Yann’s Reviews > Histoire de la Turquie contemporaine > Status Update
Yann
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Tout au long des années 1950, plusieurs initiatives "révolutionnaires", à savoir militaires, destinées à renverser le pouvoir démocrate virent le jour. La dernière fut la constitution en 1960 d'un "Comité d'Union National" formé essentiellement de jeunes officiers, dont certains représentaient les tendances de gauche, d'autres, comme le colonel Tűrkeş, venaient du camp pantouraniste.
— Jul 30, 2020 10:34PM
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Yann
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Les "Bandes en uniforme", formées à l'intersection de la droite radicale, des services de renseignement et des structures criminelles, restaient actives en Turquie. Ces "forces de l'ombre" ne bénéficient pas uniquement en haut lieu d'un solide soutien matériel et de protection. Elles s'appuient, idéologiquement, sur un nouveau type de nationalisme qui définit l'altérité en termes social-darwinistes et biologiques.
— Aug 10, 2020 11:25PM
Yann
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L'armée, le Conseil national de sécurité et la diplomatie turque avait invariablement déclaré, depuis des années, que l'entrée de Chypre dans l'union européenne et la constitution d'une entité kurde viable en Irak constitueraient des casus belli. Or en quelques mois, ces deux lignes rouges furent pulvérisées.
— Aug 10, 2020 11:06PM
Yann
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Abdullah Çatlı, militant de la droite radicale, auteur, entre autres, de l'assassinat de sept étudiants de gauche dans les années 1970, impliqué dans la tentative d'assassinat du pape Jean-Paul II en 1982, deux fois évadé des prisons européennes, trouva la mort dans un accident de la route en compagnie d'Hűseyin Kocadağ, un haut gradé de la police d'Istanbul.
— Aug 02, 2020 11:29PM
Yann
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Les élections de 1991 auraient pu donner naissance à une Turquie stable, capable de résoudre la question kurde, d'intégrer ses différentes sensibilités politiques et de jouer un rôle stabilisateur au delà de ses frontières. Pourtant, la décénie 1990 fut celle d'incessantes crises.
— Aug 02, 2020 02:08AM
Yann
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Les militaires décrétèrent que toute affiliation idéologique autre que le kémaliste, toute appartenance ethnique autre que turque, toute affiliation religieuse autre que sunnite était une "perversion" nécessitant un traitement psychiatrique, dispensé d'ailleurs par des psychiatres issus de la tradition de Cesare Lumbroso. L'usage oral du kurde fut interdit, les villages alévis furent gratifiés de mosquées.
— Aug 01, 2020 12:05AM
Yann
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A partir de 1975 jusqu'en 1980, la Turquie vécut une véritable descente aux enfers. La violence arrêtée par le coup d'État recommença de plus belle. Elle fit plus de morts que la guerre d'indépendance de 1919-1923. En 1980, le nombre d'homicides politiques oscillait entre 15 et 20 quotidiennement. Elle était tolérée par la droite classique comme un instrument efficace contre la gauche radicale.
— Jul 31, 2020 10:54PM
Yann
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Au tournant des années 1970, la Turquie devint le théâtre de radicalismes multiples et d'affrontements quotidiens. La crise économique accélérait la paupérisation et approfondissait les inégalités sociales. Parallèlement au sein de l'armée se constituèrent des juntes concurrentes. La hiérarchie militaire décida de prendre les devants pour rétablir l'unité de l'armée: l'ultimatum 11 mars 1971.
— Jul 30, 2020 11:34PM
Yann
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Inönű se présenta comme un champion, voir un vétéran de la démocratie. Il devenait d'autant plus urgent de prendre sa place dans le nouveau monde qui émergeait de la guerre et de figurer dans le camp de l'Occident, que Moscou ne cachait pas sa volonté de faire payer à la Turquie sa collaboration avec l'Allemagne et exigeait la cession de trois provinces orientales de l'Anatolie comme condition à la paix.
— Jul 30, 2020 02:27PM
Yann
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La presse, mais aussi les responsables kémalistes eurent régulièrement recours aux discours antisémites. Au début des années 1930, les juifs (comme les Arméniens et les Grecs d'ailleurs) perdirent leurs emplois dans le service public et dans les municipalités (la presse qui évoquait ces licenciements précisait que ces postes allaient désormais être réservés aux seuls "musulmans").
— Jul 30, 2020 02:00PM
Yann
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3 révoltes kurdes ébranlèrent sérieusement le régime, celle de Cheikh Said (1925), d'Ararat (1930) et de Dersim (1936-1938), l'obligeant à mobiliser des dizaines de milliers de soldats. La suppression de la première, qui nécessita une collaboration militaire de la France, puissance mandataire en Syrie, fit sans doute plus de 15000 victimes parmi la population civile.
— Jul 30, 2020 01:44PM
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Yann
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Jul 30, 2020 10:42PM
Le régime militaire, qui un an après envoya le premier ministre déchu Adnan Menderes à l'échafaud (la peine de mort prononcée contre le président déchu Bayar fut commuée en peine de prison pour raison d'âge), provoqua de fortes réactions. Le premier ministre déchu, réhabilité dans les années 1980, devint un martyr de la démocratie. Le coup d'État aurait pu déboucher sur un régime très autoritaire, voir totalitaire. Cette perspective fit peur aussi bien aux membres de la "gauche" de la junte qu'aux généraux. Après moult tergiversations, le Comité fit préparer une nouvelle Constitution.
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