contrevent
“D'une certaine façon, être vivant ne s'atteint que par ce triple combat : contre les forces de gravité en nous - la paresse, la fatigue, la quête du repos ; contre l'instinct de répétition - le déjà-fait, le connu, le sécurisant ; et enfin contre les séductions du continu - tous les développements durables, le réformisme ou ce goût très fréole de la variation plaisante, du pianotement des écarts autour d'une mélodie amusante”
― La Horde du Contrevent
― La Horde du Contrevent
“La solitude n’existe pas. Nul n’a jamais été seul pour naître. La solitude est cette ombre que projette la fatigue du lien chez qui ne parvient plus à avancer peuplé de ceux qu’il a aimés, qu’importe ce qui lui a été rendu.”
― La Horde du Contrevent
― La Horde du Contrevent
“- Tu sens quelque chose de bizarre toi ?
- Bizarre, peut-être pas. Je dirais plutôt cocasse ou simplement inattendu, voire impromptu, quoiqu'un tantinet insolite disons-le, dans la mesure du saugrenu, tout en étant singulièrement fantasque, presque excentrique si l'on y songe, et qui sait ? Extravagant en diable...
- Caracole !”
― La Horde du Contrevent
- Bizarre, peut-être pas. Je dirais plutôt cocasse ou simplement inattendu, voire impromptu, quoiqu'un tantinet insolite disons-le, dans la mesure du saugrenu, tout en étant singulièrement fantasque, presque excentrique si l'on y songe, et qui sait ? Extravagant en diable...
- Caracole !”
― La Horde du Contrevent
“Qui dit quoi ? Que dans un monde où tout le monde croit devoir s'exprimer, il n'y a plus d'illumination possible. Rien ne peut être éclairé dans la luminance totale. Il faut beaucoup de silence pour entendre une note. Il faut beaucoup de nuit pour qu'un éclair puisse jaillir, pour qu'une couleur neuve soit perçue, soit reçue.”
― Aucun souvenir assez solide
― Aucun souvenir assez solide
“Vis chaque instant comme si c'était le dernier. Vis chaque instant comme si c'était le premier.”
― La Horde du Contrevent
― La Horde du Contrevent
“La liberté, elle est pour moi ce dehors, intérieur à chacun de nous, dont ceux qui nous gèrent voudraient tant faire une Zone. Ou mieux : une norme. Sachons nous ouvrir pour agrandir cette poche, qui est poumon – et vent pulsif. Osons même, parfois, élargir la cicatrice et refuser le cocon consumériste, les consolations et les soins. Parce que ça fait mal, d’être libre.”
― La Zone du dehors
― La Zone du dehors
“Le sonore est un art de la durée. Donc du mouvement et de l'émotion : c'est la même racine. Tu te fonds dans un flux, tu nages en pleine rivière. Tu accompagnes la métamorphose progressive des sons, tu les épouses. Tu deviens en même temps que ce que tu écoutes. L'optique par contre est un art de l'espace. À mes yeux. Ça consiste à fixer et à figer le monde à l'instant t. On se tient dans le froid, le spéculaire, la distance, la maîtrise. Et quand ça bouge, on est dans le contrôle. On checke des coordonnées, des trajectoires, des vecteurs. L'optique relève pour moi du pouvoir. Profondément.”
― Les Furtifs
― Les Furtifs
“Ici, Tishka n'avait jamais couru, ne s'était jamais cachée dans un fourré. Je n'y avais jamais fait le sanglier le groin dans l'herbe avec elle sous mon ventre, mon marcassin, mimant l'attaque des loups. Ici, Sahar ne m'avait pas embrassé, aucune AG ne s'était tenue, elle n'y avait proféré aucun cours libre. Nous n'y avions aucune mémoire, aucun passé. Et c'est précisément ce qu'elle voulait en me donnant rendez-vous là : ne réanimer rien. Juste discuter.”
― Les Furtifs
― Les Furtifs



