Maria C ’s Reviews > Lettres à Yves > Status Update
Maria C
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Je relis Flaubert . Le tome I de sa Correspondance. Passionnant, même si je préfère le dernier, l’année de sa mort, l’année de la mort de
tant de ses amis, de George Sand. Mais quelle merveille cet homme qui transportait sa carapace de génie, de Croisset au Caire. Flaubert: « Le Nil est plat comme un fleuve d’acier. » J’ai relu cette phrase plusieurs fois.
« New York est une ville debout », a dit Céline.
— Jan 07, 2026 06:35PM
tant de ses amis, de George Sand. Mais quelle merveille cet homme qui transportait sa carapace de génie, de Croisset au Caire. Flaubert: « Le Nil est plat comme un fleuve d’acier. » J’ai relu cette phrase plusieurs fois.
« New York est une ville debout », a dit Céline.
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Maria ’s Previous Updates
Maria C
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« Comment, à ton propos, ne pas citer Proust ? Tu appartenais, en effet, à cette grande famille magnifique et lamentable des nerveux qui est le sel de la terre. Tout ce que nous connaissons de bien nous vient des nerveux.
Ce sont eux, et non pas d’autres, qui ont fondé les religions et composé les chefs‑d’œuvre. Jamais le monde ne saura ce qu’il leur doit et surtout ce qu’eux ont souffert pour le lui donner. »
— Jan 06, 2026 04:12PM
Ce sont eux, et non pas d’autres, qui ont fondé les religions et composé les chefs‑d’œuvre. Jamais le monde ne saura ce qu’il leur doit et surtout ce qu’eux ont souffert pour le lui donner. »
Maria C
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5 juin 2008
« Comme le matin de Paris était jeune et beau la fois où nous nous sommes rencontrés ! … Comment aurais‑je pu imaginer que cinquante années plus tard nous serions là, face à face, et que je m’adresserais à toi pour un dernier adieu ? … Bientôt, tes cendres rejoindront la sépulture qui t’attend dans les jardins de Marrakech. »
Les funérailles ont eu lieu le 5 juin 2008, à l’église Saint‑Roch.
— Jan 06, 2026 03:19PM
« Comme le matin de Paris était jeune et beau la fois où nous nous sommes rencontrés ! … Comment aurais‑je pu imaginer que cinquante années plus tard nous serions là, face à face, et que je m’adresserais à toi pour un dernier adieu ? … Bientôt, tes cendres rejoindront la sépulture qui t’attend dans les jardins de Marrakech. »
Les funérailles ont eu lieu le 5 juin 2008, à l’église Saint‑Roch.
Maria C
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« J’ai perdu le témoin de ma vie, je crains désormais de vivre plus négligemment. »
Pline le Jeune
— Jan 05, 2026 05:09PM
Pline le Jeune
Comments Showing 1-50 of 55 (55 new)
message 1:
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Maria
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Jan 07, 2026 07:30PM
oh...Yves Saint Laurent et Albert Camus sont tous les deux nés en Algérie alors française....
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Oui, nés en Algérie française. Mais chacun a taillé son costume à sa manière - l'un en couture, l'autre en idées..Yves a libéré les femmes de leurs corsets comme Camus a tenté de libérer l'homme de ses illusions. Flaubert disait " Ce qui me semble beau, ce que je voudrais faire, c'est un livre sur rien ". Et Camus a répondu avec L'Étranger . Après tout, écrire sur rien c'est capter le infra-ordinaire , ce que Perec appelait " ce qui se passe quand il ne se passe rien ". Comme un enfant qui dessine ciels rouges, ou un tailleur qui coud sans commande, juste pour la beauté du pli..
Bonjour, Théo !Me voici au 55, rue de Babylone, à Paris. J’arrive de Marrakech et j’ai survolé Tanger.
Je suis déjà allée à Marrakech et je me suis beaucoup amusée. En ce moment, je suis à Paris, à l’église Saint‑Roch, et l’on peut encore entendre : Adieu, Yves.
Oh, Paris t'appartient déjà. Moi aussi, je passerai à l'église, bientôt, déposer une prière pour Goodreads. Peut-être qu'il n'est pas encore trop tard :)))
Bonjour, Maria et Théo !Aujourd’hui, Goodreads est mort — une mort heureuse, attendue depuis longtemps.
Bravo, Celeste ! Encore un livre ! On parviendra peut-être à écrire une phrase proustienne, tisée de toutes les œuvres de Camus .😃
Est -ce que je peux te continuer ? " Il n'y a pas de destin, il n'y a que des malentendus. [.....] Le malentendu, c'est de croire qu'on se comprend ".
Mais...c'est quand-même étrange que l'étranger ait pensé à toi, mais pas à moi aussi. Tu ne trouves pas ?
Le vrai gentleman, c’était Diego Maradona : il marquait avec la main de Dieu… et avec la tête de Maradona. :))
Je suis co‑autrice et éditrice - pour tous les Ronaldos que j’ai vus jouer… mais surtout pour celui dont le prénom résonne comme un mythe, le numéro 7, Cristiano, ce livre est à toi....
Je repensais à la relation entre Yves et Pierre. Par hasard, en habitant ici, tout près de la maison de Yves, j'ai eu l'occasion d'apprendre certaines choses. Tu sais déjà, leur relation a tenu longtemps. Mais pas parce qu'ils se ressemblaient, mais justement parce qu'ils étaient différents. Et surtout, parce qu'ils se toléraient. C'est ça, je crois, le cœur de l'amour - pas seulement la passion,
mais accepter l'autre tel qu'il est, avec ses failles.
Parfois, oui, aimer justement ce qui dérange. Comme si l'imperfection rendait l'autre plus vrai. Bergé disait qu'il avait passé sa vie à protéger Yves de lui-même. Et Yves, savait qu'il pouvait toujours revenir vers lui. Je me demande si on est encore capables de ça. De cette fidélité à l'âme de l'autre, même quand elle vacille. Peut-être que oui.
Peut-être que c'est ça, le vrai luxe - rester, même quand c'est difficile. Je ne dis pas que c'est un modèle à suivre. Mais c'est une preuve que l'amour ne se mesure pas à la facilité, ni à la perfection. Il se mesure à ce qu'on accepte, à ce qu'on protège, à ce qu'on choisit de garder, même quand tout pousse à fuir.
Bonjour, Théo !Lis ceci :
« Avec tristesse, mais avec douceur, car je savais mieux qu’un autre que la mort t’a délivré de tant d’angoisses. Paris vide, gris, triste. Demain, je vais montrer la rue de Babylone à des amis. Tant de souvenirs s’entrechoquent, les meilleurs et les pires. C’est là que nous avons été heureux, là que nous avons été malheureux, là que tu as failli, plein d’alcool et de cocaïne, me tuer avec cette tête grecque que j’ai évitée de justesse. Là que les années terribles ont commencé. »
Merci.
Tu vois ? C'est exactement ce que j'ai écrit. Comme toujours, t'es très attentive, Maria. Tu captes les choses avant même qu'on les dise. C'est pour ça que j'aime te parler de ce genre d'histoires.Merci beaucoup.
Merci, Théo .Une histoire d’amour qui aura tenu cinquante ans : vingt‑cinq ans de paradis, vingt‑cinq ans d’enfer.
Pourtant, même l'enfer devient supportable quand il est précédé d'un quart de siècle de paradis.. Et si l'enfer a duré vingt-cinq ans, c'est peut-être parce qu'il fallait bien un contrepoids au paradis.


