Gabrielle Danoux > Gabrielle's Quotes

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  • #1
    “Vremea care curge n-am putut s-o ţin.”
    Ion Pillat

  • #2
    “Şi închizând în urmă odăile străine,
    M-am dus, m-am dus în lume, cu-atâţia morţi în mine.”
    Ion Pillat, Poezii

  • #3
    “La châtaigne
    Des épines du souvenir, j’ai extirpé le passé.”
    Ion Pillat, Monostiches et autres poèmes (Litterature Roumaine Traduite)

  • #4
    “Mouettes
    Jaillissant des vagues, l’écume blanche s’est mise à voler.”
    Ion Pillat, Monostiches et autres poèmes (Litterature Roumaine Traduite)

  • #5
    “Soldats de plomb…
    Soldats de plomb, ô, toute mon enfance, quand
    Hetmans aux cheveux blonds, nous déployions une cohue
    De héros immortels, oubliés dans quelque bahut,
    De preux sans crainte en immobiles rangs.

    Et, nous les enfants, avec nos sabres en bois, partions nous quereller
    En portant comme étendard des serviettes au soleil flottant.
    Quel corps à corps, quelle raclée sous les mûriers du verger !
    Et après la bataille, combien de morts fuyaient en riant…

    Ô ! où donc es-tu, guerre, époque innocente !
    Maintenant la lutte hurle et la blessure déchirée se lamente,
    Et les morts meurent vraiment de leur amour de la patrie.

    Quel dieu-enfant se penche sur les hommes-jouets,
    Et le soir, les renversant dans les noirs coffrets,
    Dans les tranchées les poupées de cire ensevelit ?”
    Ion Pillat, Monostiches et autres poèmes (Litterature Roumaine Traduite)

  • #6
    Gib I. Mihăescu
    “En définitive, le sort n’était pas si rancunier et si stupidement farceur, comme tant d’autres l’en accusaient. Negrişor avait remarqué, au fil de ses années, bien assez nombreuses pour que la somme finale soit jugée rondelette, que, si ce vieillard déluré, ce birbe à qui l’on a confié la charge de la maîtrise du temps et des trajectoires des hommes, lui infligeait un malheur ou deux, il prenait néanmoins ensuite le soin de retourner soudain la veste de la chance. Le barbon doit être plutôt égrillard et grippe-sou : face à celui qui ne se révolte jamais contre ses canulars, il est capable de sortir de ses gonds en redoublant de ténacité ; tandis que celui qui se ramollit, il finit par lui taper sur la tête et l’achever. En revanche, contre celui qui lui oppose résistance et l’accuse ouvertement, il se fâche, pour avoir été trop hostilement morigéné. Lorsqu’on fait des gaudrioles sympathiques, cela l’enchante comme tout grison qui ne met pas votre patience à rude épreuve. Que voulez-vous ? Nous vivons dans un monde qui s’est trop éloigné de ses origines, comme si nous étions les enfants d’hommes trop anciens et usés. Tout est fêlé dans cet univers expulsé de l’ordre préétabli ; possible que ce soit la raison pour laquelle Dieu souhaite sa perte, et sa transfiguration.
    Mais là commence une tout autre histoire, et seul le diable sait qui pourra encore la suivre. Celui qui, en revanche, sent la raison d’être des choses se doit, qu’il le veuille ou non, de s’y conformer. Puisque l’univers est timbré, que peut-il de plus, Negrişor, hormis commander encore un espresso, et disposer, de façon symétrique, autour de la tasse, sur la soucoupe, quelques mégots de cigarettes, en attendant la nouvelle facétie du vieillard aux ciseaux ?”
    Gib I. Mihăescu, Femeia de Ciocolată

  • #7
    Jean Bart
    “Qui aurait jamais cru que quelques lettres écrites là en grec maladroit libéreraient l'étincelle qui allumerait l'amorce foudroyante, celle qui électriserait ce port endormi dans le désert du delta, troublerait et redresserait une ville entière, ranimerait les sentiments, les passions, les illusions, les jalousies, les envies, la haine et les représailles, déclenchées en un seul jour, dans ce coin oublié du monde, la tempête des passions stagnantes, endormies au fond de l’âme humaine ?”
    Jean Bart, Europolis

  • #8
    Max Blecher
    “Ce qui m’a le plus étonné (absurdement, bien sûr) à Paris, c’est de n’avoir aperçu aucun carrosse avec un malade à l’intérieur. J’ai découvert un jour au coin d’une rue un invalide dans un chariot mécanique et j’ai voulu lui foncer dedans, l’embrasser et le serrer dans mes bras comme si ç’avait été un frère. Mais tu ne sais que trop bien que, dans la vie, précisément les gestes les plus sensés sont interdits.”
    Max Blecher, Scarred Hearts

  • #9
    “Stoian était arrivé avec un bouquet de tâches. Il prenait donc par la main les colonels, certains plus cultivés, d’autres plus éclectiques, certains plus dégourdis, quelques-uns plus persécutés dans la première phase de leur réincarnation, leur montrait la pomme ou la clémentine, leur récitait un mandala, leur apprenait à bourdonner systématiquement et, après leur avoir soutiré un billet de cent lei, leur demandait de raconter leur journée de travail. Et c’est ainsi qu’un tas de colonels fanatiques et dévoués jusqu’aux cimes de l’héroïsme, qui auraient résisté à la panoplie complète de torture de l’arsenal du père de Winnetou, officiers supérieurs de la Securitate, qui pour des millions de dollars n’auraient pas trahi les secrets de leurs opérations, se disaient que puisqu’ils ont déboursé un billet de cent lei, il leur fallait profiter, purifier leurs âmes en disant tout ce qu’ils avaient fait au travail, pour que ça continue à aller bien pour eux et sans se rendre compte qu’ils jouaient avec le feu. Je n’ai jamais compris pour quelle raison le pauvre Victor Săhleanu a eu à en pâtir, puisque, en réalité, parmi les intellectuels « transcendantaux », mis à part Pleşu, aucun n’était dangereux.
    Une fois que les colonels de la Securitate eurent raconté à Stoian ce qu’ils faisaient au boulot, moyennant argent dans l’autre sens, puisqu’ils payaient pour être autorisé à trahir, cas unique dans l’histoire de l’humanité”
    Mihai Neagu Basarab, La dernière bohème bucarestoise

  • #10
    Călin Torsan
    “– Bah alors, c’est ce que je dis, avec la dotation qu’on a, ajouta Făneață puis il se leva pour prendre le livre le plus épais de la pile la plus proche.
    Il se trouva que c’était La Montagne magique.
    – Ça fera l’affaire, dit-il le travailleur en se rasseyant à table. Il a suffisamment de pages pour que personne ne remarque que nous en avons déchiré quelques-unes.
    – Mon frère, t’es vraiment mortel. Laisse donc ce livre en paix, nom de Dieu…
    Nicu s’opposa pour la dernière fois, l’image de son camarade en cerbère le fit éclater de rire. Une considération de folie.
    – Tiens, avant de le déplumer, lis au moins ce qu’il y a d’écrit, qu’on entende nous aussi.
    Făneață fourra son doigt épais au cœur du livre et lut là où ses yeux se posèrent :
    – Qu’est-ce que le corps ! éclata-t-il avec une impétosité soudaine. Qu’est-ce que la chair ! Qu’est-ce que le corps humain ! De quoi est-il constitué ! Monsieur le conchilier aulique, dites-le nous tout de suite, cet après-midi même. Dites-le-nous une fois pour tourtes et le plus échactement, pour que nous le sachions.
    Écœuré par la lecture, il s’arrêta, et ne cacha pas son étonnement : certains sont prêts à jeter leur argent par les fenêtres pour n’importe quoi.
    – Mon petit Nicu, c’est ainsi quand l’homme a trop de temps libre, qu’il ne travaille même pas. Il est là à se faire des idées, et ceux qui se font passer pour cultivés font la file d’attente pour acheter quelque livre comme celui-là. Chiche qu’on va montrer à m’sieur l’écrivain – il fit une pause pour lire le nom de celui-ci sur la couverture – ce que c’est-ce que la viande, car je vois que l’honorable dit ne pas le savoir. Passe-moi les saucisses, va !
    Puis il arracha soigneusement quelques pages sur lesquelles il déposa fromage et légumes en se vantant auprès de Nicu que lui était un garçon de salon et que l’on n’aurait déchiré des feuilles que de là-bas, de l’introduction, partie que personne ne lit.
    – De la critique.”
    Călin Torsan, Brocs en stock

  • #11
    “People ! We stab people !" says the bayonet.

    But now the needle starts to laugh,
    and it may still be laughing yet.
    With ha and hee and ho ho ho.
    "When I pierce linen, one stitch, and the another, lo—
    I make a shirt, a sleeve, a dress, a hem.
    But people you can pierce forever, what will you create from them ?"

    The Bayonet and the Needle”
    Eliezer Shtaynbarg, The Jewish Book of Fables: The Selected Works of Eliezer Shtaynbarg

  • #12
    “D’un bout à l’autre

    D’un bout à l’autre
    de la mort quelques pas
    à travers la vie.
    C’est comme l’instruction militaire ensuite,
    couché, saut en avant,
    repos.
    D’un bout à l’autre
    de la mort, quelques pas,
    quelques centaines, quelques milliers,
    et l’espoir de ceux qui restent
    que tu reviendras
    disons, avec approximation,
    le troisième jour.”
    Gabriel Dinu, D`un bout à l`autre: Après la mort, on met une virgule, pas un point

  • #13
    Linda Lê
    “Je pense à elles comme à des oiseaux de cristal éclos dans un ciel obscurci par les fétides exhalaisons de nos corps. Je pense à elles comme à des comètes qui sillonnent la nuit de nos hontes et projettent une lumière incandescente sur nos remords. Je leur élèverai un monument de papier qui signalera à la postérité l'existence de ces trois déesses. Je serai leur scribe, leur porte-étendard, le serviteur de leur parole, le traducteur de leurs silences.”
    Linda Lê, Les Aubes

  • #14
    Linda Lê
    “la plupart de ce qui s'écrit de nos jours a fermenté dans des cerveaux qui n'ont jamais été aérés la plupart de ce qui s'écrit a proliféré dans des têtes engorgées la plupart de ce qui s'écrit a germé sous une pelote de nerfs que l'habitude a ramollis il n'y a plus de livres il n'y a que des berceuses et quand tu tournes les pages c'est le lait aigre la suerie des vieilles nounous qui te prennent à la gorge et t'asphyxient dit mon ami l'Homme célèbre pour qui le seul art qui vaille la peine d'être cultivé est l'art d'en rajouter c'est ce que nous faisons lui et moi quand le moral est au plus bas
    (p. 125)”
    Linda Lê, Les dits d'un idiot

  • #15
    Linda Lê
    “Écrire, disait [Georges Perros], c'est renoncer au monde en implorant le monde de ne pas renoncer à nous.

    (p. 37)”
    Linda Lê, Au fond de l'inconnu pour trouver du nouveau

  • #16
    Linda Lê
    “Notre planète étant, selon la définition de Stevenson, une île tournoyante chargée de vie rapace, plus ruisselante de sang qu'un navire au lendemain d'une mutinerie, Hanokh Levin sonde les pulsions mortifères, descend dans le sous-sol humain où grouille un monde de lâcheté et de bassesse, tire des choses vues un constat sur le non-sens de nos existences, engluées dans de risibles ambitions.

    (p. 117)”
    Linda Lê, Au fond de l'inconnu pour trouver du nouveau

  • #17
    Linda Lê
    “Ne pas se soucier du « bien écrire » ne signifie pas ne guère se préoccuper de ce qu'implique le fait de préférer un verbe particulier, d'élire tel mot plutôt que tel autre. Cela relève même, dit Amos Oz, d'un choix moral - « Les mots peuvent tuer : nous le savons que trop, mais ils guérissent aussi parfois, dans une certaine mesure. » Il se rappelle avoir souvent été consterné par les mots (« puissant », « formidable », « explosif ») employés pour le lancement de ses romans dans des pays dits civilisés. La dégradation, la corruption du langage, souligne-t-il à la suite de Victor Klemperer, annoncent souvent les pires barbaries : « Partout où des groupes particuliers d'êtres humains sont désignés sous les termes “d'éléments négatifs”, de “parasites” ou “d'étrangers indésirables”, par exemple ils seront traités tôt ou tard comme des sous-hommes. » Au bout du compte la question la plus essentielle que se pose l'homme de mots n'est-elle pas de savoir comment ferrailler contre l'injustice, la violence, le préjugé, en agissant de telle manière qu'il ne peut être accusée de faire des phrases ?

    (p. 167-168)”
    Linda Lê, Chercheurs d’ombres

  • #18
    Linda Lê
    “Il y a des écrivains qui réunissent cent mille personnes à leur enterrement et il y a ceux qui n'ont jamais suscité la ferveur que d'une poignée de passeurs, confrérie clandestine dont les membres se transmettent le flambeau d'une génération à l'autre.
    (p. 143)”
    Linda Lê, Chercheurs d’ombres

  • #19
    Linda Lê
    “[...] je ferraille avec les mots jusqu'à ce que tout me paraisse parfait. Mais la perfection n'est jamais atteinte. Même dans les livres que je lis, que je révère comme des créations sans nulle autre pareille, il me semble qu'il y a toujours des faiblesses et ce sont justement ces faiblesses qui font la saveur du récit. Quand on lit un auteur qu'on connaît bien, qu'on relit sans cesse, on tombe immanquablement sur de tels passages. Mais il faut le lire avec attention, ne pas s'interrompre pour aller prendre un verre d'eau, répondre au téléphone, ou manger une pomme, car alors on perd le fil, on ne voit pas le moment où l'auteur a pris un coup dans l'aile. Je me demande souvent, quand je lis les écrivains que j'admire, qui me sont nécessaires pour vivre, s'ils ont fait eux aussi la connaissance de l'oiseau de mauvais augure. Mon oiseau à moi s'est installé à demeure, il ne me quitte pas. Il me répète constamment que je ne parviendrai pas à finir mon livre, que c'est au-dessus de mes forces. Il embrouille mes pensées, il cherche à m'égarer. Je tiens bon. De nous deux, j'ai décidé que c'est moi le plus fort.”
    Linda Lê, Conte de l'amour bifrons

  • #20
    Eugen Uricaru
    “Am vazut cum m-a privit. Pe tine te cunoaste, asa am inteles, dar am vazut cum s-a uitat la mine. Pe ascuns, cu o putere de cantarire fara gres. Fara nici un fel de sentiment, asa cum pretaluiesti o vita din ochi. Am vazut privirea asta de nenumarate ori in fabrica. E primitiva, dar vicleana, si orice ai face, niciodata, dar niciodata, nu vei mai putea sa-ti schimbi valoarea in fata celui ce te-a judecat. Nu poti sa fii altceva decat ceea ce te-a judecat, pentru ca in mintea lor nu exista evolutie, transformari. Catastrofe da, ceva si apoi altceva, un lucru, un fapt, apoi un alt lucru, alt fapt. Un taran adevarat nu poate fi de acord cu o transformare calitativa. Cantitativ da, calitativ, nu.”
    Eugen Uricaru, „La anii treizeci...“

  • #21
    Alexandru Macedonski
    “Aveam în casă o pisică,
    Era sălbatică de mică,
    Dar uneori, și ea,
    Părea
    Cu ochii că-mi vorbea,
    Părea
    Că nu mai este rea.”
    Alexandru Macedonski, Excelsior

  • #22
    Augustin Buzura
    “Pentru că, uite, viaţa asta te saltă şi te coboară, te aruncă-n apă, te ia de acolo şi te târăşte în foc, şi nici n-ai timp să înţelegi. Te întrebi mai târziu - mintea îţi vine la urmă de tot, dacă-ţi vine -, dar n-are haz. Fiecare trebuie să se ardă singur, să greşească singur. Mă gândesc uneori că, dacă ar fi să se transforme şi mutra în funcţie de faptele noastre, atunci unii n-am avea dreptul să umblăm în două picioare, ci în patru, şi cât mai aproape de pământ. Şi n-am avea ochi, mai mult ca sigur, că de atâtea ori ne-am purtat de parcă nu i-am fi avut, de parcă pe umeri am fi avut o oală cu supă sau un cuier.”
    Augustin Buzura, Feţele tăcerii

  • #23
    Augustin Buzura
    “Eu cred că deocamdată zidurile astea frumoase, hainele oamenilor, zâmbetul şi glumele lor sunt în realitate un fel de feţe ale tăcerii. La aceştia, istoria, viaţa, tot ce vrei se află dincolo de ele.”
    Augustin Buzura, Feţele tăcerii

  • #24
    Augustin Buzura
    “Nu puţine întâmplări te întorc pe dos, te obligă să te învârţi în jurul tău. Alergi încercând să prinzi ceva, o bucăţică de certitudine; mai există zile în care vezi lumea până-n adâncurile ei, şi tocmai asta te derutează, te lasă descoperit, nu poţi, orice ai face, să dai de un capăt, să ai ceva sigur. Atunci te revolţi pe propriile-ţi simţuri, te doare că eşti o fiinţă măruntă, neputincioasă, îţi doreşti să fii copac, piatră, apă, nisip, orice, dacă forţa nu-ţi este dată, iar raţiunea şi inteligenţa nu folosesc cine ştie cât sau nu le pot adapta... Până la urmă îţi cauţi un mijloc pentru a uita, a amâna!”
    Augustin Buzura, Feţele tăcerii

  • #25
    Augustin Buzura
    “Până una-alta, noi, cu "România europeană”, ei, cu banii.
    (p. 76)”
    Augustin Buzura, Nici vii, nici morţi

  • #26
    Gheorghe Crăciun
    “Ea nu stia că sufletul e un fel de cavernă ce se deschide instantaneu în plamân sau în inimă, în creier sau în talpa piciorului tău care o fractiune de secundă a avut fericirea să-si reamintească exact iarba înrourată a unui câmp din copilărie."
    (Gheorghe Crăciun - Femei albastre)”
    Gheorghe Crăciun

  • #27
    Gheorghe Crăciun
    “Apoi, într-o zi, când ea crescuse mai mare şi cuvântul acela urât din înjurăturile băieţilor n-o mai speria ca altădată de câte ori îl vedea scris pe vreun gard, Leontina a descoperit că şi tăietura ascunsă între picioare era o cale prin care se putea intra în trupul ei până în miezul fiinţei. Ce era acolo, în acest miez, sau mai precis cine era acolo, ce animal preistoric, ce creatură oarbă şi nesătulă, cu bot umed de cârtiţă şi gâtlej de rechin? Va încerca toată viaţa să-şi răspundă la întrebarea asta şi nu va reuşi.”
    Gheorghe Crăciun, Pupa russa

  • #28
    Gheorghe Crăciun
    “Voia mai mult, altceva, o beţie adevărată, o prăpastie adevărată, nu un simplu orgasm. Ea nu voia expediente, plăceri scurte şi ieftine, ea voia totul. Totul.”
    Gheorghe Crăciun, Pupa russa

  • #29
    Gheorghe Crăciun
    “Mi se pare normal ca un scriitor să încerce să fie un om total, în sensul că nimic din ceea ce-l înconjoară să nu-i rămînă indiferent.
    (p.11)”
    Gheorghe Crăciun, Scriitorul și Puterea sau despre puterea scriitorului

  • #30
    Anton Holban
    “Oamenii sunt făcuţi din pământ netrecut prin sită, au fost lucraţi în grabă.”
    Anton Holban, O moarte care nu dovedește nimic



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