Maternité Quotes

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Victor Hugo
“Je ne crois pas qu’il y ait rien au monde de plus riant que les idées qui s’éveillent dans le cœur d’une mère à la vue du petit soulier de son enfant. Surtout si c’est le soulier de fête, des dimanches, du baptême, le soulier brodé jusque sous la semelle, un soulier avec lequel l’enfant n’a pas encore fait un pas. Ce soulier-là a tant de grâce et de petitesse, il lui est si impossible de marcher, que c’est pour la mère comme si elle voyait son enfant. Elle lui sourit, elle le baise, elle lui parle. Elle se demande s’il se peut en effet qu’un pied soit si petit ; et, l’enfant fût-il absent, il suffit du joli soulier pour lui remettre sous les yeux la douce et fragile créature. Elle croit le voir, elle le voit, tout entier, vivant, joyeux, avec ses mains délicates, sa tête ronde, ses lèvres pures, ses yeux sereins dont le blanc est bleu. Si c’est l’hiver, il est là, il rampe sur le tapis, il escalade laborieusement un tabouret, et la mère tremble qu’il n’approche du feu. Si c’est l’été, il se traîne dans la cour, dans le jardin, arrache l’herbe d’entre les pavés, regarde naïvement les grands chiens, les grands chevaux, sans peur, joue avec les coquillages, avec les fleurs, et fait gronder le jardinier qui trouve le sable dans les plates-bandes et la terre dans les allées. Tout rit, tout brille, tout joue autour de lui comme lui, jusqu’au souffle d’air et au rayon de soleil qui s’ébattent à l’envi dans les boucles follettes de ses cheveux. Le soulier montre tout cela à la mère et lui fait fondre le cœur comme le feu une cire.”
Victor Hugo, Notre-Dame de Paris

“Parfois les pères sont faibles, parfois ils agissent mal, parfois ils partent. Et tu sais pourquoi ? Parce qu'ils ont le choix. Ils peuvent bouder dans leur coin et ne s'occuper de rien à la maison. La mère reste, car elle n'a pas d'autre choix. Elle soigne, elle écoute, elle attend et souvent, elle est seule. Mais s'il y a une chose que je t'ai enseignée ma chérie, c'est qu'il faut être digne dans les souffrances. Car tu es le pilier de ton petit garçon et il a besoin de sentir que tu l'attends et le protèges”
Soleyne Joubert, La toile des femmes

Chimamanda Ngozi Adichie
“Chudi ne t’ « aide » pas quand il s’occupe de son enfant. Il fait ce qu’il est censé faire. Quand nous disons que les pères « aident », nous suggérons que s’occuper des enfants est un territoire appartenant aux mères, dans lequel les pères s’aventurent vaillamment. Ce n’est pas le cas. Tu imagines le nombre de personnes qui seraient aujourd’hui plus heureuses, plus stables, et qui contribueraient bien mieux à la société si leur père avait participé activement à leur enfance ?”
Chimamanda Ngozi Adichie, Dear Ijeawele, or A Feminist Manifesto in Fifteen Suggestions

Abhijit Naskar
“Le monde humain tout entier est né de l'utérus des mères, et si nous ne pouvons pas rendre l'acte de l'allaitement maternel normal, sans stigmatisation dans un tel monde, alors c'est une insulte à notre existence même en tant qu'espèce.”
Abhijit Naskar, The Constitution of The United Peoples of Earth

“C'est le métier des enfants de remplir le vide de leurs parents, personne ne le dit mais tout le monde le sait : pour ça qu'on respire avant tout, avant d'apparaître dans les histoires des autres, dans les jugements des autres ou dans les bras de nos amant-es, on est là comme les algues pour offrir l'oxygène là où les centres sont devenues des plages.”
Daria Colonna, La voleuse

Aurélie Valognes
“Mon rêve à 25 ans, c’était d’être normale. C’était de prouver que, même si j’avais toujours eu l’impression d’être un mouton noir, je pouvais être comme tout le monde. Me marier, fonder une famille et être heureuse. Comme dans les contes et le fameux « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants ». Moi aussi j’avais droit à ma part de bonheur. Alors je pense qu’être mère faisait partie de mon envie d’être comme les autres, mais je n’avais pas un désir profond de maternité, comme peuvent le ressentir certaines femmes.
Cependant, cela n’a pas été si simple, et je me suis perdue quand j’ai cessé d’être juste moi, quand je n’ai plus été « une ».”
Aurélie Valognes, La Lignée