1,478 books
—
563 voters
to-read
(30)
currently-reading (2)
read (420)
did-not-finish (0)
3-stars (194)
fantasy (171)
litqc (155)
4-stars (102)
littfra (96)
genlit (79)
childlit (69)
currently-reading (2)
read (420)
did-not-finish (0)
3-stars (194)
fantasy (171)
litqc (155)
4-stars (102)
littfra (96)
genlit (79)
childlit (69)
2-stars
(63)
sf (54)
femlit (53)
classics (44)
best-of-fantasy (37)
queer (29)
nonfiction (28)
best-of-litqc (27)
favorites (27)
poetry (27)
short-stories (26)
sf (54)
femlit (53)
classics (44)
best-of-fantasy (37)
queer (29)
nonfiction (28)
best-of-litqc (27)
favorites (27)
poetry (27)
short-stories (26)
Lilith
is currently reading
Reading for the 2nd time
Lilith said:
"
Second roman situé dans l’univers de Bas-Lag, Les Scarifiés peut néanmoins être lu indépendamment. Réitérant l’exploit accompli avec Perdido Street Station [review], China Miéville s’impose une nouvelle fois comme une figure majeure de ce nouveau cou
...more
"
“Je suis un personnage. J’ai commencé à préparer mon suicide. Je me laisse un an. Finir le livre. Ensuite, me tuer. Il faut bien prévoir. Ne rien oublier. Je dois classer les fichiers. Je rêve d’une anthologie posthume. Tous mes textes rassemblés sous une même couverture. Tout y mettre. Toutes ces pistes éclaircies par un quelconque lecteur attentif.
Je m’énerve moi-même avec le suicide. J’en ai tellement parlé. Partout. Dans tous mes livres. Durant chacune de mes nuits blanches. Deux-trois fois par semaine en hiver. Un peu moins en été. J’ai contourné le problème. Soulevé les coins. Approché doucement au début. Puis je m’y suis lancée quelques fois. Deux, officiellement. Deux petites fois ratées. C’est très difficile de se tuer. On croit qu’on peut toujours mourir. Comme ça, juste par la force de la pensée. Mais non. On ne se vide pas de son sang avec une coupure d’un pouce. On ne meurt plus de caler un pot d’antidépresseurs. On ne peut plus mourir (Mille, p. 133).”
― Corps
Je m’énerve moi-même avec le suicide. J’en ai tellement parlé. Partout. Dans tous mes livres. Durant chacune de mes nuits blanches. Deux-trois fois par semaine en hiver. Un peu moins en été. J’ai contourné le problème. Soulevé les coins. Approché doucement au début. Puis je m’y suis lancée quelques fois. Deux, officiellement. Deux petites fois ratées. C’est très difficile de se tuer. On croit qu’on peut toujours mourir. Comme ça, juste par la force de la pensée. Mais non. On ne se vide pas de son sang avec une coupure d’un pouce. On ne meurt plus de caler un pot d’antidépresseurs. On ne peut plus mourir (Mille, p. 133).”
― Corps
“Les humains étaient à présent des particules raréfiées qui ne se heurtaient guère. Ils tâtonnaient sans conviction dans leur crépuscule, incapables de faire le tri entre leur propre malheur individuel et le naufrage de la collectivité, comme moi ne voyant plus la différence entre réel et imaginaire, confondant les maux dus aux séquelles de l’antique système capitaliste et les dérives causées par le non-fonctionnement du système non capitaliste.”
― Des anges mineurs: narrats
― Des anges mineurs: narrats
“Je suis toujours triste lorsque les hommes ne voient en moi qu’une femme. Ils ne comprennent pas que mon genre est pluriel, que je puisse partager avec eux une tradition masculine sans être uniquement un homme. À leurs yeux, c’est mon côté imparfait, raté ou non assumé. Je sais pourtant leurs manières de s’approprier le monde et de parler, de se tenir, de rire. Je sais intuitivement la distance à entretenir, la force à mettre dans la poignée de main, l’intensité à placer dans le regard. Nous partageons aussi la même masculinité toxique dont nous tentons de nous défaire. Mais je ne rebute pas ma voix aiguë, mes seins, ni mon visage sans barbe et cela les étonne. Ils ne comprennent pas ma familiarité avec les femmes, leurs forces, leurs inspirations, leurs peurs et leurs luttes. Ils ne comprennent pas que je ne souhaite jamais passer complètement pour un homme. À mes yeux, cette double condition est ce qui me permet d’être complète et d’apparaître dans le réel. J’existe en ce monde dans la traversée des genres. Je suis simultanéité. Je ne peux pas choisir entre être un homme ou être une femme, car ce serait choisir entre une moitié de cœur et l’autre. J’ai besoin des deux pour vivre. C’est un tissage de récits impossible à défaire ; leurs brins entrelacés constituent ma matière et me donnent forme en ce monde. Je ne voudrais pas vivre autrement (p. 126-127).”
― La Minotaure
― La Minotaure
“On dit de moi que je suis bleue, que parfois je vire au mauve, au violet. Je suis de la couleur du ciel du Michigan.”
― Le ciel de Bay City
― Le ciel de Bay City
“Je suis plutôt King Kong que Kate Moss, comme fille. Je suis ce genre de femme qu’on n’épouse pas, avec qui on ne fait pas d’enfant, je parle de ma place de femme toujours trop tout ce qu’elle est, trop agressive, trop bruyante, trop grosse, trop brutale, trop hirsute, toujours trop virile, me dit-on.”
― King Kong théorie
― King Kong théorie
Francophonie
— 7141 members
— last activity May 04, 2026 07:52AM
Rassemblons les lecteurs francophones Que vous soyez de France, de Belgique, de Suisse, du Québec, ou de tout autre pays francophone, ou bien si vous ...more
Littérature française du XXIe siècle
— 2834 members
— last activity May 02, 2026 12:32AM
Romans français et francophones de l'an 2001 à nos jours. ...more
Grand défi de littérature québécoise
— 80 members
— last activity Dec 14, 2020 03:33PM
Groupe officiel du Grand défi de littérature québécoise. Venez vanter votre score et vos lectures! Téléchargez votre feuille de score et consultez le ...more
Goodreads Librarians - Québec
— 744 members
— last activity Apr 26, 2026 01:24PM
Groupe composé essentiellement de « Goodreads Librarians » qui s'engagent à faire rayonner la littérature québécoise sur Goodreads en y complétant des ...more
Lilith’s 2025 Year in Books
Take a look at Lilith’s Year in Books, including some fun facts about their reading.
More friends…
Favorite Genres
Polls voted on by Lilith
Lists liked by Lilith





















































