Politique Quotes

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Pierre Desproges
“Ia démocratie est la pire des dictatures parce qu'elle est la dictature exercée par le plus grand nombre sur la minorité.”
Pierre Desproges

Alain Damasio
“ - (...) Une aliénation optimum sous les apparences d'une liberté totale.
- C'est une définition de la liberté ?
- C'est un constat”
Alain Damasio, La Zone du dehors

Pierre Vermeren
“En Tunisie, la période Ben Ali commença par de grands bouleversements dans le système éducatif. La situation qui avait conduit une forte partie des étudiants à basculer dans une contestation islamiste active appelait manifestement des réformes. Après la réforme de l'enseignement supérieur du ministre Tijani Chally lancée en 1989, il fallut s'attaquer à l'enseignement secondaire. La nomination d'un juriste francophile à la tête du MEN, Mohamed Charfi, visait manifestement à inverser la tendance après les années Mzali et leurs conséquences. Son projet de réforme prit corps pendant 2 ans de consultations et aboutira sur la loi du 29 juillet 1991. La langue française redevenait langue étrangère obligatoire pour les élèves passant le baccalauréat. Enfin, son successeur à partir du milieu de la décennie, Dali Jazi, poursuivit son action en faisant revenir le français dans le supérieur, surtout dans les facultés des lettres (en particulier en philosophie). Cet ensemble de réformes visait à remédier à l'héritage des années soixante-dix et fut soutenu par la Banque mondiale. Cette dernière a publié plusieurs rapports sur l'enseignement tunisien : en février 1992 était ainsi publié un rapport d'évaluation du projet de restructuration de l'enseignement supérieur, puis à nouveau en mai 1997, Tunisia-Higher education : challenges and opportunities.”
Pierre Vermeren, La formation des élites marocaines et tunisiennes

“Au sujet de notre discussion déjà si ancienne sur les voies offertes à la Russie [...] L'histoire au début ne se présente pas sous les traits d'une tragédie mais bien d'une farce. Mais le problème est que cette farce est une tragédie.”
Aleksandr Pavlovic Cudakov, Anton

“Parmi les évacués, il y a bizarrement beaucoup d'épouses d'employés du comité du parti de la ville de Kiev. Au début, elles étaient fortes et solides. [...] Six mois plus tard, je ne la reconnaissais plus : sans aucun bain de Narzan, elle a maigri d'au moins dix kilos. [...] Que mangeaient-elles à Kiev alors ?”
Aleksandr Pavlovic Cudakov, Anton

“La clef est l’intérêt ; l'essentiel est que le régime constitue un client accommodant, qu'il soit ou non un doctrinaire communiste. Les "communistes radis", rouges à l'extérieur mais blancs à l'intérieur, ont aussi bon goût pour eux que les tomates bien rouges.”
Richard Milhous Nixon, la vraie guerre

“Cette dépendance vitale montre bien pourquoi les Soviétiques ont particulièrement visé pour leur ingérence cette partie du continent [...] L'Union soviétique agit rarement sans dessein et ses desseins sont toujours stratégiques, jamais moraux.”
Richard Milhous Nixon, la vraie guerre

“[...] les révolutionnaires professionnels plongent dans les sociétés branlantes comme un couteau chaud dans du beurre. [...] Des positions sont gagnées, les travailleurs sont manipulés, les adversaires arrêtés, les rivaux politiques assassinés et quand tout est prêt, le coup de grâce est porté.

Voilà la recette communiste de la révolution.”
Richard Milhous Nixon, la vraie guerre

“Quand le peuple est en pleine panique, la tyrannie peut paraître séduisante si elle promet l'ordre.”
Richard Milhous Nixon, la vraie guerre

“L'impérialisme tsariste fusionna avec la révolution communiste et une nouvelle force terrifiante fit son entrée sur la scène du monde : les "révolutionnaires impérialistes”
Richard Milhous Nixon, la vraie guerre

“En octobre 1940, faisant campagne pour sa réélection à un troisième mandat de président, Franklin Roosevelt a provoqué des ovations en déclarant : "Je l'ai déjà dit, mais je le répéterai encore et encore : vos garçons ne vont pas être envoyés dans une guerre étrangère.”
Richard Milhous Nixon, la vraie guerre

“Il est vrai qu'un pays qui confond célébrité et sagesse, et qui considère ses idoles de rock'n'roll et ses actrices de cinéma comme des oracles, mérite peut-être de perdre [...]”
Richard Milhous Nixon, la vraie guerre

“La langue française est une belle dame dont on ignore les secrets ou dont les attributs nous sont si familiers qu'on en vient à les oublier.”
Laurent Dubé

Simone Weil
“Quant à l'objectif inconditionnel de croissance du parti, c'est un exemple typique de retournement de la relation entre la fin et les moyens. Il est inimaginable qu'un parti décide à un moment donné qu'il a suffisamment accru sa puissance : cette volonté de croissance est exponentielle. Elle a pour conséquence une pression constante de l'appareil sur ses membres, puisqu'elle est devenue le critère du bien. Ce mécanisme d'oppression spirituelle a été introduit par l'Église catholique, qui s'est prise pour l'incarnation même de la justice et du bien, notamment dans la lutte contre les hérétiques.”
Simone Weil, Note sur la suppression générale des partis politiques

Charif Majdalani
“Les agents de la circulation encouragent les automobilistes à les brûler, 1 grands gestes rageurs, faisant rouler tout le monde en même temps comme s'ils mettaient un soin qui relève de la revanche à rappeler encore que l'ordre ne règne plus, alors pourquoi respecter encore ces foutus feux survivants.”
Charif Majdalani, Beyrouth 2020: Journal d'un effondrement

Charif Majdalani
“Les agents de la circulation encouragent les automobilistes à les brûler, à grands gestes rageurs, faisant rouler tout le monde en même temps comme s'ils mettaient un soin qui relève de la revanche à rappeler encore que l'ordre ne règne plus, alors pourquoi respecter encore ces foutus feux survivants.”
Charif Majdalani, Beyrouth 2020: Journal d'un effondrement

Charif Majdalani
“2 juillet: Le hasard a quelque chose de romanesque voire de tragique. C'est il y a cent ans exactement, en 1920, que l'État libanais a été fondé, et on ne peut que rester rêveur devant l'ironie du sort qui fait advenir la ruine d'un pays à la date même de sa naissance, et au moment même où l'ont s'apprête à en célébrer le centenaire. Jusqu'où remonter sur ces cent années, dans la généalogie du désastre?”
Charif Majdalani, Beyrouth 2020: Journal d'un effondrement

Charif Majdalani
“Le Liban, l'arrogante petite Suisse qui se prenait pour l'héritière d'une nation antique, voire biblique, seffondra une première fois en 1975, après trente ans que l'on a tendance aujourd'hui à magnifier. Ce furent pourtant trente ans de luttes, de conflits, de guerres larves pour définir l'identité du pays. Les chrétiens le considéraient comme leur et fondé pour eux, et refusaient den partager Le pouvoir réel avec les musulmans. Ces derniers exifaienr leur part de pouvoir, tout en rêvant d'unir Le pays aux grands projets arabistes et nassériens. Ils s'allièrent auxborgznisationnarmees palestiniennes. Les chrétiens y virent une menace existentielle, s'armèrent aussi et tout partit en morceaux.”
Charif Majdalani, Beyrouth 2020: Journal d'un effondrement

Charif Majdalani
“Beyrouth devint à nouveau à ce moment la capitale de la vie nocturne et de la fête de tout l'Orient et peut-être de tout le pourtour de la Méditerranée. On y voyait plus de Porsche et de Maserati que fans Beverly Hills. Il était bon d'y être riche, mais on pouvait le devenir dans l'art et le design autant que dans les affaires et l'immobilier, les banques offraient de si faramineux taux d'intérêt que c'était l'eldorado des rentiers. On ne produisait plus rien, l'agriculture était à l'abandon, l'industrie inexistante, on vivait sur les importations, et le gouvernement, afin de développer encore les grands projets, prit la décision d'emprunter en dollars alericains aux banques locales, à des taux absurdes.”
Charif Majdalani, Beyrouth 2020: Journal d'un effondrement

Charif Majdalani
“Sur un mur, ce graffiti que j'ai noté il y a quelques jours et qui procède à une belle inversion : le régime souhaite la chute du peuple.”
Charif Majdalani, Beyrouth 2020: Journal d'un effondrement

Charif Majdalani
“Six années d'opacité et d'irresponsabilité, résultat de trente années de corruption et de mensonges, de politiques mafieuses, de collusion entre les divers services de l'État, les divers ministères, les partis politiques et leur clientèle, de manigances géopolitiques aberrantes et de sinistres logiques guerrières planifiées par des milices criminelles se concentrent, se condensent de manière terrifiante et génèrent les cinq secondes de l'apocalypse.”
Charif Majdalani, Beyrouth 2020: Journal d'un effondrement

Charif Majdalani
“Montée sur les épaules d'un de ses amis, au milieu des grenades lacrymogènes, des tirs, des flammes, un masque sur la figure et une écharpe sur les yeux, [...] elle criait en direction des policiers bardés comme des bibendums : "Nous ne partirons pas de ce pays, nous resterons ici, nous serons de nouveaux heureux, nous rirons de nouveau, et si les salads que vous protégez ne partent pas, eux, nous irons boire et danser sur leurs tombes.”
Charif Majdalani, Beyrouth 2020: Journal d'un effondrement

Charif Majdalani
“Tous ceux qui ont participé au soulèvement de 2019 et a la construction d'une nouvelle citoyenneté reviendront vers leur clan, et donc vers les chefs politiques traditionnels – publiant la corruption, la ruine, l'effondrement et l'explosion du port. Et tout aura été perdu.”
Charif Majdalani, Beyrouth 2020: Journal d'un effondrement

“Contre cette dystopie que préparent ceux qui prétendent nous gouverner, nous appelons à une résistance systématique.”
Félix Tréguer, Technopolice: La surveillance policière à l’ère de l´intelligence artificielle

Rosa Luxemburg
“Sur ma tombe, comme dans ma vie, il n'y aura pas de phrase grandiloquente. Sur la dalle de mon tombeau, on ne devra lire que deux syllabes: «zwi-zwi». C'est le cri des mésanges charbonnières que j'imite si bien qu'elles accourent aussitôt. Et imaginez que dans ce zwi-zwi qui d'habitude brillait comme une aiguille d'acier et rendait un son très clair et très grêle, il y a depuis quelques jours un trille tout à fait menu, une minuscule note de poitrine. Et savez-vous, mademoiselle Jacob, ce que cela signifie ? C'est le premier léger mouvement du printemps à venir : malgré la neige, le froid et la solitude, nous croyons, les mésanges charbonnières et moi, à la venue du printemps ! Et si, par trop d'impatience, il ne devait pas m'être donné de vivre ce printemps, n'oubliez pas que sur la dalle de ma tombe on ne doit lire rien d'autre que «zwi-zwi».

7 février 1917, prison de Wronke
À Mathilde Jacob”
Rosa Luxemburg, Commencer à vivre humainement

Joseph Andras
“[...] c'est qu'on accuse l'ensemble des féministes d'être de mèche avec le chien, et ce n'est pas tout à fait faux car les femmes qui se battent pour voter ne comprennent souvent pas pourquoi déclarer les guerres, fabriquer les lois et violer les femmes, cela ne suffit pas à contenter les hommes, pourquoi il leur faut de surcroit démembrer les animaux qu'ils croisent; ce que nombre d'entre elles comprennent, par contre, c'est que la force mâle qui meurtrit le corps des femmes et celui des bêtes est la même, que cette force dit de la femme qu'elle est une chienne et des bêtes qu'elles sont autant de biens, que cette force décrète ce qui mérite ou non de vivre et surtout à quelle place, que cette force conquiert la viande par son fusil ou par son sexe droit - instruites de ce savoir acquis dans la blessure et l'ombre, ces femmes ouvrent grand la nuit en s'écriant: le sang ne passera pas par nous!”
Joseph Andras, Ainsi nous leur faisons la guerre

Joseph Andras
“Le royaume n'en revient pas.
Chaque jour, pourtant, on tue les animaux et la Tamise coule. Au nom de quoi les jours ne sont-ils plus ce qu'ils étaient ? Chaque jour, oui, on épuise les chevaux à la tâche et on jette les coqs au combat dans les cercles, on traque les renards au profond des bois et on crible les faisans de métal, on mange le lard en famille et on achève les lévriers éclopés à la course, on bat les mulets sur le long des chemins et et on pêche à la mouche le dimanche. Bien peu trouvaient matière à redire. D'ailleurs, qui serait-on pour redire à la parole de Dieu? Soumettre la Terre et dominer les poissons, les oiseaux et puis tout ce qui rampe, Dieu est certain de son affaire - c'est même écrit. Alors nous soumettons, nous dominons, nous passons à table et nous ouvrons les chiens en deux : décidément, le royaume aspire à comprendre.”
Joseph Andras, Ainsi nous leur faisons la guerre

Joseph Andras
“Cinq jours plus tard, Lind-af-Hageby reprend la parole ; c'est rebelote.
Et elle dira : ce qui se joue ici n'est rien d'autre que la lutte entre l'émancipation des femmes et la domination des hommes. Et elle dira : le progrès social, la cause des femmes, le refus de manger la chair morte et celui d'armer les nations au front, tout cela marche d'un même pas.”
Joseph Andras, Ainsi nous leur faisons la guerre

Daniel Guérin
“Il n'y a pas deux sortes de mouvement révolutionnaire, de nature différente, l'un d'espèce bourgeoise et l'autre d'essence prolétarienne; la Révolution tout court, cette vieille taupe, comme disait Marx, poursuit son bonhomme de chemin, d'abord à travers une même crise révolutionnaire, et ensuite de crise révolutionnaire en crise révolutionnaire. Même quand elle paraît assoupie, elle creuse encore. Une crise révolutionnaire n'est que la continuation directe de la crise précédente. Il n'est pas possible de placer quelque part un poteau frontière et d'y inscrire:

REVOLUTION BOURGEOISE ! DEFENSE D'ALLER PLUS LOIN !”
Daniel Guérin, La Révolution française et nous (Petite collection Maspero ; 172)

Daniel Guérin
“Cependant, lorsque la Révolution bat en retraite, ce recul, si catastrophique soit-il, n'est que provisoire. La société ne se replie jamais jusqu'à son point de départ. La vieille taupe continue de creuser. La Révolution reprend un jour sa marche en avant et dépasse le point à partir duquel le recul avait commencé.”
Daniel Guérin, La Révolution française et nous (Petite collection Maspero ; 172)

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