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Valérie
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The critic as artist 5/5
Apr 30, 2026 02:38AM
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The truth of masks : Pas vraiment intéressant ou original. Wilde critique les critiques jugeant que les costumes et la scénographie des pièces artistiques n'ont pas grande importance au final car le texte prime sur le décor. Il n’est pas d’accord, "l’archéologie" esthétique nourrit les représentations artistiques (ici surtout de Shakespeare" en offrant une illusion de vérité permettant au-delà spectateurs de
Jul 03, 2026 02:03AM
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The Decay of lying : Une des choses les plus ridicules que j’ai eu le plaisir de lire. C’est tjrs agréable de lire Wilde (tjrs beau et grotesque) mais alors là, vraiment, il est malade ptdrr Sa thèse n’a aucun sens bwahahah Alors j’ai bien rigolé lors des critiques de Vivian des romanciers de son temps mais Wilde est si obsédé par l'inaction qu’il veut nous faire croire que la vie et la nature imitent l’art, que
Jun 06, 2026 12:27PM
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Jun 05, 2026 01:15PM
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message 1: by Valérie (new) - added it

Valérie The critic as artist

Très intéressant car très original ! Beaucoup de nuances dans cet essai dont le problème principal se trouve au coeur de la thèse : la contemplation. Comment un critique peut il être un artiste si l'artiste, par sa création, se spécialisé et n’a pas accès à la contemplation inactive, irrationnelle, non sincère ? Si tout est interprétation sûrement la beauté d’une œuvre provient de ce qu’elle représente (la vision de l’artiste et les visions qu’il suscite par sa production) donc en quoi l’artiste est différent du critique ? C’est injuste de dire qu’un artiste n’est pas critique car il ne peut se débarrasser de son interprétation pour s'ouvrir à d’autres, surtout si rien n’est fixe et que la personnalité démontrée dans une œuvre change constamment comme semble le penser Wilde ! J’ai l’impression que cette thèse serait plus pertinente associée à la métaphysique artistique de La naissance de la tragédie mais Wilde ne veut aucune métaphysique (très paradoxale !), sa thèse en souffre.

Aussi l’idéal de la Renaissance n’est pas compatible avec son revirement de fin (sur la critique comme entente européenne vs le capitalisme ou le sentimentalisme). C’est comme s’il voulait être individualiste mais n’y arrive pas vraiment, c’est assez ironique.

J’ai bcp aimé l’idée de la forme plus importante que le fond, de l'œuvre belle ne pouvant n'être de la volonté de prouver qqch car rien n’est fixe et la vérité détruit la beauté. Ça fait de l’artiste un artisan dont le travail est beau vs un être libre génial. C’est assez drôle aussi comment Wilde présente les origines grecques de la critique pour ensuite réfuter totalement les thèses de Platon et Aristote sur les liens entre beauté/vérité/moralité ou la pertinence d’une critique faite par un homme étranger n'ayant aucune expérience dans ce qu'il critique (République etc). Son analyse de la catharsis est top aussi (offre un possible vs une purge). Et la mise en abime est parfaite (discours sur L’Iliade et La divine comédie servant d'arguments de thèse + étant eux mêmes des œuvres d'art critique !), j'apprécie tjrs un bon discours et Wilde est hilarant, l’introduction l’a très bien expliqué, il est fascinant par sa manière sérieuse de traiter du ridicule et inversement par son ironie dans une étude sérieuse. Aussi son texte est très beau. 5/5

Arguments :
-Les biographies sont intéressantes quand elles présentent la futilité de la vie vulgaire car les grands évènements ne sont en réalité que du sable et éloignent le regard de la forme du texte, la véritable œuvre.
-L’esprit critique n’est pas rationnelle et c’est pour cela qu'il échappe à la futilité existentielle.
-Un artiste travaille délibérément, il ne crée pas pour exprimer inconsciemment ce qu'il est ou pour au contraire affirmer qch. Il n'est pas un génie mais un artisan proposant une interprétation et créant un support pour d’autres interprétation, il oeuvre consciemment au beau. Ici le critique est plus artiste que l’artiste même car il dépasse les limites de la production (l’artiste reproduit, le critique invente).
-L’action est futile et donc inintéressante, un homme vie par ses émotions et une oeuvre peut lui en donner 1000 X fois plus qu'une action. La vie a se caractère ridicule qui nous fait constamment remettre en question nos actions précédentes et nos réactions tandis qu’une oeuvre nous offre la maîtrise de nos émotions (pourquoi j’ai pleuré vs je lis ce passage car j’ai envie de pleurer).
-La littérature est l’art majeur car il est le seul comprenant la vie limitée par le temps. La littérature présente le corps en mouvement et l'âme troublée.
-Il n'existe pas de critères de beauté, la beauté est un symbole, exprimant tout et ne révélant rien (car détruire le mystère est détruire le beau // Eros). Elle est l'objet de la critique. Pour cette raison l’auteur n’est pas maître de son art, il n’est que son créateur.
-Le beau est immoral car l'émotion pour l'émotion (visée de l’art) est incompatible avec l'émotion pour l’action (base de l'éthique et donc de la société).
-L’éducation au beau doit être individualiste car sans caractère pratique (//Renaissance) ce qui est incompatible avec l'éducation sociale (trop de travail, pas assez d’éducation).
-Toute critique est injuste car une bonne critique ne fait pas de "pour et contre", elle est strictement personnelle car elle révèle un moment du sujet créateur. L’art est passion et émotion, irrationnel, il touche l'âme et non la raison. // Phèdre, l’experience artistique est loin d’être raisonnable (folie divine). L’art n’est pas du domaine du spécialiste, l’art est universel dans ce qu’il offre et subjectif dans ce qu’il crée.
-L’influence du critique provient de son attitude contemplative car l’intentionnalité détruit le sublime. Cependant l’esprit critique est paradoxalement garant de la paix car le critique reconnaît le beau comme part de lui et donc aime les autres nations égoïstement (la critique est plus forte que la morale ou le capitalisme qui conserve la paix tout en permettant la guerre en en faisant un objet fascinant, la critique en fait une chose vulgaire).


message 2: by Valérie (new) - added it

Valérie C’est assez drôle de penser à un critique refusant la posture d'intellectuel


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