Claude Vigée > Quotes > Quote > Gabrielle shared it
“Falaise périssable
Où s’égare la mort,
Je bâtis sur le sable
Un château déserté.
Il ne vit que d’attendre
Et garde sa clarté
Dormante sous la cendre
Ou le gel du décor.
Réduite à presque rien
L’ombre du temps m’effleure ;
À peine il me souvient
Du vent s’il rit ou pleure.
L’orage est délivrance
À qui chérit son fruit :
Je place une espérance
Affreuse dans la nuit.
Quand cherra sur la tour
La foudre défendue,
Quels feux riront autour
De ma tête perdue !
Assombris par l’ennui
Des salles sans fenêtre,
Mes yeux rêvent de naître
Au jour qui les détruit.
Mais quelquefois l’appel
Des sources me pénètre
Et fait crier le sel
Dans les murs nus de l’être.”
―
Où s’égare la mort,
Je bâtis sur le sable
Un château déserté.
Il ne vit que d’attendre
Et garde sa clarté
Dormante sous la cendre
Ou le gel du décor.
Réduite à presque rien
L’ombre du temps m’effleure ;
À peine il me souvient
Du vent s’il rit ou pleure.
L’orage est délivrance
À qui chérit son fruit :
Je place une espérance
Affreuse dans la nuit.
Quand cherra sur la tour
La foudre défendue,
Quels feux riront autour
De ma tête perdue !
Assombris par l’ennui
Des salles sans fenêtre,
Mes yeux rêvent de naître
Au jour qui les détruit.
Mais quelquefois l’appel
Des sources me pénètre
Et fait crier le sel
Dans les murs nus de l’être.”
―
No comments have been added yet.