,
Elisabeth de Fontenay

Elisabeth de Fontenay’s Followers (5)

member photo
member photo
member photo
member photo
member photo

Elisabeth de Fontenay


Born
France

Average rating: 3.69 · 179 ratings · 22 reviews · 36 distinct worksSimilar authors
Gaspard de la nuit

3.30 avg rating — 46 ratings9 editions
Rate this book
Clear rating
Le silence des bêtes

4.27 avg rating — 15 ratings — published 1998 — 7 editions
Rate this book
Clear rating
Without Offending Humans: A...

by
3.43 avg rating — 14 ratings — published 2008 — 5 editions
Rate this book
Clear rating
Diderot ou le matérialisme ...

3.50 avg rating — 6 ratings — published 1981 — 11 editions
Rate this book
Clear rating
Khi con vật nhìn ta

2.83 avg rating — 6 ratings — published 2006 — 3 editions
Rate this book
Clear rating
Les Animaux aussi ont des d...

by
4.50 avg rating — 2 ratings
Rate this book
Clear rating
LECON DES OIES SAUVAGES (LA)

liked it 3.00 avg rating — 1 rating
Rate this book
Clear rating
Madame de La Carlière

it was ok 2.00 avg rating — 1 rating — published 1988
Rate this book
Clear rating
Les Mille et une Fêtes

it was ok 2.00 avg rating — 1 rating2 editions
Rate this book
Clear rating
Actes de naissance: Entreti...

0.00 avg rating — 0 ratings — published 2011
Rate this book
Clear rating
More books by Elisabeth de Fontenay…
Quotes by Elisabeth de Fontenay  (?)
Quotes are added by the Goodreads community and are not verified by Goodreads. (Learn more)

“Les autres espèces d'animaux ont l'instinct de leur nature : «Les uns courent très vite, les autres volent, d'autres encore nagent : l'homme, lui, ne sait rien qu'il ne tienne d'un apprentissage - ni parler, ni marcher, ni se nourrir. Le seul don naturel qu'il ait reçu, c'est le don des larmes29.»”
Elisabeth de Fontenay, Le silence des bêtes : La philosophie à l'épreuve de l'animalité (Histoire de la Pensée)

“L'affirmation d'une émergence du psychisme chez les animaux , j'y insiste, ne me vient pas seulement de la prise en considération des vivants non humains : dès que j'ai commencé à m'interroger et à comprendre que mon frère ne sortirait jamais de la forteresse dans laquelle son 'trouble envahissant du développement' l'avait enfermé, j'ai entretenu une détestation envers la notion de propre de l'homme, si lourdement installée dans l'opinion commune et dans la philosophie. Il ne suffit pas de dire que cette croyance a privé les bêtes de tout droit, il faut ajouter qu'elle a autorisé le travers criminel qui a conduit à exclure de l'humanité ceux qui ne remplissent pas les critères décisifs : les peuples qui manquent de rationalité et d'historicité, les handicapés mentaux qui sont dépourvus de liberté et de perfectibilité, les vieillards amoindris, les nourrissons, autant d'êtres humains dépourvus des marques qui caractérisent de manière aussi autoritaire que précaire le propre de l'homme.
La liste des signes de ce propre, la mise à jour, d'âge en âge, de ces critères, a de quoi susciter un rire amer. Car c'est d'un seul et même geste sans cesse réitéré, qu'on a séparé les hommes des animaux et qu'on a relégué des catégories d'hommes. Au commencement du commencement, l'homme aurait été "créé à l'image et à la ressemblance de Dieu". Plus tard, Aristote aura dit que l'être de l'homme consiste à avoir langage et raison. Mais auparavant, Anaxagore avait affirmé que l'homme pensait parce qu'il avait des mains. Il fut question de feu, d'écriture, d'agriculture, de mathématiques, de liberté, de moralité, de perfectibilité, d'aptitude à imiter, d'anticipation de la mort, de rire, d'accouplement de face, de lutte pour la reconnaissance, de travail, de névroses, d'aptitude à mentir, de partage de nourriture, d'art. Gaspard, lui, ne possède aucune de ces vertus tenues pour proprement humaines. Très peu de signes viennent de lui, qui mériteraient qu'on s'exclame : cela, un animal ne l'aurait jamais fait ! Il est né, il a grandi, ll s'est présenté à l'épreuve du propre de l'homme et il a été recalé. Son échec m'aura rendue hostile à tous les humanismes.”
Elisabeth de Fontenay, Gaspard de la nuit

“Tout ce qui vit est un, les hommes, les dieux et les bêtes. L'unité des vivants est la pensée parménidienne de l'unité de l'être sous une forme infiniment plus féconde, une sympathie profonde avec toute la nature, une compassion débordante s'y ajoutent”
Elisabeth de Fontenay, Le silence des bêtes : La philosophie à l'épreuve de l'animalité (Histoire de la Pensée)



Is this you? Let us know. If not, help out and invite Elisabeth to Goodreads.