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Alina Nelega Alina Nelega > Quotes

 

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“[…] elle a horreur du sol couvert de crasse gluante puant l’urine du couloir bondé de gens sales et affamés sans horizon et qui ne lisent ni Henri James ni Aldous Huxley. Ceux-là, au moins, ils vous aident vachement à survivre, ils vous téléportent à l'époque victorienne ou dans les petites villes américaines des livres de Carson McCullers, partout ailleurs, surtout pas ici, dans Les Lusiades de Camões, sur la mer, là où l'air est salé et les poissons frais vous sautent directement dans la poêle, pas la peine de faire quatre heures de queue pour se les procurer.
(p. 94)”
Alina Nelega, ca și cum nimic nu s-ar fi întâmplat
“Acum se uită toți la ea, o evaluează după picioare și țâțe. Abia așteaptă să îmbătrânească odată, să nu mai vrea nimeni să pună mâna pe ea, să nu-i mai deschidă nimeni ușa și să nu-i mai pupe nimeni mâna, să nu-i mai aprindă nimeni țigara - iar dacă se ferește, s-o considere agresivă și s-o taxeze drept feministă, cuvânt injurios, că alea nu vor să fie femei, vor să fie bărbați. Să nu mai trebuiască să stea la locul ei și să-și cunoască lungul nasului, să nu se mai simtă datoare să zâmbească politicos la aluziile porcoase. Să aibă varice și păr pe față, să nu se mai excite nimeni uitându-se la sânii ei căzuți - atunci o să fie liberă și urâtă. Dar tot n-o să fie decât o femeie demnă de dispreț, fiindcă femeile nu au voie să fie urâte, numai bărbații pot să pută, sa-și lase burtă și să umble în maiouri scârboase peste pieptul păros, să râgâie, să se scarpine între picioare și să chelească.”
Alina Nelega, ca și cum nimic nu s-ar fi întâmplat
“[…] qu'est-ce qu'il y a ? Rien, un peu mal au ventre, tout le monde sait que l'amour passe par le ventre et que l'âme se loge aussi dans ces coins-là, on ne sait pas à quel endroit précis, mais c'est sûrement ça, puisque ça fait si mal.
(p. 34)”
Alina Nelega, ca și cum nimic nu s-ar fi întâmplat
“.. Et protège, mon Dieu, Vitea et Lulu, et papi et babouchka. Et prends soin, mon Dieu, de l'âme de maman et de papa et d'Archimède... où qu'il soit, parce que papi et babouchka y tenaient comme à la prunelle de leurs yeux, car il avait coûté très cher. Quand ils ont vendu toutes ces choses qui brillaient dans la boîte que nous avons sauvée de la vieille maison, quand maman nous a quittés. La bague à la pierre verte avec laquelle on a acheté la vache, la petite chaîne en or pour le fourrage, la montre de papi, celle avec un couvercle gravé, qui est partie pour deux sacs de farine de maïs, et la parure de perles qui s'est transformée en Archimède - même si, en réalité, il ne s'appelait pas comme ça, car il n'y avait que papi qui connaissait son vrai nom, et lorsqu'il le lui chuchotait à l'oreille, qu'est-ce qu'il était content, le cochon, comme un petit chien, il faisait même le beau. Quand ils l'ont tué, babouchka s'est fâchée si fort qu'elle en a encore pris une cuite. Elle pleurait et criait : Flambez Joseph Vissarionovitch, brûlez-le, que le feu de l'enfer le brûle ! Elle criait si fort qu'il a fallu que Sacha et papi la ramènent de force à la maison, pour qu'elle arrête de pleurer sur le sort du pauvre Archimède.

Et, mon Dieu, prends soin aussi de l'âme de papi, même si babouchka ne l'a pas aimé aussi fort qu'Archimède, parce qu'elle n'a presque pas pleuré lorsqu'il est parti. Même qu'elle n'a plus parlé avec personne pendant près de trois semaines, et qu'elle a cessé de nous disputer pour un rien. Et après elle est partie de la maison sans rien dire. Et pardonne-nous, mon Dieu, de nous être tellement réjouis quand elle nous a laissés avec Sacha. Mais jusqu'à la fin elle nous a manqué, parce que Sacha ne nous donnait pas tellement à manger et nous laissait seuls la nuit, et le jour il dormait et ne jouait plus avec nous, comme il le faisait dans l'autre maison.

Et je te remercie, mon Dieu, de nous avoir ramené babouchka, même si maigre et avec des taches violettes et vertes sur le visage. Parce que nous l'aimions, même chauve, même si elle était moche et ressemblait à Baba Yaga.

Mais mon Dieu, tu peux oublier Lulu, qui m'a mordu fort quand je lui ai dit que maman était un ange, et qui s'est roulé par terre en hurlant. Il me poursuivait partout et il a balancé des pierres sur mon saule, celui où Vitea et moi avions fait une chaumière de petites branches, pour que je puisse m'exercer chaque jour, comme j'ai promis à maman, là, dans la vieille maison, sur la terrasse, quand nous regardions le soir ce long chemin noir et plein de pierres, sur lequel passaient sans cesse des hommes et des bêtes. Les pauvres, ils marchaient très lentement, et certains s'arrêtaient devant notre porte, et babouchka leur donnait à manger - mais pas à tous. Après, elle les chassait et papi tirait un coup de fusil en l'air, mais ils revenaient, ils revenaient et ça ne s'arrêtait pas...”
Alina Nelega, Amalia respiră adânc

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