Hypathie
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autofiction (1)
“Il y a un moment où il faut sortir les couteaux.
C’est juste un fait. Purement technique.
Il est hors de question que l’oppresseur aille comprendre de lui-même qu’il opprime, puisque ça ne le fait pas souffrir : mettez-vous à sa place.
Ce n’est pas son chemin.
Le lui expliquer est sans utilité.
L’oppresseur n’entend pas ce que dit son opprimé comme un langage mais comme un bruit. C’est dans la définition de l’oppression.
En particulier les « plaintes » de l’opprimé sont sans effet, car naturelles. Pour l’oppresseur il n’y a pas d’oppression, forcément, mais un fait de nature.
Aussi est-il vain de se poser comme victime : on ne fait par là qu’entériner un fait de nature, que s’inscrire dans le décor planté par l’oppresseur.
L’oppresseur qui fait le louable effort d’écouter (libéral intellectuel) n’entend pas mieux.
Car même lorsque les mots sont communs, les connotations sont radicalement différentes. C’est ainsi que de nombreux mots ont pour l’oppresseur une connotation-jouissance, et pour l’opprimé une connotation-souffrance. Ou : divertissement-corvée. Ou : loisir-travail. Etc. Allez donc causer sur ces bases.
C’est ainsi que la générale réaction de l’oppresseur qui a « écouté » son opprimé est en gros : mais de quoi diable se plaint-il ? Tout ça, c’est épatant.
Au niveau de l’explication, c’est tout à fait sans espoir. Quand l’opprimé se rend compte de ça, il sort les couteaux. Là on comprend qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Pas avant.
Le couteau est la seule façon de se définir comme opprimé. La seule communication audible.
Peu importent le caractère, la personnalité, les mobiles actuels de l’opprimé.
C’est le premier pas réel hors du cercle.
C’est nécessaire.”
―
C’est juste un fait. Purement technique.
Il est hors de question que l’oppresseur aille comprendre de lui-même qu’il opprime, puisque ça ne le fait pas souffrir : mettez-vous à sa place.
Ce n’est pas son chemin.
Le lui expliquer est sans utilité.
L’oppresseur n’entend pas ce que dit son opprimé comme un langage mais comme un bruit. C’est dans la définition de l’oppression.
En particulier les « plaintes » de l’opprimé sont sans effet, car naturelles. Pour l’oppresseur il n’y a pas d’oppression, forcément, mais un fait de nature.
Aussi est-il vain de se poser comme victime : on ne fait par là qu’entériner un fait de nature, que s’inscrire dans le décor planté par l’oppresseur.
L’oppresseur qui fait le louable effort d’écouter (libéral intellectuel) n’entend pas mieux.
Car même lorsque les mots sont communs, les connotations sont radicalement différentes. C’est ainsi que de nombreux mots ont pour l’oppresseur une connotation-jouissance, et pour l’opprimé une connotation-souffrance. Ou : divertissement-corvée. Ou : loisir-travail. Etc. Allez donc causer sur ces bases.
C’est ainsi que la générale réaction de l’oppresseur qui a « écouté » son opprimé est en gros : mais de quoi diable se plaint-il ? Tout ça, c’est épatant.
Au niveau de l’explication, c’est tout à fait sans espoir. Quand l’opprimé se rend compte de ça, il sort les couteaux. Là on comprend qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Pas avant.
Le couteau est la seule façon de se définir comme opprimé. La seule communication audible.
Peu importent le caractère, la personnalité, les mobiles actuels de l’opprimé.
C’est le premier pas réel hors du cercle.
C’est nécessaire.”
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“L'acculturation des femmes à des comportements humanistes et celle des hommes à la violence et aux comportements à risque sont donc le fruit d'un véritable système culturel qui se perpétue de génération en génération. Les parents en premier lieu, mais également l'entourage de l'enfant et la société dans son ensemble en sont acteurs. Concernant la virilité, l'éducation donnée aux garçons est la clé de voute de ce paradigme. Les conséquences négatives sont considérables et touchent tous les individus de façon plus ou moins dramatique, avec plus ou moins de gravité. L'organisation de notre société s'est faite en fonction de cette donnée, des conduites individuelles jusqu'au politique. Les femmes mettent par exemple en place des stratégies d'évitement de ces violences dès qu'elles sont dans l'espace public, et l'état, [...] consacre des moyens humains et financier colossaux pour enrayer le phénomène.
Si tous les hommes ne sont pas des criminels et des délinquants, la quasi totalité des criminels et des délinquants sont des hommes.”
― Le coût de la virilité : Ce que la France économiserait si les hommes se comportaient comme les femmes
Si tous les hommes ne sont pas des criminels et des délinquants, la quasi totalité des criminels et des délinquants sont des hommes.”
― Le coût de la virilité : Ce que la France économiserait si les hommes se comportaient comme les femmes
“Le cycle maudit de l'humanisme : "Jamais mieux qu'au terme des quatre derniers siècles de son histoire, l'homme occidental ne put-il comprendre qu'en s'arrogeant le droit de séparer radicalement l'humanité de l'animalité, en accordant à l'une tout ce qu'il retirait à l'autre, il ouvrait un cycle maudit, et que la même frontière, constamment reculée, servirait à écarter des hommes d'autres hommes. Claude Lévi-Strauss - Anthropologie structurale 2 Plon 1973”
―
―
“Qu'attendent les femmes pour se lever et crier "Assez !" Trop d'entre elles consentent à leur oppression. Cela paraît insensé, bien sûr, mais religion et culture se liguent depuis des siècles pour fonder ce consentement mû en complicité. Victimes d'enfermement, elles se laissent leurrer par les fleurs de leur maître, ses hymnes à la fée du logis, ses éloges à la déesse de leur cœur. [...] Le trône est une prison, elles le découvrent très vite mais s'y résignent, cherchant désespérément à y trouver quelque avantage pour éviter la blessure, sauver l'honneur, sauver leur peau, quitte à entretenir et reproduire le système. Complices, donc. Et c'est terrible. Le sort des femmes n'échappe pas à la règle qui perpétue les grandes oppressions de l'Histoire : sans le consentement de l'opprimé -individu, peuple, ou moitié de l'humanité-, ces oppressions ne pourraient durer.”
― Ne vous résignez jamais
― Ne vous résignez jamais
“...le monde industriel, front continu et en expansion constante de la modernité, machine à transformer la Terre en plaie ouverte et l'espace en thérapie problématique, machine à accélérer le temps et à modifier la vie, jusqu'à la rendre impossible, jusqu'à la réduire à un bien consommable et à une monnaie d'échange nécessaire à l'acquisition d'une espèce évoluée nouvelle, est une révélation religieuse presque complète.
Un monument de gloire, de terreur et d'espoir.
"Avec l'aide des machines, l'homme pouvait jouer partout, depuis un demi-siècle, au maître et possesseur de la nature."
L'aménagement du territoire - Aurélien Bellanger”
― L'Aménagement du territoire
Un monument de gloire, de terreur et d'espoir.
"Avec l'aide des machines, l'homme pouvait jouer partout, depuis un demi-siècle, au maître et possesseur de la nature."
L'aménagement du territoire - Aurélien Bellanger”
― L'Aménagement du territoire
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