Fabien Maréchal
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in Montereau-Fault-Yonne, France
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August 2024
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Fabien Maréchal
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Fabien Maréchal
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“Pourquoi les aiguilles des horloges effectuent-elles le tour d’un cadran au lieu de monter et descendre le long d’une colonne, comme le mercure d’un thermomètre ? On aurait moins le sentiment de tourner en rond. Bien sûr, les secondes n’en finissent jamais de mourir au musée du monde, et le billet d’entrée n’est pas valable éternellement, mais enfin, vous connaissez ce dessin de Charles Schulz ? Charlie Brown et Snoopy sont assis sur un ponton, au bord de l’eau. « Nous allons tous mourir un jour », se désole Charlie Brown. Et Snoopy lui répond : « Mais pas lors des autres jours. » Il circule une traduction moins littérale, mais plus exacte du propos de Snoopy : « Oui, mais tous les autres jours, nous allons vivre. » C’est la version que je préfère. Ce n’est pas parce qu’il est impossible de faire reculer le temps qu’il faut renoncer à casser la gueule aux chronomètres.”
Fabien Maréchal, L'Attendeur (de Première classe) |
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“Trop souvent, on aime comme on va chez le boulanger. Sans passion, avec toute- fois un certain plaisir anticipé, des fois qu’un gâteau nous fasse de l’œil. On appelle ça de l’amour pour se justifier, comme le boulanger est pâtissier par la grâce des fonds de tarte industriels qu’il reçoit nocturnement par camion réfrigéré. Mais on a besoin de pain et, de temps à autre, aussi d’un gâteau – d’un dimanche, en somme – pour rompre la monotonie.”
Fabien Maréchal, L'Attendeur (de Première classe) |
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“Depuis la révolution numérique, et peut-être même depuis la révolution industrielle, nous sommes des papillons de nuit fonçant vers une flamme. L’accélération civilisationnelle par la technologie est un progrès sans retour d’expérience du temps. Directement de l’iPad à l’Ehpad.”
Fabien Maréchal, L'Attendeur (de Première classe) |
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“Je m'effraie à l'idée qu'il existe des générations spontanées de machines. Des machines inventant des machines à manger du papier pour des machines inventant des machines à produire du papier pour des machines qui... Je frémis.”
― Protection rapprochée
― Protection rapprochée
“Paulin est un costaud à la barbe entortillée dont la conversation achoppe rapidement sur les monosyllabes. Cinq jours par semaine, il est photographe numérique à Paris : il joue des épaules lors de shootings de stars ou de conférences de presse ministérielles, et loge dans un hôtel pouilleux qui finira de passe. Le vendredi soir, il monte dans une longue Citroën CX mangée par la rouille pour rejoindre l’arrière-campagne où il se retranche chaque week-end.
Trois cents bornes plus tard, des lapins font rebondir leur queue blanche dans le faisceau des phares. Des ornières longent un bosquet de pommiers jusqu’à une masure paysanne en pierre volcanique. Paulin pousse la porte en bois percée d’une chatière. Des poutres de deux empans traversent la pièce basse, et on cuirait tout un cochon de lait dans la cheminée. Quand l’orage fouette le toit d’ardoise, ployant la cime des arbres, la maison évoque le refuge d’un gardien de phare à jamais éteint.
Le samedi et le dimanche, après le déjeuner, Paulin remonte son pré jusqu’aux pommiers. Il emporte le minimum : un vieux reflex Nikon, deux pellicules 100 et 200 iso, un objectif 50 mm, un 300 mm, et deux cannettes de bière.
Son chat gris grimpe à un arbre et se couche sur une branche basse. Paulin s’allonge sur le dos, ferme l’œil gauche, colle le droit au viseur, pointe l’objectif vers le ciel et s’adonne en argentique à la pêche aux nuages. Pour lui les cumulus dessinent des hommes du palais et de la rue, des animaux ordinaires, légendaires ou disparus. S’il fait chaud, Paulin rampe sous le bosquet. Parfois il sent un vaisseau battre dans la paupière de son œil clos, puis celui du viseur se ferme à son tour et, petit à petit, l’objectif de l’appareil rejoint l’oseille sauvage et les coquelicots. (« Le Monographe »)”
― Dernier avis avant démolition
Trois cents bornes plus tard, des lapins font rebondir leur queue blanche dans le faisceau des phares. Des ornières longent un bosquet de pommiers jusqu’à une masure paysanne en pierre volcanique. Paulin pousse la porte en bois percée d’une chatière. Des poutres de deux empans traversent la pièce basse, et on cuirait tout un cochon de lait dans la cheminée. Quand l’orage fouette le toit d’ardoise, ployant la cime des arbres, la maison évoque le refuge d’un gardien de phare à jamais éteint.
Le samedi et le dimanche, après le déjeuner, Paulin remonte son pré jusqu’aux pommiers. Il emporte le minimum : un vieux reflex Nikon, deux pellicules 100 et 200 iso, un objectif 50 mm, un 300 mm, et deux cannettes de bière.
Son chat gris grimpe à un arbre et se couche sur une branche basse. Paulin s’allonge sur le dos, ferme l’œil gauche, colle le droit au viseur, pointe l’objectif vers le ciel et s’adonne en argentique à la pêche aux nuages. Pour lui les cumulus dessinent des hommes du palais et de la rue, des animaux ordinaires, légendaires ou disparus. S’il fait chaud, Paulin rampe sous le bosquet. Parfois il sent un vaisseau battre dans la paupière de son œil clos, puis celui du viseur se ferme à son tour et, petit à petit, l’objectif de l’appareil rejoint l’oseille sauvage et les coquelicots. (« Le Monographe »)”
― Dernier avis avant démolition
“Nul n’est obligé d’être heureux. Si le bonheur devenait un impératif légal, tous les tribunaux du monde ne suffiraient pas à condamner les délinquants.”
― Dernier avis avant démolition
― Dernier avis avant démolition
“Nul n’est obligé d’être heureux. Si le bonheur devenait un impératif légal, tous les tribunaux du monde ne suffiraient pas à condamner les délinquants.”
― Dernier avis avant démolition
― Dernier avis avant démolition
“Il aurait été d'un naturel jovial s'il n'était pas devenu journaliste. Dans sa jeunesse, il avait envisagé de se faire clown.”
― Nouvelles à ne pas y croire
― Nouvelles à ne pas y croire
“Si le monde est fou, c'est bien que nous le sommes tous un peu.”
― Nouvelles à ne pas y croire
― Nouvelles à ne pas y croire
“C'est peut-être cela, vieillir. Commencer à voir les portes se fermer l'une après l'autre. Un beau matin, nous nous levons et nous nous apercevons qu'une porte que nous avions laissée ouverte en nous couchant s'est refermée durant la nuit. Pour la rouvrir, macache ! Elle est vérrouillée de l'intérieure, la clef dans la serrure, avec le bruit des pas qui s'éloignent de l'autre côté, les souvenirs. La dernière porte, c'est toujours une porte de chambre.”
― Nouvelles à ne pas y croire
― Nouvelles à ne pas y croire
“Nul ne peut imaginer le nombre de fois où il faut déclarer être veuf une fois que l'on est veuf, pour régler le juste-après, pour légaliser l'encore-après, pour justifier le maintenant, alors qu'il n'existe aucune case à cocher pour dire que l'on a perdu un enfant. On peut être parricide, infanticide, on peut être orphelin de père ou de mère, mais il n'existe même pas de mot pour nommer ce que tu es précisément.
Orphelin de ton fils.”
― Plus personne pour aujourd'hui
Orphelin de ton fils.”
― Plus personne pour aujourd'hui



