Leila’s Reviews > I Who Have Never Known Men > Status Update
Leila
is on page 25 of 184
« ce n’était pas le contenu même du secret qui était le plus important, mais qu’on pût prétendre, et être crue, à l’existence d’un secret en vivant sans cesse sous les yeux les unes des autres »
— Jul 05, 2025 01:26PM
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Leila’s Previous Updates
Leila
is on page 145 of 184
« Je ne savais rien de lui, mais ie ne savais rien de moi-même, sauf que, un jour, moi aussi je mourrais et que, comme lui, je me ferais un support qui me tiendrait bien droite, regardant devant moi jusqu'au dernier moment, et, quand la mort aurait triomphé de mon regard, je serais comme un monument d'orgueil dressé avec haine devant le silence. »
— Jul 05, 2025 01:59PM
Leila
is on page 145 of 184
« Je sentais une tristesse profonde, je me dis que c'était peut-être ainsi que jadis, au temps des humains, on quittait le corps d'un amant très aimé, en tentant de l'inscrire totalement dans sa mémoire. »
— Jul 05, 2025 01:59PM
Leila
is on page 131 of 184
« Je n'ai pas connu ce que vous regrettez tant, ou, si j'en ai connu quelque chose, il ne m'en reste rien et je n'en suis pas malade. Il me semble que même avec vous j'ai toujours été seule, car j'étais si différente.
…
- C'est vrai, … tu es la seule d'entre nous qui appartienne à ce pays.
- Non. C'est ce pays qui m'appartient. J'en serai la seule propriétaire et tout ce qui s'y trouve sera mon bien. »
— Jul 05, 2025 01:55PM
…
- C'est vrai, … tu es la seule d'entre nous qui appartienne à ce pays.
- Non. C'est ce pays qui m'appartient. J'en serai la seule propriétaire et tout ce qui s'y trouve sera mon bien. »
Leila
is on page 126 of 184
« Nous avions survécu à la prison, à la plaine, à la perte de toute attente: les femmes découvraient que survivre n'est jamais que reculer le moment de mourir. »
— Jul 05, 2025 01:50PM
Leila
is on page 122 of 184
« Il arriva parfois que […] je fusse prise d'une grande émotion: le jeu des flammes dans la nuit, les silhouettes des femmes qui se reposaient, l'entrelacs léger des paroles ou la voix grêle de Denise qui portait à travers la plaine des complaintes d'un autre temps me touchaient, je comprenais ce que Théa appelait la beauté et dont il semble que leur monde avait été si prodigue. »
— Jul 05, 2025 01:49PM
Leila
is on page 122 of 184
« nous écoutions le vent qui, doucement, soufflait toujours la même note. Hors le soprano puissant de Rosette, c'est la seule musique que j'aie entendue »
— Jul 05, 2025 01:48PM
Leila
is on page 121 of 184
« Peut-être que, quelque part, l'humanité resplendit sous les étoiles, ignorant qu'une fille de son sang achève sa vie dans le silence. Nous n'y pouvons rien. »
— Jul 05, 2025 01:45PM
Leila
is on page 121 of 184
« J'ai eu un père et une mère, […] il n'y a pas de continuité et le monde dont je suis la descendante m'est totalement étranger. Je n'ai pas entendu sa musique, je n'ai pas vu sa peinture, je n'ai pas lu ses livres, […] : je ne connais que la plaine caillouteuse, l'errance et la lente perte de l'espoir, je suis le rejeton stérile d'une race dont je ne sais rien, pas même si elle a disparu. »
— Jul 05, 2025 01:45PM
Leila
is on page 82 of 184
« Déjà, je ne comprenais plus comment j'avais pu supporter d'y vivre. Je me dis que, si elles n'en étaient pas toutes mortes, c'est que la douleur ne tue pas. »
— Jul 05, 2025 01:38PM
Leila
is on page 68 of 184
« Elles avaient désiré quelque chose toute leur vie, mais elles ne reconnaissaient pas, dans ce qui leur était donné, ce qu'elles avaient attendu. Peut-être, quand on a connu un quotidien compréhensible, ne se familia-rise-t-on jamais avec l'étrangeté, c'est le genre de chose que moi, qui n'ai connu que l'insensé, je ne peux que supposer. »
— Jul 05, 2025 01:36PM

