P.E.’s Reviews > La Débâcle > Status Update

P.E.
P.E. is 46% done
'Des bandes hurlaient parmi la fumée et les étincelles, dans l’effrayant vacarme fait de tous les bruits, des plaintes d’agonie, des coups de feu, des écroulements. À peine se voyait-on, de grandes poussières livides s’envolaient, cachaient le soleil, d’une insupportable odeur de suie et de sang, comme chargées des abominations du massacre.

[1]
Sep 10, 2026 02:08PM
La Débâcle (Les Rougon-Macquart, #19)

2 likes ·  flag

P.E.’s Previous Updates

P.E.
P.E. is 94% done
'C’était le rajeunissement certain de l’éternelle nature, de l’éternelle humanité, le renouveau promis à qui espère et travaille, l’arbre qui jette une nouvelle tige puissante, quand on en a coupé la branche pourrie, dont la sève empoisonnée jaunissait les feuilles.'


[Cette branche pourrie coupée, est-ce plutôt le changement institutionnel de régime ou le changement tout relatif de ses personnels ? je mise sur 1]
Sep 13, 2026 03:01AM
La Débâcle (Les Rougon-Macquart, #19)


P.E.
P.E. is 90% done
Thiers devait rester le légendaire assassin de Paris, dans sa gloire pure de libérateur du territoire ; tandis que le maréchal de Mac-Mahon, le vaincu de Frœschwiller, dont une proclamation couvrait les murs, annonçant la victoire, n’était plus que le vainqueur du Père-Lachaise.'

[2/2]
Sep 13, 2026 02:42AM
La Débâcle (Les Rougon-Macquart, #19)


P.E.
P.E. is 90% done
'Combien de braves gens pour un gredin, parmi les douze mille malheureux à qui la commune avait coûté la vie ! L’ordre de cesser les exécutions était, disait-on, venu de Versailles. Mais l’on tuait quand même,

[1]
Sep 13, 2026 02:41AM
La Débâcle (Les Rougon-Macquart, #19)


P.E.
P.E. is 90% done
[Langue sublime, mais pas convaincu de la validité de l'équivalence 1)Partie saine "enracinée"–partie gâtée corrompue par l'Empire avec 2)Troupe–fédérés. Sans parler de la métaphore organique/organiciste(?)

Des souvenirs de lecture de La Terre et de La Faute de l'Abbé Mouret me restent, où la partie "restée le plus près de la terre" n'est pas nécessairement la plus saine. Voyons comment Zola articule tout ça.]

[3]
Sep 13, 2026 02:30AM
La Débâcle (Les Rougon-Macquart, #19)


P.E.
P.E. is 90% done
Mais le bain de sang était nécessaire, et de sang français, l’abominable holocauste, le sacrifice vivant, au milieu du feu purificateur. Désormais, le calvaire était monté jusqu’à la plus terrifiante des agonies, la nation crucifiée expiait ses fautes et allait renaître.'

[2]
Sep 13, 2026 02:17AM
La Débâcle (Les Rougon-Macquart, #19)


P.E.
P.E. is 90% done
'C’était la partie saine de la France, la raisonnable, la pondérée, la paysanne, celle qui était restée le plus près de la terre, qui supprimait la partie folle, exaspérée, gâtée par l’empire, détraquée de rêveries et de jouissances ; et il lui avait ainsi fallu couper dans sa chair même, avec un arrachement de tout l’être, sans trop savoir ce qu’elle faisait.

[1]
Sep 13, 2026 02:11AM
La Débâcle (Les Rougon-Macquart, #19)


P.E.
P.E. is 89% done
'Pendant quelques minutes, son malheur personnel disparut, emporté dans cette expiation de tout un peuple. La pensée du feu dévorant des vies humaines, la vue de la ville embrasée à l’horizon, jetant la lueur d’enfer des capitales maudites et foudroyées, lui arrachaient des cris involontaires.'
Sep 13, 2026 01:00AM
La Débâcle (Les Rougon-Macquart, #19)


P.E.
P.E. is 88% done
Depuis la veille, l’exécrable haine avait grandi, c’était l’extermination entre ces révoltés mourant pour leur rêve et cette armée toute fumante de passions réactionnaires, exaspérée d’avoir à se battre encore.'

[2/2]
Sep 12, 2026 02:01PM
La Débâcle (Les Rougon-Macquart, #19)


P.E.
P.E. is 88% done
'Et il ne resta bientôt que les convaincus, les acharnés, Maurice et une cinquantaine d’autres, décidés à mourir, après en avoir tué le plus possible, de ces Versaillais qui traitaient les fédérés en bandits, qui fusillaient les prisonniers en arrière de la ligne de bataille.

[1]
Sep 12, 2026 02:01PM
La Débâcle (Les Rougon-Macquart, #19)


P.E.
P.E. is 87% done
'Et tous deux restèrent quelques secondes face à face, l’un dans l’exaspération du coup de démence qui emportait Paris entier, ce mal venu de loin, des ferments mauvais du dernier règne, l’autre fort de son bon sens et de son ignorance, sain encore d’avoir poussé à part, dans la terre du travail et de l’épargne. Tous les deux étaient frères pourtant, un lien solide les attachait, et ce fut un arrachement [...].'
Sep 12, 2026 01:49PM
La Débâcle (Les Rougon-Macquart, #19)


Comments Showing 1-3 of 3 (3 new)

dateUp arrow    newest »

Claudia Hou! Intense climat. On se croirait réellement là-bas. On pourrait faire lire ce livre, et Im Westen nichts neues der Remarque, mille fois à ceux qui entraînent les pays dans des conflits armés. Je ne suis pas sûre qu'ils y seraient sensibles.

Quand j'ai lu La Débâcle, j'avais la carte routière pour m'aider à suivre la progression géographique sur une zone que je connais mal, sauf pour être passée par les Ardennes une fois. C'est assez sidérant de voir combien ces soldats ont littéralement tourné en rond au début de l'intrigue, sans manger, épuisés, etc.


message 2: by P.E. (new) - added it

P.E. Oui ! Je pensais aussi au Brave soldat Chveïk pour la dénonciation féroce de l'absurde qui régit la première guerre mondiale !

Je peux comprendre, vu le nombre de noms de localités lâchés lors des vaines et interminables manœuvres, ordres et contre-ordres, attentes interminables ponctuées de replis et de tentatives éprouvantes de reprise du terrain cédé sans combat la veille.

Pour le moment, je suis aussi admiratif du talent de l'auteur à dire les épisodes de cette guerre, en particulier dans le vif des combats, que surpris face au nombre de phrases et d'épisodes répétés parfois mot pour mot ou pas loin (le kaiser Wilhelm Ier en surplomb du champ de bataille et de sa poussière d'hommes, Napoléon III enjoint à faire une bonne mort, le paysan à son labeur dans un champ à côté en pleine bataille,...). Pour un effet de fatalité ? d'aggrandissement des épisodes du conflit en leur donnant un écho ?Ce qui est certain, c'est qu'on s'y croirait...


Claudia En lisant ces pages, j'ai retrouvé la puissance de Guerre et Paix!

Oui, effet de fatalité et d'absurdité.

Si le cinéma avait déjà existé, Zola en aurait fait un film!


back to top