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Tunis Books
Showing 1-34 of 34
The Fires of Spring: A Post-Arab Spring Journey Through the Turbulent New Middle East - Turkey, Iraq, Qatar, Jordan, Egypt, and Tunisia (Hardcover)
by (shelved 1 time as tunis)
avg rating 3.92 — 85 ratings — published 2016
Texts in the Arabic Dialect of Susa (Tunsia Transcription, Translation, Notes and Glossary)
by (shelved 1 time as tunis)
avg rating 3.00 — 2 ratings — published
From modern standard Arabic to the Maghrebi dialects (Moroccan and Algerian)
by (shelved 1 time as tunis)
avg rating 5.00 — 1 rating — published 1993
From Eastern to Western Arabic (Paperback)
by (shelved 1 time as tunis)
avg rating 0.0 — 0 ratings — published
Sardines and Oranges: Short Stories from North Africa (Paperback)
by (shelved 1 time as tunis)
avg rating 3.33 — 24 ratings — published 2005
Babylonia (Hardcover)
by (shelved 1 time as tunis)
avg rating 4.07 — 16,758 ratings — published 2024
The Lion Women of Tehran (Hardcover)
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avg rating 4.47 — 230,918 ratings — published 2024
The Island of Missing Trees (Hardcover)
by (shelved 1 time as tunis)
avg rating 4.15 — 177,500 ratings — published 2021
The Beekeeper of Aleppo (Hardcover)
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avg rating 4.16 — 184,046 ratings — published 2019
The Song of Achilles (Paperback)
by (shelved 1 time as tunis)
avg rating 4.30 — 2,091,314 ratings — published 2011
An Account of Tunis: Of Its Government, Manners, Customs, and Antiquities; Especially of Its Productions, Manufactures, and Commerce (Paperback)
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avg rating 4.00 — 1 rating — published 2015
نازلة دار الأكابر (Paperback)
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avg rating 4.06 — 1,339 ratings — published 2020
Jan Cornelisz Vermeyen, Painter of Charles V and his Conquest of Tunis: Paintings, Etchings, Drawings, Cartoons & Tapestries (Hardcover)
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avg rating 4.00 — 2 ratings — published
The North African Cookbook (Hardcover)
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avg rating 4.24 — 21 ratings — published
Tunis intime - Lehnert & Landrock - Portraits et nus 1904-1910 (Paperback)
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avg rating 0.0 — 0 ratings — published
Asrar Ailiyya (Unknown Binding)
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avg rating 4.72 — 18 ratings — published
Jewish Communities in Exotic Places (Hardcover)
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avg rating 3.86 — 14 ratings — published 2000
Un Voyage d'Études Juives en Afrique (Paperback)
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avg rating 4.00 — 2 ratings — published
Fountains in the Sand (Paperback)
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avg rating 3.54 — 41 ratings — published 1912
The Arab Uprising: The Wave of Protest that Toppled the Status Quo and the Struggle for a New Middle East (Hardcover)
by (shelved 1 time as tunis)
avg rating 3.64 — 247 ratings — published 2012
Your Sons Are at Your Service: Tunisia's Missionaries of Jihad (Columbia Studies in Terrorism and Irregular Warfare)
by (shelved 1 time as tunis)
avg rating 4.45 — 11 ratings — published
Tunisian and Libyan Arabic Dialects: Common Trends - Recent Developments - Diachronic Aspects (Unknown Binding)
by (shelved 1 time as tunis)
avg rating 4.00 — 1 rating — published
When We Were Arabs: A Jewish Family’s Forgotten History (Hardcover)
by (shelved 1 time as tunis)
avg rating 4.15 — 509 ratings — published 2019
Avenue de France (Pocket Book)
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avg rating 3.67 — 6 ratings — published 2005
The Source (Paperback)
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avg rating 4.29 — 46,005 ratings — published 1965
Corsair (Oregon Files, #6)
by (shelved 1 time as tunis)
avg rating 4.15 — 10,690 ratings — published 2009
Concurrent Euclid, the Unix* System, and Tunis (Paperback)
by (shelved 1 time as tunis)
avg rating 3.75 — 4 ratings — published 1983
“Les études littéraires bénéficiaient pour une part importante de l’évolution que nous venons de décrire. Cet élément est particulièrement visible en Tunisie, surtout pour les études d’arabe. Ces étudiants littéraires se destinaient massivement à la carrière d’enseignant (ce qu’attestent plusieurs témoignages ainsi que la brochure de juillet 1953). C’est que l’enseignement de l’arabe avait acquis un prestige très important, aux yeux des Sadikiens tout au moins. Mahmoud Messaadi nous a affirmé être sorti du collège Sadiki avec l’idée de servir l’arabe et la culture arabe.
À la suite de Mohammed Attia (premier agrégé d’arabe tunisien en 1934 puis directeur du collège) et de Ali Belhaouane, de nombreux jeunes collégiens des années trente et quarante se sentirent investis d’une mission vis-à-vis de leur langue et de leurs successeurs. C’est ainsi que certains s’engagèrent dans des études d’arabe à l’université française dès les années trente : Mahmoud Messaadi passa sa licence à Paris de 1936 à 1939, et c’est la guerre qui a différé son agrégation (il fut le 4ᵉ agrégé d’arabe tunisien). Ahmed Adessalam lui aussi nous a dit être sorti de Sadiki avec l’ambition des former des jeunes, et certain d’être investi d’une « mission » : rendre l’enseignement de l’arabe aussi attrayant que celui du français. De ce fait, celui-ci a préparé sa licence d’arabe auprès de l’université d’Alger pendant la guerre, a enseigné à Sadiki dès 1944, puis est parti à Paris préparer son agrégation en 1947-1948. C’est aussi en cette période que Mzali, Bakir, Ben Miled et quelques autres ont accompli un parcours identique. Certes, tous les étudiants d’arabe n’étaient pas destinés à préparer l’agrégation (à commencer par les étudiants préparant le diplôme d’arabe de l’IHET qui n’étaient pas titulaires du baccalauréat). Mais ces étudiants sont là pour témoigner d’une sorte de mystique pour l’enseignement qui toucha nombre d’étudiants tunisiens.
Les arabisants ne sont pas seuls dans ce mouvement comme en témoigne le succès de la propédeutique littéraire de l’IHET (30 étudiants musulmans en 1951-1952). Il est important de souligner que la profession d’enseignant, qui ne donnait pas un revenu analogue à celui des professions libérales (bien que le salaire soit correct), bénéficiait aussi d’un fort prestige social, et ce d’autant plus que l’enseignement était une denrée rare dans la Tunisie de cette fin de protectorat. Le magistère traditionnel de ulémas avait certainement rejailli en partie sur cette profession sécularisée.
Pour conclure sur cette évolution, il est aussi probable que la réforme de la fonction publique tunisienne, et l’ouverture plus grande de l’administration aux Tunisiens, aient favorisé les études menant à la licence, porte d’entrée la plus noble de l’administration. D’autre part, il ne faut pas sous-estimer les pressions de la DGIP en faveur d’études autres que celles des facultés de droit et de médecine. C’est sur un ton très satisfait que l’auteur de la brochure de juillet 1952 conclut ainsi :
« Plus de 500 jeunes se destinent à venir, demain, remplir dans la Régence des fonctions de premier plan dans les domaines les plus divers (médecins, avocats, professeurs, pharmaciens, ingénieurs, architectes…) ». (p175-176)”
― La formation des élites marocaines et tunisiennes
À la suite de Mohammed Attia (premier agrégé d’arabe tunisien en 1934 puis directeur du collège) et de Ali Belhaouane, de nombreux jeunes collégiens des années trente et quarante se sentirent investis d’une mission vis-à-vis de leur langue et de leurs successeurs. C’est ainsi que certains s’engagèrent dans des études d’arabe à l’université française dès les années trente : Mahmoud Messaadi passa sa licence à Paris de 1936 à 1939, et c’est la guerre qui a différé son agrégation (il fut le 4ᵉ agrégé d’arabe tunisien). Ahmed Adessalam lui aussi nous a dit être sorti de Sadiki avec l’ambition des former des jeunes, et certain d’être investi d’une « mission » : rendre l’enseignement de l’arabe aussi attrayant que celui du français. De ce fait, celui-ci a préparé sa licence d’arabe auprès de l’université d’Alger pendant la guerre, a enseigné à Sadiki dès 1944, puis est parti à Paris préparer son agrégation en 1947-1948. C’est aussi en cette période que Mzali, Bakir, Ben Miled et quelques autres ont accompli un parcours identique. Certes, tous les étudiants d’arabe n’étaient pas destinés à préparer l’agrégation (à commencer par les étudiants préparant le diplôme d’arabe de l’IHET qui n’étaient pas titulaires du baccalauréat). Mais ces étudiants sont là pour témoigner d’une sorte de mystique pour l’enseignement qui toucha nombre d’étudiants tunisiens.
Les arabisants ne sont pas seuls dans ce mouvement comme en témoigne le succès de la propédeutique littéraire de l’IHET (30 étudiants musulmans en 1951-1952). Il est important de souligner que la profession d’enseignant, qui ne donnait pas un revenu analogue à celui des professions libérales (bien que le salaire soit correct), bénéficiait aussi d’un fort prestige social, et ce d’autant plus que l’enseignement était une denrée rare dans la Tunisie de cette fin de protectorat. Le magistère traditionnel de ulémas avait certainement rejailli en partie sur cette profession sécularisée.
Pour conclure sur cette évolution, il est aussi probable que la réforme de la fonction publique tunisienne, et l’ouverture plus grande de l’administration aux Tunisiens, aient favorisé les études menant à la licence, porte d’entrée la plus noble de l’administration. D’autre part, il ne faut pas sous-estimer les pressions de la DGIP en faveur d’études autres que celles des facultés de droit et de médecine. C’est sur un ton très satisfait que l’auteur de la brochure de juillet 1952 conclut ainsi :
« Plus de 500 jeunes se destinent à venir, demain, remplir dans la Régence des fonctions de premier plan dans les domaines les plus divers (médecins, avocats, professeurs, pharmaciens, ingénieurs, architectes…) ». (p175-176)”
― La formation des élites marocaines et tunisiennes
“Tous les expatriés occidentaux que j'ai connus ici sont soit des espions soit des bohémiens à la recherche d'une gloire facile qu'ils ne trouveront jamais dans leur pays.”
― Magma Tunis
― Magma Tunis











